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OUAGA FRAPPE : « JE SUIS OUAGA »

Le terrorisme a encore frappé le weekend dernier. Mais dans un petit pays lointain. Qui connaît Ouaga en Occident ? Alors le traitement du massacre illustre, s’il le fallait encore, le système international « des deux poids deux mesures ». Que des occidentaux aient été touchés dans la capitale du Burkina, oui mais ces assassinats n’ont pas le même poids que s’ils étaient commis dans une des « vraies » capitales du Monde comme Paris, Londres, Madrid, Washington, etc. Les grands médias évoquent le crime mais on est loin du compte. Le pire est de constater que même dans nos pays dits du Tiers Monde, même dans le continent dit noir, peu de voix se sont élevés pour dénoncer ce énième massacre des barbares sanguinaires qui ensanglantent le Monde. Aux Comores, personne n’a évoqué la possibilité de manifester notre solidarité avec le Burkina Faso, la représentation africaine ou une ambassade d’un pays africain de la place, n’a ouvert de registre ! Rappelons-nous les files devant l’ambassade de France et les « je suis Charlie » !

L’hypocrisie atteint son comble quand les grands pays occidentaux tergiversent sur la force de sécurité africaine devant couvrir les 5 pays africains les plus exposés. Personne ne veut mettre la main à la poche. Quand il s’agit d’envahir un pays pour défendre ses intérêts, les pays forts trouvent des subterfuges « humanitaires », « démocratiques », formulent des principes taillés sur mesure comme le « droit d’ingérence », bref trouvent les moyens pour perpétrer leurs forfaits. Comment oublier l’invasion de l’Irak par les USA, comment oublier leur montage frauduleux, vidéo à l’appui, sur des arsenaux d’armes chimiques du dictateur Saddam ? Qui a réagi quand le Monde découvrit le pot aux roses.

Et de l’inquiétude surgie quand les grands parlent du Venezuela, de l’Iran et de tous les pays plus ou moins jaloux de leur souveraineté.

S’agissant des destinées des pays africains, on a du mal à comprendre ! L’Afrique est incontestablement le Continent le mieux pourvu au monde en richesses naturelles. Comment comprendre et accepter notre pauvreté, notre impuissance à accéder à une véritable souveraineté ? Comment comprendre ces dirigeants africains, soumis à des intérêts étrangers. Des dirigeants serviles qui sont convaincus que point de salut sans les puissances étrangères, celles-là même qui s’enrichissent sur notre dos, nous maintiennent dans la tête dans l'eau à coup "d’aide" !

Idriss (15/08/2017)

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