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Mayotte / Crimée : même combat mais deux poids, deux mesures

Voilà une région la Crimée d’un pays l’Ukraine dont la population demande le rattachement à un autre pays. Et cela suscite le tollé de l’Occident. Le Parlement a voté, un référendum est prévu. Mais cela n’y fait rien. Les Etats Unis et l’Union Européenne brandissent des sanctions contre la Russie, l’Etat bénéficiaire de la sécession et qui manifestement, opère en sous-main via ses affidés.

Les autorités françaises se distinguent dans leur défense de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Son ministre des affaires étrangères, dans le Monde du 06/03/2014 indiquait « en droit international, on ne peut pas faire un référendum pour modifier des frontières. ». Pourquoi les « consultations » françaises à Mayotte sont brandies par l’Etat français pour légitimer la balkanisation des Comores ?

Pourquoi un traitement si différent entre Mayotte, ile comorienne et la Crimée, région autonome ukrainienne ?

Est-ce parce que la Crimée possède des frontières communes avec la Russie alors que les Comores sont à 10 000 kms de la France ?

Est-ce parce que la Russie n’est pas une aussi grande puissance que la France ?

Est-ce parce que la Russie n’appartient pas à l’Occident ?

Est-ce parce que l’Occident impose ses intérêts égoïstes comme « loi internationale » comme on le constate dans de nombreux dossiers, en premier lieu la question de l’île comorienne de Mayotte et les relations Israël / Palestine ?

Est-ce parce que les Comores sont un petit pays d’une Afrique qui compte pour du beurre dans les relations internationales ?

Un fait ressort en tout cas. L’Ukraine défend son intégrité territoriale alors que l’Etat comorien, sous la direction de Comoriens du genre Boléro et consorts, a complètement capitulé. Nous sommes certains à avoir eu honte du séminaire sur la défense comorienne : de quelle sécurité nationale peut-on parler lorsque la source première des morts et disparitions de Comoriens, le visa Balladur, n’est même pas évoqué. Les étrangers ont du se moquer de nous, en sourdine bien sûr, pour ne pas choquer leur hôte.
Idriss (07/03/2014)

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