La COI fête en grande pompe ses 40 ans aux Comores. Expo photo au CNDRS, grande manifestation au siège de l’UCCIA, d’autres activités seraient programmées. Un « guide des exportations des biens et des services culturels en Indianocéanie » consacre l’accent accordé à la culture, « une économie ». La COI « n’est pas l’affaire des seuls diplomates », il faudrait « humaniser le bilan de la COI ». On assoit la campagne sur les réalisations de la COI : des formations, des équipements, l’antenne de Volo volo, la digue d’Itsandra. Tout est fait pour nous faire croire que « l’action de la COI est tangible », (In Alwatwan du 5 juin). Le ministre des affaires étrangères et le secrétaire général de la COI nous prendraient-ils pour des demeurés ? Car la coopération régionale se mesure à la facilité avec laquelle un citoyen peut voyager d’une île à l’autre, commercer, étudier, se soigner ou simplement s’installer dans l’île de son ...
Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...