Quel beau spectacle que cette formidable séance d’inauguration du FEIOI au Palais du Peuple !? Que de promesses d’avenir pour nos îles et nos peuples car la perspective doit être l’union de nos îles pour assurer la paix et le bien être dans notre Région. Mais cela est-il possible lorsque l’on examine la politique française. Puissance de la Région, en particulier pour sa présence à la Réunion, la France a la parole facile quand il s’agit de proclamations universalistes mais dans les faits, elle crée d’immenses problèmes qui font obstacle à la coopération régionale. Il y a le visa d’entrée à la Réunion, un vrai parcours du combattant pour les simples ressortissants des quatre autres pays de la Commission de l’Océan Indien. Mais il y a surtout la question de l’Ile comorienne de Mayotte. Le Gouvernement français reconnaît du bout des lèvres des erreurs du passé mais ne veut pas les assumer. Ce serait du passé ! Quand cela l’arrange, il n’y a pas de continuité de l’Etat français, il n’y a pas de respect des règles internationales, il n’y a pas d’application des résolutions de l’ONU. Comment penser coopération, harmonie, paix dans notre Région quand la France s’approprie par la force, une partie du territoire comorien ! La consultation française à Mayotte programmée début 2009 va saper tous les efforts, efforts salutaires et gigantesques déployés par nombre de bonnes volontés de la Région, efforts en passe de porter leurs fruits. Le FEIOI, la COI et toutes les Organisations de la Région ne peuvent pas faire l’impasse sur cette question. La départementalisation de Mayotte par la France changera nécessairement la donne. Il faut donc faire pression sur la France et lui exiger de conformer ses actes et à ses paroles. (22/10/2008)
Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...
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