Le ministre de la justice, dans une conférence de presse, après la célébration officielle de la journée mondiale des droits de l’homme déclare : « conformément à la loi, le mandat de dépôt de l’ancien président Sambi est illimité ….la justice a le droit de maintenir au temps qu’il faut un présumé d’un détournement des biens publics » (Al Fajr du 11/12/2020, avec les fautes que j’ai reprises par souci de fidélité). Mais il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la privation de liberté est prolongée dans des cas exceptionnels jusqu’à la tenue d’un procès. Cette prolongation ne peut pas, ne doit pas être illimitée. C es propos du ministre tombent sous le sens. Ces propos violent gravement un principe essentiel qui veut que l’emprisonnement soit le fait d’un juge à l’issue d’un procès, que les détentions provisoires doivent être envisagées comme des exceptions. Ces propos sonnent comme une provocation. Ces propos éclairent d’un jour nouveau, ou confirment la ...
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