La campagne a démarré, timidement mais le processus est lancé. La « Communauté internationale » qui semblait traîner les pieds » se serait rangé aux désirs de Sambi et certains pays ont commencé à mettre la main à la poche. En tout cas, le budget est loin d’être bouclé. Il manquerait plus de 130 millions.
On est en droit alors de se demander si le pays pourra financer les présidentielles de 2010 après des législatives qui auront coûté plus d’un milliard ?
On est en droit de se demander si les législatives ne sont pas l’arbre destiné à cacher la forêt présidentielle ? Sambi et les siens n’ont-ils pas déjà décidé que les présidentielles n’auront pas lieu en 2010 ?
On est en droit de se demander si tout le tapage sur la multiplicité des élections dans ce petit pays pauvre de surcroît, n’était pas une pure duperie sinon pourquoi ne pas organiser des élections générales en mars 2010 : Président, Gouverneurs, Députés et Conseillers en un coup ?
Comme son homologue nigérien, Sambi a modifié la Constitution et organise des législatives avec pour seul objectif son maintien au pouvoir ad vitam. Mais lui a réussi, jusqu’ici tout au moins, à échapper à la désapprobation universelle. La différence c’est que Sambi est plus malin, sa magie verbale opère encore, alors que son opposition, au lourd passé, semble déboussolée, incapable de répondre du tac au tac aux manœuvres du pouvoir.
Comme pour conforter nos craintes, son puissant Directeur de Cabinet a lâché dans une interview : « le mandat de Sambi est de 5 ans » comme le stipulerait la nouvelle Constitution. En réalité l’harmonisation des élections à la sauce Sambi c’est le prolongement de son mandat au mieux jusqu’en 2013 (fin du mandat de Moussa Toyb, le « président-gouverneur » de Ndzuani) au pire jusqu’en 2011, une prolongation, qui on l’imagine aisément en appellera d’autres.
Le décor étant planté, les Comoriens ont le droit et le devoir d’interroger leurs vrais amis :
Vous financez les législatives, vous savez que l’Etat comorien est incapable de financer une seule élection, êtes vous prêt à remettre la main à la poche dans la perspective de la tournante de 2010 ? Sinon ne financer pas les législatives car alors vous commettez un crime sans nom contre notre pays.
Etes vous sûr que Sambi n’abusera pas, avec sa façon singulière, celle pratiquée lors de l’adoption de « la loi sur la citoyenneté économique » pour prolonger son mandat quitte à plonger le pays dans le trouble car personne ne sait ce que sera la réaction du pays si la tournante est bafouée ? Même si on craint un séparatisme mohélien et une répression sauvage, ce sera le pays tout entier qui sera en ébullition.
Les vrais amis du pays l’auront bien compris : il ne faut pas financer les élections, il faut miser sur des élections générales en mars 2010 ou au moins aux seules présidentielles.
Il reste à espérer que le pays prendra rapidement conscience du véritable enjeu de ces législatives : la prolongation du mandat de Sambi qui semble séduit par les systèmes politiques et administratifs d’un moyen orient arabe quasi moyenâgeux. Que Dieu nous protège !
Idriss 20/11/2009
vendredi 20 novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
PELERINAGE : SCANDALEUX
Ouf, il est sauvé. Même en catastrophe et malgré moult péripéties, quelques centaines de Comoriens satisferont cette année à ce pilier de l’Islam. On peut donc légitimement revenir sur la démarche des dirigeants du pays et dénoncer le scandale.
L’aveuglement de nombre des gouvernants du pays mène le pays droit vers le mur. C’est à se demander si ces gens là savent où résident leurs intérêts. Les questions sont précises et témoignent de la veulerie et de la cupidité qui animent ces prétendus responsables gouvernementaux :
Comment a-t-on pu accorder le droit au docteur égyptien de créer une école de médecine dans un village sans aucune structure hospitalière. La faculté de médecine de l’Université des Comores est confronté à tellement de difficultés et a du limiter ses ambitions. Pourquoi aucun professionnel comorien du domaine n’a dénoncé ce scandale et prévenu le pays et le peuple des dangers encourus
Comment a-t-on pu accorder à ce docteur égyptien de créer une agence de transport. N’importe quel étranger peut-il faire n’importe quoi dans ce pays sous couvert d’investisseur ? Notre pays est ouvert aux étrangers qui veulent venir s’installer et travailler sans aucune forme de discrimination; mais notre pays a un vécu de brigands internationaux qui nous ont porté un préjudice incalculable. Alors il faut appliquer la loi, rien que la loi. Est-ce le cas. La lumière doit être faite sur les appuis dont bénéficie cet égyptien.
Comment a-t-on pu accorder à ce nouveau venu le monopole du pèlerinage sans appel d’offre, sans tenir compte que des agences tenues par des nationaux font un bon travail dans cette sphère depuis des dizaines d’année ? Qui est le responsable de cette décision et quelles sont les raisons de son choix. Comment nos gouvernants comptent-ils développer nos entreprises, lutter contre la pauvreté ? Est-ce en accordant les marchés juteux à des étrangers inconnus dans le pays alors que des compétences nationales confirmées sont là et périclitent !
Le scandale est tel qu’on est en droit d’exiger que le Président de l’Union s’en explique publiquement devant le pays, c’est une exigence citoyenne. Des sanctions doivent être prises et communiquées au pays.
Des limites sont franchies dans la gouvernance de ce pays. Mais que ces gens qui ne respectent rien pourvu qu’ils s’enrichissent sur tout ce qui bouge, sachent que la passivité du peuple face aux criminels en « cols blanc » ne durera pas éternellement. Un jour viendra où chacun devra rendre des comptes et les biens mal acquis seront restitués bon gré malgré au pays.
Idriss 18/11/2009
L’aveuglement de nombre des gouvernants du pays mène le pays droit vers le mur. C’est à se demander si ces gens là savent où résident leurs intérêts. Les questions sont précises et témoignent de la veulerie et de la cupidité qui animent ces prétendus responsables gouvernementaux :
Comment a-t-on pu accorder le droit au docteur égyptien de créer une école de médecine dans un village sans aucune structure hospitalière. La faculté de médecine de l’Université des Comores est confronté à tellement de difficultés et a du limiter ses ambitions. Pourquoi aucun professionnel comorien du domaine n’a dénoncé ce scandale et prévenu le pays et le peuple des dangers encourus
Comment a-t-on pu accorder à ce docteur égyptien de créer une agence de transport. N’importe quel étranger peut-il faire n’importe quoi dans ce pays sous couvert d’investisseur ? Notre pays est ouvert aux étrangers qui veulent venir s’installer et travailler sans aucune forme de discrimination; mais notre pays a un vécu de brigands internationaux qui nous ont porté un préjudice incalculable. Alors il faut appliquer la loi, rien que la loi. Est-ce le cas. La lumière doit être faite sur les appuis dont bénéficie cet égyptien.
Comment a-t-on pu accorder à ce nouveau venu le monopole du pèlerinage sans appel d’offre, sans tenir compte que des agences tenues par des nationaux font un bon travail dans cette sphère depuis des dizaines d’année ? Qui est le responsable de cette décision et quelles sont les raisons de son choix. Comment nos gouvernants comptent-ils développer nos entreprises, lutter contre la pauvreté ? Est-ce en accordant les marchés juteux à des étrangers inconnus dans le pays alors que des compétences nationales confirmées sont là et périclitent !
Le scandale est tel qu’on est en droit d’exiger que le Président de l’Union s’en explique publiquement devant le pays, c’est une exigence citoyenne. Des sanctions doivent être prises et communiquées au pays.
Des limites sont franchies dans la gouvernance de ce pays. Mais que ces gens qui ne respectent rien pourvu qu’ils s’enrichissent sur tout ce qui bouge, sachent que la passivité du peuple face aux criminels en « cols blanc » ne durera pas éternellement. Un jour viendra où chacun devra rendre des comptes et les biens mal acquis seront restitués bon gré malgré au pays.
Idriss 18/11/2009
jeudi 12 novembre 2009
POUR LA VOIE « UN ETAT DEUX ADMINISTRATIONS »
L’idée a provoqué un tollé dans certains milieux patriotiques de la diaspora en France. On assiste aujourd’hui à un véritable déchaînement qui frise l’hystérie. On ne trouve pas de mots assez forts pour dénoncer cette « équation machiavélique », ce « cautère sur une jambe de bois » et bien évidement ceux qui sont sur cette voie sont dans le meilleur des cas « des patriotes à l’ego démesuré » sinon « des collabos, des capitulards » avec lesquels « nous n’avons définitivement rien à voir ».
Voilà l’extrémité à laquelle conduit la mentalité groupusculaire. L’aveuglement est tel qu’on en arrive à des inepties du genre « le rapport de force est et a toujours été du côté comorien, car notre cause est juste ». Il y a une grande marge entre « l’optimisme du cœur », la croyance forte en la victoire finale du droit, du juste et le « pessimisme de la raison » qui oblige ceux qui veulent peser sur le cours des événements à une analyse fine des rapports de force. Et jusqu’à preuve du contraire, il est à l’avantage de la France. Il nous revient d’en prendre la mesure pour nous donner les moyens de le renverser. Mais il faut aller vers les masses, dans l’émigration comme dans le pays, il faut mobiliser largement, ce qui permet d’influer sur les positions des uns et des autres, de mettre « dans (certaines) bouches (des) slogans maladroits et inachevés patriotiques », ce qui constitue un premier pas dans le large front uni à constituer.
La question de l’île comorienne de Mayotte est une question nationale que personne ne peut confisquer, une question autour de laquelle il faudrait rallier toutes les forces qui comptent, en premier lieu celles qui ont les rennes du pouvoir. Bien sûr c’est une voie difficile surtout pour ceux qui sont engagés dans un combat sans merci contre le pouvoir actuel qui nous prépare des lendemains désastreux. En faisant primer les intérêts nationaux aux combats politiques quotidiens, on peut donner l’impression de « fournir (au pouvoir) un outil supplémentaire …en période électorale » mais il n’en est rien. J’en veux pour preuve le débat public large organisé ce jour au Palais du Peuple dans le cadre de la célébration du 12 novembre. Nombre d’intervenants ont critiqué le pouvoir, pourtant bien représenté dans la séance solennelle et mis en relief la nécessité d’opter pour des parlementaires réellement patriotes, capables de défendre les intérêts nationaux au Parlement.
Mais revenons à la question de fond. On est en présence d’une option française dite « dépassement du conflit franco comorien par la coopération » qui est minutieusement élaborée et mis en pratique de façon systématique. Il s’agit bien évidement d’une tentative grossière visant à pérenniser l’état de fait français à Mayotte. En face il y a l’option comorienne dite « un état deux administrations » balbutiante qui donne lieu à des divergences sourdes sur la manière de la mettre en route.
Il y a ceux qui voudraient en faire un simple slogan pour se dédouaner ou pour montrer qu’ils soutiennent le régime en place. Ceux là bloquent toute initiative dans cette voie. On y trouve des gens qui affichent sans honte leur servilité envers l’ambassade de France à Moroni.
Il y a ceux qui voudraient dériver vers une « légalisation » de fait, même limitée dans le temps, du maintien de l’île comorienne sous administration française. Ceux là proposent de « confier l’administration de l’île à la seule France » durant une période à négocier. Ils oublient ou font semblant d’oublier que la politique française éloignera encore plus Maore de ses îles sœurs.
Puis il y a ceux qui considèrent qu’une brèche est ouverte, qu’il faut s’y engouffrer. Ceux là avancent des propositions claires sur la voie ouverte par le Président Sambi :
Unir tout le pays autour d’une vision commune qui réalisera la réintégration de Maore par l’organisation d’assises nationales dans lesquelles tout le monde, y compris les diasporas, sera représenté
Considérer que le premier pas à accomplir est la suppression du Visa Balladur, en contre partie une politique de contrôle de l’exode rurale vers Maore, mais aussi vers Moroni, devra être mise en oeuvre
Miser sur le soutien international en faisant de telle sorte que le Comité des 7 de l’Union Africaine soit au centre de notre activité internationale sans bien évidement négliger le soutien des autres grandes organisations internationales.
Faut-il craindre cette diversité dans le camp comorien ? Faut-il prendre prétexte des attitudes des uns et des autres pour abandonner la partie ? Chacun apporte sa réponse singulière, mais l’expérience du pays prouve s’il en était besoin que, jusqu’ici les patriotes se sont marginalisés et cela a été pour le moins improductif. Il est plus facile de surfer au dessus de la mêlée, sur le seul terrain des principes mais les décisions se prennent ailleurs. On ne peut pas ne pas mouiller sa chemise, prendre des risques.
S’ils se trouvent des patriotes qui ont des propositions réalistes, qui reflètent le rapport de force réel, qu’ils les formulent. Il n’y a pas d’ostracisme ni d’ego qui puissent les en empêcher. La voie n’en sera que plus clarifiée.
Idriss 12/11/2009
Voilà l’extrémité à laquelle conduit la mentalité groupusculaire. L’aveuglement est tel qu’on en arrive à des inepties du genre « le rapport de force est et a toujours été du côté comorien, car notre cause est juste ». Il y a une grande marge entre « l’optimisme du cœur », la croyance forte en la victoire finale du droit, du juste et le « pessimisme de la raison » qui oblige ceux qui veulent peser sur le cours des événements à une analyse fine des rapports de force. Et jusqu’à preuve du contraire, il est à l’avantage de la France. Il nous revient d’en prendre la mesure pour nous donner les moyens de le renverser. Mais il faut aller vers les masses, dans l’émigration comme dans le pays, il faut mobiliser largement, ce qui permet d’influer sur les positions des uns et des autres, de mettre « dans (certaines) bouches (des) slogans maladroits et inachevés patriotiques », ce qui constitue un premier pas dans le large front uni à constituer.
La question de l’île comorienne de Mayotte est une question nationale que personne ne peut confisquer, une question autour de laquelle il faudrait rallier toutes les forces qui comptent, en premier lieu celles qui ont les rennes du pouvoir. Bien sûr c’est une voie difficile surtout pour ceux qui sont engagés dans un combat sans merci contre le pouvoir actuel qui nous prépare des lendemains désastreux. En faisant primer les intérêts nationaux aux combats politiques quotidiens, on peut donner l’impression de « fournir (au pouvoir) un outil supplémentaire …en période électorale » mais il n’en est rien. J’en veux pour preuve le débat public large organisé ce jour au Palais du Peuple dans le cadre de la célébration du 12 novembre. Nombre d’intervenants ont critiqué le pouvoir, pourtant bien représenté dans la séance solennelle et mis en relief la nécessité d’opter pour des parlementaires réellement patriotes, capables de défendre les intérêts nationaux au Parlement.
Mais revenons à la question de fond. On est en présence d’une option française dite « dépassement du conflit franco comorien par la coopération » qui est minutieusement élaborée et mis en pratique de façon systématique. Il s’agit bien évidement d’une tentative grossière visant à pérenniser l’état de fait français à Mayotte. En face il y a l’option comorienne dite « un état deux administrations » balbutiante qui donne lieu à des divergences sourdes sur la manière de la mettre en route.
Il y a ceux qui voudraient en faire un simple slogan pour se dédouaner ou pour montrer qu’ils soutiennent le régime en place. Ceux là bloquent toute initiative dans cette voie. On y trouve des gens qui affichent sans honte leur servilité envers l’ambassade de France à Moroni.
Il y a ceux qui voudraient dériver vers une « légalisation » de fait, même limitée dans le temps, du maintien de l’île comorienne sous administration française. Ceux là proposent de « confier l’administration de l’île à la seule France » durant une période à négocier. Ils oublient ou font semblant d’oublier que la politique française éloignera encore plus Maore de ses îles sœurs.
Puis il y a ceux qui considèrent qu’une brèche est ouverte, qu’il faut s’y engouffrer. Ceux là avancent des propositions claires sur la voie ouverte par le Président Sambi :
Unir tout le pays autour d’une vision commune qui réalisera la réintégration de Maore par l’organisation d’assises nationales dans lesquelles tout le monde, y compris les diasporas, sera représenté
Considérer que le premier pas à accomplir est la suppression du Visa Balladur, en contre partie une politique de contrôle de l’exode rurale vers Maore, mais aussi vers Moroni, devra être mise en oeuvre
Miser sur le soutien international en faisant de telle sorte que le Comité des 7 de l’Union Africaine soit au centre de notre activité internationale sans bien évidement négliger le soutien des autres grandes organisations internationales.
Faut-il craindre cette diversité dans le camp comorien ? Faut-il prendre prétexte des attitudes des uns et des autres pour abandonner la partie ? Chacun apporte sa réponse singulière, mais l’expérience du pays prouve s’il en était besoin que, jusqu’ici les patriotes se sont marginalisés et cela a été pour le moins improductif. Il est plus facile de surfer au dessus de la mêlée, sur le seul terrain des principes mais les décisions se prennent ailleurs. On ne peut pas ne pas mouiller sa chemise, prendre des risques.
S’ils se trouvent des patriotes qui ont des propositions réalistes, qui reflètent le rapport de force réel, qu’ils les formulent. Il n’y a pas d’ostracisme ni d’ego qui puissent les en empêcher. La voie n’en sera que plus clarifiée.
Idriss 12/11/2009
lundi 9 novembre 2009
Les leçons du mur de Berlin
09 novembre 2009, les principaux dirigeants du monde occidental se rassemblent à Berlin pour célébrer le 20ème anniversaire de la chute du mur, ce chancre puant qui orna pendant plus de 40 ans le front de l’Europe et du Monde.
Soirée pluvieuse durant laquelle on discoura sur la division brutale et arbitraire des familles, sur les innombrables drames dont des morts engendrés par le mur. Et l’on clama, haut et fort, la main sur le cœur « PLUS JAMAIS CA ». Imaginez, le Président français demandant, sans sourciller, avec son style engageant très particulier, au gotha de l’Occident, de détruire tous les murs qui briment les peuples. Ce n’est pas de l’imagination délirante, non, la radio française l’a annoncé dans ses titres sur la célébration berlinoise de la chute du mur.
Cynisme, déni de l’humanité des gens du Sud et de l’Est, européocentrisme débridé, comment comprendre et accepter pareille attitude. Y a-t-il deux poids deux mesures dans le respect des valeurs universelles liées à la condition humaine ? Car enfin, le monde occidental porte une lourde responsabilité dans le mur qu’érige Israël pour « sa sécurité » à l’instar de l’Allemagne de l’Est après la seconde guerre.
Même si les Comores sont petits et ne pèsent pour ainsi dire pas sur les affaires internationales, il n’en reste pas moins que c’est un pays qui voit s’ériger un « mur marin » qui brise son unité territoriale ; les Comoriens n’en restent pas moins des êtres humains qui par décision arbitraire et brutale ont vu des familles séparées, compte des milliers de morts chaque année depuis l’instauration du visa Balladur qui nous dénient le droit de circuler librement sur notre territoire national.
Les leçons de la chute du mur de Berlin doivent être recherchées dans la résistance multiforme du peuple allemand malgré une situation très complexe et très défavorable. Nous autres, nous en tirons aussi notre part de bouffée d’air pur, d’optimisme. Eh oui qui dans les années 50 ou les suivantes, qui au début de l’année 1989, aurait osé parier sur la destruction du mur de Berlin ? Tellement les fractures entre les « deux » Allemagnes étaient profondes, irrémédiables selon des nombreux analystes, sans comparaison possible avec le séparatisme insulaire, à l’origine des « deux » Comores. Eh oui nous sommes fondés d’affirmer que la restauration de l’unité des quatre îles Comores est inscrite dans l’Histoire, on peut la retarder mais on n’y peut rien. A la France d’en tirer les conclusions et de contribuer à « parachever l’indépendance inachevée » des Comores, c’est ainsi et ainsi seulement qu’elle « n’insultera pas l’avenir ».
Idriss 10/11/09
Soirée pluvieuse durant laquelle on discoura sur la division brutale et arbitraire des familles, sur les innombrables drames dont des morts engendrés par le mur. Et l’on clama, haut et fort, la main sur le cœur « PLUS JAMAIS CA ». Imaginez, le Président français demandant, sans sourciller, avec son style engageant très particulier, au gotha de l’Occident, de détruire tous les murs qui briment les peuples. Ce n’est pas de l’imagination délirante, non, la radio française l’a annoncé dans ses titres sur la célébration berlinoise de la chute du mur.
Cynisme, déni de l’humanité des gens du Sud et de l’Est, européocentrisme débridé, comment comprendre et accepter pareille attitude. Y a-t-il deux poids deux mesures dans le respect des valeurs universelles liées à la condition humaine ? Car enfin, le monde occidental porte une lourde responsabilité dans le mur qu’érige Israël pour « sa sécurité » à l’instar de l’Allemagne de l’Est après la seconde guerre.
Même si les Comores sont petits et ne pèsent pour ainsi dire pas sur les affaires internationales, il n’en reste pas moins que c’est un pays qui voit s’ériger un « mur marin » qui brise son unité territoriale ; les Comoriens n’en restent pas moins des êtres humains qui par décision arbitraire et brutale ont vu des familles séparées, compte des milliers de morts chaque année depuis l’instauration du visa Balladur qui nous dénient le droit de circuler librement sur notre territoire national.
Les leçons de la chute du mur de Berlin doivent être recherchées dans la résistance multiforme du peuple allemand malgré une situation très complexe et très défavorable. Nous autres, nous en tirons aussi notre part de bouffée d’air pur, d’optimisme. Eh oui qui dans les années 50 ou les suivantes, qui au début de l’année 1989, aurait osé parier sur la destruction du mur de Berlin ? Tellement les fractures entre les « deux » Allemagnes étaient profondes, irrémédiables selon des nombreux analystes, sans comparaison possible avec le séparatisme insulaire, à l’origine des « deux » Comores. Eh oui nous sommes fondés d’affirmer que la restauration de l’unité des quatre îles Comores est inscrite dans l’Histoire, on peut la retarder mais on n’y peut rien. A la France d’en tirer les conclusions et de contribuer à « parachever l’indépendance inachevée » des Comores, c’est ainsi et ainsi seulement qu’elle « n’insultera pas l’avenir ».
Idriss 10/11/09
mercredi 21 octobre 2009
Précédent Historique au Niger
Incroyable mais vrai. La CEDEAO, organisation régionale de l’Afrique de l’Ouest vient de prendre des mesures inimaginables il y a peu contre le régime du Président Tanja au Niger. Le motif Tanja ne respecte pas le droit. Il a, par voie référendaire, modifié la Constitution du Niger pour s’octroyer 3 ans de règne supplémentaires, il a organisé des élections législatives pour asseoir son régime. Le « référendum » et les « législatives » sont considérés comme des mascarades et sont rejetés par les pays de l’Afrique de l’Ouest qui ont décidé de sanctionner le Niger en le suspendant même de la CEDEAO.
Puisse ce processus sans précédent connaître des prolongements dans le sens du respect des principes démocratiques et s’étendre à toute l’Afrique. Et il y a des bons pressentiments puisqu’en Guinée, le Capitaine Camara, suite aux massacres de centaines de civils innocents, est menacé de sanctions par l’Union Africaine, il risque même d’être poursuivi devant la Cour Pénale Internationale.
Puisse notre Président tirer les enseignements de ce précédent Historique qui peut frapper les Comores. Car le parallèle entre Tanja au Niger et Sambi aux Comores est saisissant : modification de la Constitution pour créer le cadre d’un prolongement du mandat (de 3ans aussi !?), législatives pour « légaliser » le « non droit » accompli.
Pour sortir du piège institutionnel dans lequel se débat le pays et éviter des nouveaux tourments, le Président Sambi serait bien inspiré d’annuler les législatives et d’opter pour des élections générales (président, gouverneurs, députés et conseillers) en mars 2010. Des institutions internationales militeraient aussi pour cette option. D’autant qu’on imagine mal des législatives en novembre –décembre et des présidentielles en mars.
Les enjeux sont clairs : prolongement arbitraire du mandat de Sambi via des législatives ou élections générales en mars 2010 pour tourner la page et inaugurer une nouvelle ère, porte de sortie honorable qui mettrait le Président Sambi dans une posture des plus enviables.
Idriss 21/10/2009
Puisse ce processus sans précédent connaître des prolongements dans le sens du respect des principes démocratiques et s’étendre à toute l’Afrique. Et il y a des bons pressentiments puisqu’en Guinée, le Capitaine Camara, suite aux massacres de centaines de civils innocents, est menacé de sanctions par l’Union Africaine, il risque même d’être poursuivi devant la Cour Pénale Internationale.
Puisse notre Président tirer les enseignements de ce précédent Historique qui peut frapper les Comores. Car le parallèle entre Tanja au Niger et Sambi aux Comores est saisissant : modification de la Constitution pour créer le cadre d’un prolongement du mandat (de 3ans aussi !?), législatives pour « légaliser » le « non droit » accompli.
Pour sortir du piège institutionnel dans lequel se débat le pays et éviter des nouveaux tourments, le Président Sambi serait bien inspiré d’annuler les législatives et d’opter pour des élections générales (président, gouverneurs, députés et conseillers) en mars 2010. Des institutions internationales militeraient aussi pour cette option. D’autant qu’on imagine mal des législatives en novembre –décembre et des présidentielles en mars.
Les enjeux sont clairs : prolongement arbitraire du mandat de Sambi via des législatives ou élections générales en mars 2010 pour tourner la page et inaugurer une nouvelle ère, porte de sortie honorable qui mettrait le Président Sambi dans une posture des plus enviables.
Idriss 21/10/2009
lundi 19 octobre 2009
HALLADE : « Razida » ou ambassadeur ?
Après la visite de Mitsamihuli qui vient après d’autres, la question mérite d’être posée. Incontestablement, M HALLADE a redonné de la dignité à la fonction d’ambassadeur de France aux Comores, et tous les vrais amis de la France s’en sont réjouis. Malheureusement les déplacements qu’ils multiplient et qui donnent lieu à des grands rassemblements régionaux qui confinent aux accueils réservés au Chef de l’Etat pose problèmes. Quand en plus, il est question de « proximité avec les populations pour appréhender leurs préoccupations », de « projets de développement », on est en droit de se demande si on a affaire à un administrateur du pays, ceux que nous désignions à l’époque coloniale par RAZIDA ou à un ambassadeur d’un pays étranger. A ma connaissance, ce genre de manifestation ne pourrait se produire nulle part ailleurs. Qui pourrait imaginer l’ambassadeur des Etats Unis en France se rendant à Marseille et accueilli comme Hallade à Mitsamihuli. Et puis dans notre pays, il n’y a que le seul ambassadeur de France qui fait l’objet de ce genre de manifestations. C’est à croire que certains dirigeants de notre pays n’ont pas encore intégré le fait que notre pays soit indépendant et que les ambassadeurs français aux Comores ont du mal à accepter une véritable indépendance du pays.
A cet égard, la thèse française consistant à proposer de « mettre en avant ce qui unit nos deux pays et à laisser de coté ce qui nous divise » illustre ce déni d’indépendance, un déni de dignité. Car enfin ce qui nous divise, ce n’est pas une simple question, c’est une question de souveraineté nationale, il s’agit de l’indépendance de notre pays qui demeurera incomplète tant que Mayotte ne réintégrera pas l’Etat comorien. Comment peut-on proposer de mettre de coté l’essentiel ? Quel mépris arrogant !
Il va de soi que la France n’a pas complètement tort de sous estimer la « volonté comorienne » d’indépendance car aucun autre pays au monde ne traiterait en ami un pays qui le balkaniserait. Mais la France commettrait une lourde erreur en se contentant de cette situation. En persistant à maintenir le statut quo avec des arguments démagogiques fondés sur le « droit du plus fort », la France prépare à nos deux pays des lendemains désastreux.
On comprendra pourquoi, nous autres, spécialement nous du Comité Maore, nous nous rangions derrière le Président sur la proposition comorienne « UN ETAT DEUX ADMINISTRATIONS ». Une immense concession de la partie comorienne consécutive à la reconnaissance française de la consanguinité de nos quatre îles donc à leur vocation à s’unir dans un cadre souverain reconnu par la communauté internationale. Une voie ouverte à une réconciliation des cœurs entre les frères et sœurs des quatre îles conduisant petit à petit à une situation nouvelle : des Comores rompant avec l’incurie, des îles Comores solidement unifiées, des Comores sur la voie d’un vrai développement économique et social, des relations comoro-françaises exemplaires dans le monde. Tel est mon vœu le plus cher.
Idriss 19/10/2009
A cet égard, la thèse française consistant à proposer de « mettre en avant ce qui unit nos deux pays et à laisser de coté ce qui nous divise » illustre ce déni d’indépendance, un déni de dignité. Car enfin ce qui nous divise, ce n’est pas une simple question, c’est une question de souveraineté nationale, il s’agit de l’indépendance de notre pays qui demeurera incomplète tant que Mayotte ne réintégrera pas l’Etat comorien. Comment peut-on proposer de mettre de coté l’essentiel ? Quel mépris arrogant !
Il va de soi que la France n’a pas complètement tort de sous estimer la « volonté comorienne » d’indépendance car aucun autre pays au monde ne traiterait en ami un pays qui le balkaniserait. Mais la France commettrait une lourde erreur en se contentant de cette situation. En persistant à maintenir le statut quo avec des arguments démagogiques fondés sur le « droit du plus fort », la France prépare à nos deux pays des lendemains désastreux.
On comprendra pourquoi, nous autres, spécialement nous du Comité Maore, nous nous rangions derrière le Président sur la proposition comorienne « UN ETAT DEUX ADMINISTRATIONS ». Une immense concession de la partie comorienne consécutive à la reconnaissance française de la consanguinité de nos quatre îles donc à leur vocation à s’unir dans un cadre souverain reconnu par la communauté internationale. Une voie ouverte à une réconciliation des cœurs entre les frères et sœurs des quatre îles conduisant petit à petit à une situation nouvelle : des Comores rompant avec l’incurie, des îles Comores solidement unifiées, des Comores sur la voie d’un vrai développement économique et social, des relations comoro-françaises exemplaires dans le monde. Tel est mon vœu le plus cher.
Idriss 19/10/2009
mardi 6 octobre 2009
LEGISLATIVES : ENTRE INQUIETUDES ET ESPOIRS
Les législatives vont-elles calmer les inquiétudes sur la gestion du pays par le régime Sambi ? Vont-elles permettre au pays de sortir enfin des zones de turbulence et ouvrir la voie à une lutte résolue et intelligente contre la pauvreté ? Rien n’est moins sûr.
C’est tout le contraire. L’impression désagréable qui prédomine est celui d’un régime qui veut à tout prix garder son pouvoir et qui cherche à couvrir sa forfaiture par des élections bidon. La question est de savoir si le Président Sambi est derrière la machinerie ou s’il va la couvrir ou bien s’il va renouer avec le droit et rétablir de l’ordre dans la maison.
Il n’est en tout cas pas possible d’organiser des élections saines avant l’année prochaine. Les difficultés à surmonter sont immenses et de plusieurs ordres.
Il y a d’abord la modification du code électoral. Mal venue ! En l’absence d’un parlement, alors qu’on est impliqué dans la compétition électorale, que l’on se trouve à la veille de la compétition, comment peut-on raisonnablement changer les règles du jeu. La Cour Constitutionnelle n’aurait-elle pas été saisie ? Ne pouvait-elle pas s’élever contre pareille outrance aux usages. La droiture voudrait que l’on revienne à l’ancien code et que l’ordonnance soit annulée.
Vient ensuite le découpage électoral qui a entraîné des levées de bouclier. Il faut dire que les modifications intervenues sont trop grossières et témoignent d’une détermination du pouvoir à piper les cartes. L’honnêteté aurait exigé que l’on usât de critères objectifs : le nombre d’électeurs et sous ce prisme, Mitsamihuli – Mbude était largement prioritaire, d’autant plus qu’il s’agit de régions historiquement importantes.
Et puis comment organiser des législatives, élections fondamentales s’il en est, sans un travail transparent sur les listes électorales.
Il y a enfin un cercle vicieux juridique qui mérite de retenir l’attention. La Constitution commande l’harmonisation des élections des Exécutifs de l’Union et des Iles mais les députés n’ont pas le droit de modifier la durée des mandats du Président de l’Union ni des Gouverneurs ? Par ailleurs le Président de l’Union n’a pas le droit de nommer un Gouverneur !? Comment sortir de cet imbroglio ?
Si Sambi et les siens en font à leur tête, suivant leurs seules ambitions, ils pourront peut être l’emporter mais la légitimité du pouvoir prendra un sale coup et ce sera la porte ouverte à toute sorte d’aventure. Et il serait criminel de minimiser le danger séparatiste qui pourrait trouver alors à Ngazidja et Mwali beaucoup de grain à moudre. Miser sur la seule répression serait de la dangereuse myopie politique.
Le Président Sambi sera-t-il assez sage pour s’élever au dessus de la mêlée, prendre en compte les intérêts bien compris du pays ou se laissera-t-il emporté par la griserie du pouvoir ? Les prochains jours nous le diront si le pouvoir poursuit sa marche forcée vers les législatives ou s’il reporte les élections et recherche des voies d’apaisement.
Idriss 2009/10/06
C’est tout le contraire. L’impression désagréable qui prédomine est celui d’un régime qui veut à tout prix garder son pouvoir et qui cherche à couvrir sa forfaiture par des élections bidon. La question est de savoir si le Président Sambi est derrière la machinerie ou s’il va la couvrir ou bien s’il va renouer avec le droit et rétablir de l’ordre dans la maison.
Il n’est en tout cas pas possible d’organiser des élections saines avant l’année prochaine. Les difficultés à surmonter sont immenses et de plusieurs ordres.
Il y a d’abord la modification du code électoral. Mal venue ! En l’absence d’un parlement, alors qu’on est impliqué dans la compétition électorale, que l’on se trouve à la veille de la compétition, comment peut-on raisonnablement changer les règles du jeu. La Cour Constitutionnelle n’aurait-elle pas été saisie ? Ne pouvait-elle pas s’élever contre pareille outrance aux usages. La droiture voudrait que l’on revienne à l’ancien code et que l’ordonnance soit annulée.
Vient ensuite le découpage électoral qui a entraîné des levées de bouclier. Il faut dire que les modifications intervenues sont trop grossières et témoignent d’une détermination du pouvoir à piper les cartes. L’honnêteté aurait exigé que l’on usât de critères objectifs : le nombre d’électeurs et sous ce prisme, Mitsamihuli – Mbude était largement prioritaire, d’autant plus qu’il s’agit de régions historiquement importantes.
Et puis comment organiser des législatives, élections fondamentales s’il en est, sans un travail transparent sur les listes électorales.
Il y a enfin un cercle vicieux juridique qui mérite de retenir l’attention. La Constitution commande l’harmonisation des élections des Exécutifs de l’Union et des Iles mais les députés n’ont pas le droit de modifier la durée des mandats du Président de l’Union ni des Gouverneurs ? Par ailleurs le Président de l’Union n’a pas le droit de nommer un Gouverneur !? Comment sortir de cet imbroglio ?
Si Sambi et les siens en font à leur tête, suivant leurs seules ambitions, ils pourront peut être l’emporter mais la légitimité du pouvoir prendra un sale coup et ce sera la porte ouverte à toute sorte d’aventure. Et il serait criminel de minimiser le danger séparatiste qui pourrait trouver alors à Ngazidja et Mwali beaucoup de grain à moudre. Miser sur la seule répression serait de la dangereuse myopie politique.
Le Président Sambi sera-t-il assez sage pour s’élever au dessus de la mêlée, prendre en compte les intérêts bien compris du pays ou se laissera-t-il emporté par la griserie du pouvoir ? Les prochains jours nous le diront si le pouvoir poursuit sa marche forcée vers les législatives ou s’il reporte les élections et recherche des voies d’apaisement.
Idriss 2009/10/06
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