Un média en ligne, en l’occurrence Comores Infos, a récemment affirmé dans une vidéo de son éditorialiste, que l’État comorien, directement ou via des sociétés publiques, aurait détourné environ 70 milliards de francs comoriens. Près de 4% du budget de l’État pour 2026, estimé à 1 777 milliards de francs, volatilisé. Une accusation gravissime ! Cette accusation peut-elle rester sans réponse 70 milliards de francs, ce n’est pas une somme anodine. Dans un pays où chaque franc compte pour les services publics, la santé, l’éducation ou les infrastructures, une telle allégation touche au cœur de la confiance entre l’État et les citoyens. Si l’information est exacte, il s’agit d’un véritable scandale d’État. Si elle est fausse ou exagérée, elle constitue une atteinte grave à la réputation des institutions et de leurs dirigeants. Dans les deux cas, le silence n’est pas une option. Le pouvoir exécutif : mutisme et absence de démenti À ce jour, aucune communication officielle n’est ve...
vidéo en comorien La rentrée scolaire, prévue la semaine prochaine aux Comores, intervient dans un contexte éducatif catastrophique. Ce qui se dessine c’est la perpétuation d’une crise qui plombe le devenir du pays. La réussite au bac est le meilleur critère pour apprécier la situation et mesurer l’ampleur de la catastrophe. 31,8% de réussite au Bac, même si on doit noter une progression, ce chiffre aurait provoqué ailleurs un tsunami social L’enseignement public, qui joue un rôle central dans la scolarisation des Comoriens, fait face à des défis structurels majeurs sur lesquels il faut se pencher. Des infrastructures scolaires en ruine La plupart des établissements publics sont dans un état de délabrement avancés. Des vieux bâtiments non entretenus tombés en ruine : murs fissurés, salles sans toit, plafonds suspendus dangereux, tables-bancs lamentables. Des capacités d’accueil limité Les chiffres sont accablants : 286 collèges et seulement 63 publics ; 213 ly...