Accéder au contenu principal

Moroni de nouveau dans les ordures : le règne de l’irresponsabilité

Il y eut Séléa et on a cru avoir réglé le problème des ordures. Mais finalement le site n’a pas été entretenu et il devint un dépotoir d’ordures. Lorsque la situation devint intenable, l’Etat trouva une solution palliative : l’ancienne aérogare Moroni-Ikoni. Nouveau cycle, quand la situation devint intenable, l’Etat opta pour une nouvelle solution palliative : stocker les déchets dans des containers. Nouveau cycle : quand la situation devint intenable, l’Etat « trouva » une solution Itsundzu. Des engagements furent contractés, le site serait aménagé et deviendrait un véritable centre de traitement des ordures. Mais finalement Itsundzu est devenu un dépotoir et la situation est devenue intenable. Et nouveau cycle. Sauf qu’il sera de plus en plus difficile de trouver des solutions palliatives.

Les hauts dirigeants du pays donnent le sentiment de ne jamais chercher des solutions aux problèmes quotidiens de la population. Ils optent pour des solutions palliatives lorsque la pression sur eux est forte. C’est le cas des ordures, de l’énergie, de l’eau, etc. Nous avons régulièrement du courant électrique durant les mois de ramadan et nous retombons dans les délestages les autres mois.

Et que dire de l’attitude des hauts dirigeants du pays face à l’éducation et à la santé.

Depuis l’indépendance, le pays est peu à peu tombé dans le règne de l’irresponsabilité, les hautes fonctions sont occupées par des prédateurs sans foi ni lois obnubilés par le pouvoir et l’argent.

Ainsi vogue notre pays. Mais quand les limites seront atteintes, gare aux sangsues. Pourvu qu’alors le pays ouvre une nouvelle page et ne voit pas son « printemps » encore une fois dévoyée par l’ami qui nous veut tant de bien.

Une opportunité pour éviter le pire, semble se présenter au pays : élire en 2016, un patriote maorais comme Youssouf Moussa à la présidence du pays.
Idriss (08/01/2014)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...