Accéder au contenu principal

Communiqué du parlement comorien sur l'île comorienne de Mayotte

A l'occasion de la célébration du 40ème anniversaire de l'adhésion des Comores à l'ONU et dans le cadre de la JOURNEE NATIONALE MAORE (le 12 novembre) le Parlement comorien a publié une déclaration que nous publions dans son intégralité

Il y a 40 ans jour pour jour, les Comores ont été admises à l'Organisation des Nations Unies, comme membre à part entière composé des quatre îles de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande Comore. Afin de contrecarrer la volonté affichée de l'Etat français d'annexer l'île de Mayotte, l'Assemblée Générale des Nations Unies a pris la résolution 31/4 du 21 Octobre 1976 condamnant l'organisation de référendums, par la France, dans cette île. Cette résolution stipule qu'« une telle attitude de la France constitue une violation des principes des résolutions pertinentes de l'organisation des Nations Unies, en particulier de la résolution 1514 (XV) de l'Assemblée en date du 14 Décembre 1960 relative à l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux qui garantit l'Unité Nationale et l'Intégrité Territoriale de ces Pays ».

Quarante ans après, la France continue d'occuper cette partie du territoire comorien et a posé des nouveaux actes en violation du droit international :

- Instauration d'un visa d'entrée à Mayotte pour les ressortissants des trois autres îles des Comores ;

- Transformation du statut de l'île comorienne de Mayotte en département français;

- Transformation du statut de l'île en région ultrapériphérique européenne ; En dépit des efforts de la partie comorienne pour une résolution de ce différend par le dialogue, la France continue de vouloir imposer le fait accompli comme l'ont montré les déclarations des plus hautes autorités françaises, en marge du dernier sommet de la COI qui s'est tenu à Moroni, sur un prétendu caractère irréversible du statut de Mayotte et le défilé de délégation Mahoraise derrière le drapeau français en violation de la charte des jeux lors de la dernière édition des jeux de l'Océan Indien.

En conséquence, les Députés de l'Union des Comores réunis en séance plénière du 11 novembre 2015, au palais de Hamramba :

- Réaffirment que l'Union des Comores est une entité une et indivisible composée des îles de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande Comore,

-Demandent à nouveau l'abrogation immédiate du visa « Balladur » et l'arrêt des déplacements forcés de population par des mesures d'expulsion des comoriens de l'île comorienne de Mayotte ainsi que les violations de la dignité humaine,

- Demandent au Gouvernement comorien d'intensifier ses efforts pour réinscrire la question de Mayotte à l'Ordre du jour de l'Assemblée Générale des Nations Unies,- Demandent à tous les candidats aux futures élections présidentielles de s'engager solennellement à poursuivre cette action diplomatique,

- Demandent aux pays amis et aux organisations internationales notamment, l'Organisation des Nations Unies, l'Union Africaine et la Ligue des Etats arabes de continuer à apporter leur appui aux Comores dans leur juste revendication en vue de recouvrer leur intégrité territoriale,

- Décident de rester saisi de cette question et demandent au Gouvernement de tenir la Représentation Nationale informée de toute évolution.Adopté à l'unanimité des députés à la session plénière du 11 novembre 2015

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...