Accéder au contenu principal

Marcel Séjour, un ennemi cynique de la nation comorienne

Marcel Séjour s‘est installé à Maore depuis plus d’une dizaine d’années. Un artiste ouvert qui s’était fait des amis chez les Comoriens de toutes les îles. Il paraissait comprendre les liens de parenté entre Mayotte et les autres îles de l’Archipel. Mais ce n’était qu’une apparence.

Lorsque des syndicalistes maorais dénoncent les pratiques racistes et que des Comoriens étendent cette dénonciation au colonialisme français, Marcel Séjour sort de sa tanière. Il ressort l’argument éculé de la culture pour justifier les deux toilettes : « Ceux qui ont l'habitude du papier n'aiment pas trouver un siège mouillé ou un sol inondé, et le font savoir. Il ne s'agit donc pas de racisme ici, mais de différence culturelle; ça nous change un peu » et il s’attaque aux aigris qui se saisissent de tout et n’importe quoi pour combattre l’annexion de Maore par la France.

Lorsqu’on lui rappelle tout ce que la culture a couvert dans la domination blanche sur les autres races en premier lieu les Noirs, Monsieur Marcel Séjour sort ses crocs : « à la colonisation comorienne les Mahorais, pas si bêtes, préfèrent encore la "colonisation" française »

La bête se découvre. Colonialisme comorienne opposé au colonialisme français ! Un colonialisme français entre guillemet pour suggérer l’absurdité d’une telle considération ? Et bien évidement les intelligents Maorais (toujours le paternalisme d’antan) choisissent le français contre les aigris comoriens. Pour les Maorais il n’y aurait qu’un choix binaire : le colonialisme comorien ou le colonialisme « français » ! C’est inimaginable. Les gens d’en face ne craignent rien. Ils avancent leurs grossièretés sans sourciller comme s’il s’agissait de vérité première. En la matière Marcel Séjour a dépassé le mur du son.

Marcel Séjour est un cas typique de ces faux « amis » qui se parent des habits de l’ouverture, de la mesure, du pragmatisme pour mieux distiller leur venin colonialiste. On comprend qu’il veuille à tout prix préserver son statut de privilégié dans sa colonie. Que serait-il devenu dans son pays ? Il le sait mieux que quiconque et il en a une peur bleue.

Il ne faudrait pas qu’un tel individu nous fasse oublier tout l’apport des français anti colonialistes, de ceux qui pratiquement mènent un combat plus conséquent que nous pour que leur pays respectent la souveraineté comorienne sur Maore, car eux savent qu’un gouvernement qui opprime un autre pays, opprime inévitablement son propre peuple.

Idriss (21/01/2021)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...