L’ordre international connaît une mutation profonde, marquée par le retour brutal des rapports de force et des logiques d’affrontement. Tandis que Donald Trump, dans son positionnement comme roi du monde, impose une vision brutale des relations internationales, Benyamin Netanyahou poursuit une politique d'expansionnisme identitaire qui nie le droit du peuple palestinien à exister et vise la création d’un grand Israël. Ces deux figures symbolisent un monde dominé par la démesure, où les intérêts nationaux les plus cyniques priment sur toute considération de stabilité ou de justice ou de droit international. Sans la maîtrise et la retenue diplomatique de puissances comme la Chine et la Russie, la planète aurait déjà sombré dans un conflit mondial aux conséquences désastreuses. Dans cet environnement géopolitique tendu, les sociétés dépendantes du commerce mondial subissent de plein fouet les contrecoups des perturbations économiques. Les Comores, qui importent la quasi-totalité de le...
(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...