A la veille de la célébration du 51 ème anniversaire de l’indépendance, il est manifeste que l’état du pays est déplorable voire calamiteux. Ces interminables files d’attente devant les stations en donne un aperçu saisissant. De plus chacun mesure l’impact des pénuries de carburant sur tous les aspects de la vie des citoyens. Mais il ne s’agit pas d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Car chacun vit douloureusement dans son quotidien les coupures intempestives d’électricité, y compris dans la capitale ; le manque général d’eau courante, y compris et peut-être surtout, dans la capitale ; le système de santé défaillant à l’origine de ces innombrables voyages sanitaires ; l’enseignement public sacrifié ; les routes dégradées malgré les réfections effectuées ; l’unique aéroport international d’un autre âge sans oublier l’absence de connexion directe avec les pays de la région ; Les liaisons inter îles, par mer et par air, rares, irrégulières et coûteuse...
La situation à Maore s’est aggravée ces derniers temps. La situation des Comoriens non maorais à Maore devient de plus en plus intenable : les gens subissent exactions sur exactions, vivent dans la terreur et ne savent pas où donner de la tête. Il y a l’opération Kingia avec ses rafles et les expulsions manu militari massifs. Mais il y a aussi et surtout les Collectifs citoyens, arme fatale du colonialisme. L’affirmation forte des Comores, lors du sommet de la COI, sur l’appartenance de Maore aux Comores a laissé sans voix la ministre française des Outre-mer. Mais la France n’a pas dit son dernier mot. Elle recourt à son arme de prédilection, les Collectifs. Le scenario est le même qu'en 1973. Les sorodats et les fandampanga furent mis en branle comme des meutes. Aujourd'hui la politique de la terreur est portée par les Collectifs. Alors c'était pour maintenir Maore sous son administration et aujourd’hui pour faire reconnaître son fait accompli. Les mêmes pratiques. Les Co...