La situation à Maore s’est aggravée ces derniers temps. La situation des Comoriens non maorais à Maore devient de plus en plus intenable : les gens subissent exactions sur exactions, vivent dans la terreur et ne savent pas où donner de la tête. Il y a l’opération Kingia avec ses rafles et les expulsions manu militari massifs. Mais il y a aussi et surtout les Collectifs citoyens, arme fatale du colonialisme. L’affirmation forte des Comores, lors du sommet de la COI, sur l’appartenance de Maore aux Comores a laissé sans voix la ministre française des Outre-mer. Mais la France n’a pas dit son dernier mot. Elle recourt à son arme de prédilection, les Collectifs. Le scenario est le même qu'en 1973. Les sorodats et les fandampanga furent mis en branle comme des meutes. Aujourd'hui la politique de la terreur est portée par les Collectifs. Alors c'était pour maintenir Maore sous son administration et aujourd’hui pour faire reconnaître son fait accompli. Les mêmes pratiques. Les Co...
Le 8 juin 2026, le sommet de la COI s’est tenu comme de coutume. Le ministre comorien affirmant haut et fort Mayotte comorienne et la ministre française cherchant à noyer le poisson dans l’eau avec son intégration de Maore dans la COI. Un peu d’histoire pour appréhender précisément la stratégie française En 1975, la France était complètement isolée. Le maintien de Maore sous sa domination coloniale soulevait l’indignation générale. Les référendums organisés à Mayotte en 1976 furent des mascarades. On ne légitime pas une situation contestée en organisant des consultations locales sous contrôle de la puissance qui en tire bénéfice. Aucune crédibilité donc au prétendu « choix des Maorais à rester français ». A cela il faut ajouter la falsification ubuesque du droit international par la France. En effet Il n’y a pas, d’un côté, l’intégrité territoriale des Comores, et de l’autre, un hypothétique “droit du peuple maorais à disposer de lui-même”. Cette symétrie est une const...