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MAORE : OFFENSIVES ANTI COMORIENNES DE LA FRANCE

Après le désastre provoqué par le cyclone Chido, tout le monde attendait de la France, la puissance occupante un plan de reconstruction de Maore. Que nenni.

Trois mois après le désastre, le gouvernement français gesticule, fait du bruit sans parvenir à rétablir la situation des plus démunis. L’approvisionnement en nourriture, eau, électricité ne couvre pas tous les besoins, tant s’en faut. Au lieu de chercher des solutions provisoires pour loger les sans-abris, les autorités françaises ont interdit la vente de tôles utilisées pour la construction d’habitat de fortune sans pour autant proposer des alternatives comme les logements provisoires sous des tentes comme cela est d’usage après les catastrophes naturelles.

Non, la France traite les Maorais en mendiants dans le cadre de son assistanat et tente de les enfumer en indexant les « clandestins », bouc émissaire de prédilection. Une tactique payante en vogue depuis toujours.

Mais le gouvernement français est allé encore plus loin en prenant deux initiatives anti comoriennes :

·       Créer ou soutenir, ce qui revient au même, une base navale à Maore. ¨Projet frauduleusement présenté comme une composante de la reconstruction de Maore alors qu’en réalité, il s’agit pour la France de renforcer ses capacités de contrôle et d’intervention dans cette zone stratégique tant par sa position à l’entrée nord du canal du Mozambique que par ses richesses naturelles, en gaz et en pétrole. Ce qui va nourrir les rivalités entre les puissances impérialistes qui se disputent la zone. Un coup dur pour l’Océan Indien zone de paix comme le réclame les Nations Unies.

·       Imposer par la force une intégration entière de Maore dans la COI. Il faut rappeler que la Commission de l’Océan Indien (COI) est censée rassembler les Etats insulaires de la Région Sud-Ouest de l’Océan Indien. La France y a été intégrée exceptionnellement dans le but d’inclure la Réunion. Après bien des péripéties, les Comores ont concédé la participation de Maore sous certaines conditions dans certaines activités et institutions. Malheureusement la France y a vu une capitulation. Elle a alors appuyé sur l’accélérateur jusqu’à la départementalisation. La COI s’en est trouvé déstabilisée, devant faire face parfois à des graves conflits comme lors des JIOI de 2015. En accroissant la pression, Macron agit comme Trump qui use de sa puissance pour imposer ses choix par la force et l’arrogance.

La stratégie française est claire. Elle vise un double objectif. Bercer d’illusions les Maorais, détourner leur colère vers le gouvernement comorien, vers le président Azali en personne et élargir encore plus la fracture sociale.

Surprise générale face à la prompte réaction du gouvernement comorien qui dénonce une « militarisation à outrance …une décision grave qui risque de créer des troubles et pressions permanents autour de l’île ». (Alwatwan du 17/03/2025). S’agit-il de poudre de perlimpinpin ou d’une tentative de se racheter d’Azali ? On attend donc la suite : saisir le Conseil de Sécurité pour le principe ; demander au SG de l’ONU un débat sur « la question de l’ile comorienne de Mayotte » lors de la prochaine AG. Créer un Secrétariat d’Etat dédié à Maore, prendre des initiatives d’envergure dans le cadre de la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance.  

Du côté du peuple le Comité Maore – CDISCOM et MPPAC ont diffusé une déclaration dénonçant la politique française.

Ridja a publié un communiqué anti Azali où l’on ne trouve aucune condamnation de la base navale française.

« DZITSO LA USHE » va élever la voix du parti USHE dans les prochains jours.

Toutes les organisations comoriennes devraient réagir publiquement.

La question de Maore est une question nationale, au-dessus de tous les clivages.

TOUS UNIS POUR CONQUERIR NOTRE INTEGRITE TERRITORIALE

19/03/2025


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