jeudi 28 janvier 2010

Le pays s'appauvrit

La Banque Centrale des Comores vient de publier son rapport annuel 2008.

Les chiffres sont parlants, sans discussions possibles. La lutte contre la pauvreté qui nous est chantée sur tous les tons est un leurre ! Tous les indicateurs sont au rouge.
La croissance du Produit Intérieur Brut dégringole et la récession est à nos portes : 2,8 en 2005; 2,4 en 2006; 0,8 en 2007 et 0,2 en 2008. La Zone Franc affiche 4% (page 16). Pendant ce temps, le taux d'inflation croît : 3,2 en 2005; 3,4 en 2006; 4,5 en 2007 et 4,8 en 2008.
Quant aux échanges avec l'extérieur, c'est une véritable catastrophe nationale. Le rapprochement Importation/Exportation est affolant. Page 33 du rapport, les chiffres sont en millions de KMF. En 2006 : 45 249/4 089. En 2007 : 49 716/4 912. En 2008 : 60 323 (+21%)/2 190 (-55%). Cela est-il supportable ? Le pays peut-il continuer sur une telle voie et jusqu'à quand ?
S'agissant du maigre budget de l'Etat, le déficit moyen est de 12%, ce qui est intolérable : -4 065 en 2006, -5 383 en 2007 et -4 318 en 2008 (page 42). Et pourtant les recettes ont augmenté 29 533 en 2006, 32 578 en 2007 et 41 965 en 2008. Les dépenses de personnel sont excessives 22 165 en 2006,
23 896 en 2007 et 26 490 en 2008. Deux questions surgissent. Premièrement comment comprendre qu'avec des telles sommes dépensées, les fonctionnaires se plaignent de ne pas recevoir leurs salaires? S'agit-il simplement d'écritures comptables ? Deuxièmement, la croissance de la masse salariale (plus de 4 milliards en trois ans !!) révèle une irresponsabilité criante de ceux qui dirigent ce pays.
On peut regretter qu'il n'y ait pas de chiffres systématiques sur la dette (y en a-t-il ?) du pays pour compléter le tableau. En tout cas, le rapport de la Banque Centrale, quoi que l'on puisse penser sur la qualité des données fournies, constitue une mine pour tous ceux qui s'intéressent au devenir des Comores.
Malheureusement, la plupart de nos politiques ne s'occupent que de politicien, de lutte partisane pour le pouvoir et très, très peu de la situation économique du pays et encore moins des conditions d'existence des larges masses. On comprend pourquoi le rapport annuel de la BCC ne constitue pas encore un vrai événement comme il se devrait.
Idriss 28/01/10

dimanche 17 janvier 2010

SARKOZY A MAYOTTE !

Une "insulte à la mémoire des milliers de Comoriens" (Alwatwan) morts en voulant se rendre à Mayotte. D'autant que le Président français annoncera une série de mesures contre ce qu'il appelle "l'immigration clandestine". Un défi arrogant et insolent envers notre peuple et l'ONU. Puisque le Président français continuera plus que jamais à considérer Maore comme française et n'hésitera certainement pas à parler de coopération décentralisée entre Mayotte et ses îles sœurs. Un mépris envers la population de Maore car le Président français ne passera dans l'île comorienne que quatre petites heures au pas de charge.
En tout cas un échec cuisant à la diplomatie française. Que n'a-t-on pas fait pour que Sarkozy vienne triompher à Moroni. Tout sauf ça. Au contraire on attend ou on espère que la diplomatie comorienne publiera une déclaration pour protester contre cette visite inamicale, anti-comorienne.
En tout cas, un grand merci au Président Sambi qui a évité à notre peuple, la sublime humiliation.
Et enfin tous nos vœux au Président Sambi qui a appelé le Parlement et tous les politiques à s'unir pour faire abolir cette monstruosité, le visa Balladur, cause de la mort de milliers de Comoriens.
Et pour finir un vœu : puisse des avocats patriotes comoriens porter devant la Cour Pénale Internationale ce crime contre l'Humanité que commet la France aux Comores depuis 1995.
Idriss 18/01/2010

mardi 12 janvier 2010

Quelle commune pour le pays

Question récurrente depuis quelques années déjà. Ces derniers temps, Le débat s'est animé et c'est là une excellente chose. Espérons que les Assemblées, nationale comme insulaires, s'en saisiront pour impulser encore plus les échanges avant d'aboutir à une conclusion sous forme de textes réglementaires.
A mon avis, il faut d'abord viser le danger principal qui réside dans cette tendance lourde à singer la France en matière administrative. L'Occident cherche à modeler le monde à son image et les moyens mis en œuvre (médias à échelle planétaire, multiples organisations internationales instrumentalisées, etc.) sont colossaux et s'imposent même aux esprits les plus aguerris. C'est ainsi que je comprends ceux qui veulent des communes avec un minimum de personnes pour en assurer la viabilité. Mais il s'agit alors d'une structure regroupant plusieurs entités, les villages qui eux aussi doivent disposer d'une administration propre, et partant cette idée communale, une unité administrative de base disparaît et la structure administrative générale du pays se complexifie avec l'émergence d'une nouvelle strate. Au total la question n'aura pas été résolue mais sera rendue encore plus difficile à résoudre.
A mon avis, il faut partir des fondamentaux. Primo le pays doit disposer de structure administrative à tous les niveaux, village, région, île, pays. Secundo le pays dispose d'une expérience propre, d'une culture propre, millénaire selon les dernières recherches des historiens comoriens et tanzaniens. Tertio le pays doit faire face à des contraintes lourdes en matière de ressources humaines et financières. Tout en tirant parti de l'expérience des autres pays, y compris occidentaux, il faut nous baser sur notre propre réalité pour accroître nos chances de décisions opérationnelles pertinentes.
Je me demande même si nos experts ne devraient pas inventer des désignations singulières, en comorien s'il vous plait, (pas en français ni en arabe), définir leurs attributions, leurs ressources et leurs liaisons - interactions. Il y a un monde à inventer pour éviter les écueils d'un passé colonial et d'un présent oppressif.
Idriss (12/01/2010)

mardi 5 janvier 2010

Interview accordée à ALBALAD le 02 janvier 2010

Quels sont les éléments de bilan que vous tirez par rapport à l’année écoulée ?

Je crois qu’il y a deux questions qui peuvent permettre de se forger une opinion objective de la situation. D'abord, la question de l’île comorienne de Mayotte. On doit réellement saluer les efforts déployés par le président et son gouvernement et les pas accomplis.
La deuxième question concerne la vie quotidienne de la population. On constate que les conditions de vie de larges masses se dégradent au fil des jours. On nous parle d’investissements, de facilités avec les organisations financières internationales, des dettes supprimées, de financements obtenus mais cela ne se traduit en rien dans la vie de tous les jours. Au contraire, même les salaires des fonctionnaires ne sont pas payés depuis plusieurs mois. La situation est vraiment difficile.

Et que pouvez-vous dire des événements politiques ?

On peut noter que le déroulement des dernières législatives soulève de nombreuses interrogations. Comment un candidat ou ses supporters peuvent disposer de fonds qui leur permettent de goudronner des routes, électrifier des quartiers, alimenter en eau des quartiers par des bornes fontaines. D’où vient l’argent ? Est-ce que l’Etat permet à qui veut d'aménager le territoire comme il veut ? A mon avis, il serait salutaire qu'une Commission indépendante se penche sur ce que l'on peut considérer comme un scandale, d'autant que des hauts fonctionnaires occupant des postes sensibles sont en cause. Il faut prévenir et ne pas laisser cette dérive se perpétuer

L’année 2009 a vu deux référendums (Mayotte, Constitution). Quelles réflexions vous inspirent ces deux événements ?

A Mayotte, il n’y a pas eu de referendum mais une consultation. Pour moi, il est nul et non avenu conformément aux résolutions pertinentes de l’Onu. C’est la loi du plus fort qui s’applique à Mayotte. C’est l’attitude arrogante de la France envers les Comores. Quant au référendum sur la constitution, il me semble que cela n’a pas été une bonne initiative. La constitution de 2001 doit être abandonnée après le tour de Mohéli. J’espère que le referendum n’a pas ouvert une période sombre pour notre pays.

Selon des experts comoriens, notre pays les Comores a enregistré une croissance annuelle de 2 % durant la période 2001-2010. Quelle est votre réaction ?

Déjà 2% de croissance, c’est un élément qui montre que loin de se développer, notre pays est en train de sombrer. Si on met le chiffre en rapport avec le taux de croissance de la population, on mesurera mieux le processus d’appauvrissement du pays. Il faut se rendre compte que dans notre région, des pays comme la Tanzanie dépassent les 6%. Certains pourraient mettre en doute les 2% mais moi je ne le fais pas même si je me demande si les données sur lesquelles ces experts se sont basés sont fiables. De part mon métier, j’ai été amené à constater que notre pays ne dispose pas de données complètes et fiables dans aucun domaine.

La proposition du président Sambi (un pays deux administrations) ne semble pas avoir été suivie par la France. Que faire alors pour avancer ?

L’inscription de la question de Mayotte à l’ordre du jour de l’AG de l’Onu est une grande victoire du président Sambi. La proposition me semble avoir joué son rôle puisque le monde a vu que notre pays est raisonnable, propose une solution réaliste et pragmatique. Maintenant les Français persistent dans leur obstination qui les isolera et montrera la fausseté des grandes proclamations universalistes de la France. Il appartient à la diplomatie comorienne d’élargir le soutien que notre pays a obtenu et de faire en sorte que la 64ème Assemblée générale de l’Onu adopte une résolution pertinente sur la question et de contraindre les français à renoncer à leur GTHN et à s’inscrire dans une véritable négociation.

Qu’est ce que vous attendez de ce nouveau parlement ?

Il faut espérer que les députés sauront être à la hauteur des espérances du pays, que le politicien ne va pas l’emporter et mener le pays dans des gouffres innommables. J’espère que la majorité ne dérivera pas vers une dictature de la majorité mais comprendra que même si on ne remet pas en cause les élections, elles n’en sont moins pas entachées, que la majorité comprendra qu’il y a des principes à respecter, qu’il est des choix qui dépassent le simple choix partisan, le suivisme ou la dynamique de groupe.


Quelles sont plus généralement vos craintes et espérances pour 2010 ?

La tournante. On s’aperçoit que le pouvoir tient absolument à prolonger le mandat du président Sambi. Cela manifestement risque de plonger le pays dans le chaos.

Est-ce que le pouvoir pense qu’il peut miser sur la force sans l’adhésion de la population ?
Est-ce qu’on ne sous-estime pas les frustrations de la population de Mohéli. Est-ce qu’on ne va pas renouer avec l’instabilité et les troubles.

Je pense que cette question mérite beaucoup de circonspection de la part de tous les acteurs.
J’espère des éclaircis sur le plan économique et social en 2010, que les investissements qu’on nous promet, que l’argent injecté dans le pays puissent se traduire par une amélioration de la vie quotidienne de simples gens.

Je lance un appel aux démocrates comoriens et à la nouvelle génération des dirigeants. Si chacun reste dans son coin, s'ils continuent comme nous les vieux à crier la caravane passera sans problème et notre pays verra ses horizons se boucher de plus en plus.

Il reste que j’ai bon espoir car le sentiment de révolte grandit dans le pays. "Optimisme du coeur et pessimisme de la raison" est un principe qui devrait guider ceux qui veulent servir réellement le peuple. Bonne année à tous !

Propos recueilli par A.S.Kemba

vendredi 25 décembre 2009

"VEZA DUDJA GAVO MWAMBA"

La Cour Constitutionnelle a rendu son verdict, tous les recours rejetés, clôturant ainsi les législatives dans un style détestable devenu typique.
En premier lieu un bilan s'impose, tellement "RIONO TRONGO KARA PARO ZONA". On comprend que le "pacifisme comorien" amène les observateurs étrangers à considérer que les élections se sont grosso modo déroulées dans des conditions acceptables. Mais pour les nationaux, il n'en est rien ! Qu'il n'y ait aucun opposant au régime élu à Ndzuani frise le ridicule. D'autant que la victoire de Mohamed Djanfar dans son fief (la région de SIMA) était annoncée par tous les pronostiqueurs. A Ngazidja un seul rescapé Mzimba, il semble avoir bénéficié de conditions particulières à sa circonscription. Tous les autres, même dans des bastions de la Convergence pour 2010 comme Hambou et Mitsamihuli, balayés par le rouleau compresseur de la mouvance. Un ensemble patent d'indices tangibles qui témoignent de l'ampleur des achats des voix et des fraudes. Dans nombre de circonscription, les représentants des candidats ne se réclamant pas de Sambi ont été retournés ou n'ont pas pu assister aux dépouillements des voix. Mais au dessus de tout, ces législatives porteront la marque de l'arrogance de Kiki. Surgi d'on ne sait où, le jeune DG des Douanes s'est imposé, y compris face à la mouvance officielle, parvenant même à déraciner le baobab dans la capitale. Il a dépensé au vu et au su de tout le monde toute une fortune dont personne ne connaît l'origine. Et sublime défi, Kiki demanderait à être audité, il dénonce la corruption et l'achat des consciences. La moralisation de la vie politique du pays exige qu'une commission d'enquête officielle indépendante soit saisie de cette affaire pour lever le "mystère". D'où est venu l'argent qui a permis à des candidats ou leur support, de goudronner des routes, d'électrifier des quartiers, etc. Il est devenu ordinaire dans le monde démocratique que des enquêtes soient diligentées sur le financement de campagnes électorales.
En deuxième lieu, le pays échappera-t-il aux sombres perspectives qui se dessinent ou qui lui ont été tracées par des forces occultes qui se sucrent pendant que le commun des Comoriens brûle dans des enfers innommables ? La répression disproportionnée qu'a subie SIMA révolté par les résultats validés par la Cour Constitutionnelle, inaugure-t-elle un après législatif désastreux pour le pays ? Les pratiques outrancières observées durant ces législatives ont choquées à telle enseigne que des chauds partisans de Sambi comme Fahami, SMS, etc. crient au scandale et appellent au réveil de la démocratie.
Quoi qu'il en soit, les politiques comoriens sont interpellés. Jusqu'à quand le pays sera-t-il laissé en pâture aux aventuriers de tout bord ? Que les éléments d'une révolution démocratique s'accumulent, voilà une tendance qui devrait être prise en compte. Les nouveaux dirigeants du pays seront-ils à la hauteur ? Les partisans d'une démocratie respectueux d'un minimum de principes, parviendront-ils à surmonter leur "ego" et à s'unir dans un vaste rassemblement susceptible de barrer la route à ces dirigeants d'un nouveau genre qui semblent "tomber du ciel" ? Continuer ces querelles de chapelles ou poursuivre la navigation à vue conduit droit au mur.
Idriss (25/12/2009)

dimanche 20 décembre 2009

COPENHAGUE : REFLET CONCENTRE DU MONDE

Après l'illusion, le réveil ! Les défenseurs de la Terre stigmatise l'échec de Copenhague, dénonce les égoïsmes nationaux. Pour leur part les Gouvernements des grands pays, comme à leur habitude usent de sophismes pour masquer l'échec et aiguillonnent vers d'autres sommets : Mexico 2010 à ce qu'il paraît, où, juré promis, des mesures contraignantes seront adoptées, etc. etc.
Les grandes proclamations universalistes sur le "réchauffement climatique" conduisant à une conscience aigue de l'unicité de la Terre, de la communauté de destin des hommes et femmes qui peuplent la Terre ont fait illusion. Vite balayées au moment des décisions. Au moment de vérité, chacun cherche à tirer les marrons du feu pour lui et son pays.
On s'aperçoit que l'Occident pollueur s'affole face à la part grandissante des grands pays émergents, (Chine, Inde, Brésil, etc.) à la dégradation de notre univers. Quand plus de deux milliards de personnes s'apprêtent à consommer comme un occidental de base, l'horizon se bouche. Malheureusement une conscience étriquée de cette tendance lourde et périlleuse ne conduit pas à la nécessité de changer les bases de la société. Non, on cherche plutôt à faire porter par l'autre le poids du fardeau et à retarder les échéances fatidiques. Et comme l'autre singe l'occident, considère le "niveau de vie" de ce dernier comme le summum de la réussite, la dynamique devient infernal. Et l'Afrique dans tout cela : négligeable malgré la perspective de compter sous peu un milliards de personnes ou plutôt un "leitmotiv" facile dans la bouche de Sarkozy.
La "messe" de Copenhague a permis à des futés de se faire plein de pognons. Comme ces multiples séminaires dont les Comores sont si friands. La "messe" promise à Mexico fera certainement des heureux car qui peut encore y croire ?
La mondialisation libérale mène le monde à la catastrophe.
Idriss 21/12/2009)

jeudi 17 décembre 2009

Réponse à Oraison

Réaction du Comité Maore aux articles parus dans Albalad 149 et 150 signé par le professeur Oraison

Comme à son habitude, M Oraison s’exprime sur la question de l’île comorienne de Mayotte en arborant son statut de « professeur de droit des universités » maîtrisant parfaitement son sujet et donnant la leçon. On était donc en droit d’en attendre une analyse non partisane, qu’il dépasse sa francité. Malheureusement il n’en est rien !
M Oraison masque les vraies questions de droit que pose le maintien de Mayotte sous administration française, à savoir l’application de la loi du plus fort dans les relations internationales. Un pays fort, la France annexe une partie du territoire d’un pays faible, les Comores. Une puissance mondiale, la France, peut considérer l’ONU comme un « machin » et bafouer les résolutions qui ne lui plaisent pas, tout en restant membre du Conseil de Sécurité, le garant du respect de la Charte de l’ONU.
M Oraison nous explique en long et en large les dispositions de la Constitution française qui rendent la proposition magistrale du Président Sambi, « un état deux administrations » irrecevable par la France. Mais en aucun moment il ne s’exprime sur les rapports entre la Charte de l’ONU et la Constitution d’un pays. Qu’est ce qui prime entre l’affirmation française que Mayotte est française et celle des résolutions de l’ONU qui affirme que Mayotte est comorienne ? Apparemment c’est la position française qui l’emporte pour lui. Il se réfère au dernier référendum de mars 2009 et il omet la condamnation universelle de ce référendum et zappe l’inscription de la question de l’île comorienne de Mayotte à l’ordre du jour définitif de la 64ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU
Autre constante des thèses françaises « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » comme paravent à l’annexion de Mayotte. M Oraison y revient tout naturellement. Et il ne craint pas de se référer à la « Charte de San Francisco du 26 juin 1945 dans le cadre des Nations Unies » pour prêcher l’obligation de consulter les maorais avant la cession de leur île. Eh oui, quand cela arrange les français, il faut appliquer les principes et règles de l’ONU !? Malheureusement notre professeur ne pose même pas la question du peuple maorais et du peuple comorien : un peuple ou plusieurs ? Il nous parle de cousins, donc d’un même peuple, consulté en 1975 et qui s’était exprimé à plus de 96%.
Parfois, M Oraison semble perdre le fil, la vérité s’impose à lui « le retour de Mayotte à l’Union des Comores sans l’accord préalable des mahorais ne serait que la sanction logique de la violation grossière par la France en 1975 du droit international public coutumier de la décolonisation… » Soyez conséquent professeur. Les dispositions de la Constitution française, bâties à partir de cette violation, en premier lieu l’inscription de Mayotte dans la Constitution française ne peuvent rien légitimer. A moins que l’on reconnaisse au voleur le droit d’inscrire dans son patrimoine inviolable les fruits de ses larcins !? C’est là où le bas blesse : même chez certains professeurs et intellectuels, la loi du plus fort ou des intérêts inavoués, induisent des attitudes illogiques qui défient l’intelligence humaine
« La cause est-elle alors définitivement perdue pour les Comores ? Rien n’est moins sûr » Mieux encore M Oraison, nous affirmons que l’Histoire nous conforte de jour en jour, c’est notre pays qui l’emportera finalement.
Nous retiendrons enfin de M Oraison ses salutations à la « proposition innovante» du Président comorien. Quant à sa proposition de Confédération, aucune piste ne peut être écartée. D’autant qu’elle peut bien s’inscrire dans la voie tracée par Sambi, une transition durant laquelle, l’île de Mayotte est CONJOINTEMENT ADMINISTRE par les deux pays. A moins que la France soit capable d’imaginer une confédération avec des visas entre les fédérés !?
M Oraison, comment les intellectuels français peuvent-ils accepter passivement le « mur de Berlin » que leur pays a érigé aux Comores et qui est à la source de la disparition en mer de près de 1% (7 000) des Comoriens !? Pourquoi ne vous insurger pas contre le criminel Visa Balladur ?
Le Comité Maore (17/12/2009)