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Quelle attitude face aux rebelles anjouanais



Le voyage à Ndzuani du Président de Ngazidja focalise l'attention et booste ceux qui prônent un ralliement à la "proposition" de Mohamed Bacar d'un dialogue comoro - comorien pour sortir de l'impasse actuelle ?
En premier bien sûr l'analyse de ce déplacement spectaculaire s'impose.
Certains disent qu'il s'agit d'une initiative personnelle d'Abdulwahab en riposte à des vexations qu'il aurait subies de Sambi. Une position difficile à tenir car un politicien de sa dimension ne peut pas réagir par coup de tête ni susceptibilité. Il convient plutôt de s'interroger sur ce que le Président Abdulwahab pourrait tirer de ce déplacement ? Il est difficile d'identifier un avantage quelconque à quelque niveau que ce soit, au contraire l'expérience de la présidence El Bak montre qu'il va y laisser des plumes.
D'autres spéculent sur un coup fourré Sambi – Abdulwahab ! Invraisemblable tellement le fossé Sambi / Bacar est profond. Croire que la communauté internationale aurait commissionné Abdulwahab sans passer par les Affaires étrangères comoriennes n'est pas diplomatiquement recevable.
On en vient à se demander à qui bénéficie le "crime" ? Et beaucoup indexe la France des réseaux, celle qui a toujours torpillé les sanctions contre les séparatistes et qui mesure que si les sanctions sont appliquées sérieusement alors il ne sera plus possible d'évacuer vers Moroni, les "clandestins" comme cela se faisait vers Ndzuani. En tout cas le clan Mohamed Bacar, qui a mis les petits plats dans les grands pour accueillir le Président de Ngazidja en grande pompe, qui a entamé une propagande soutenue pour obtenir une visite du Président de Mwali, se frotte les mains tandis que Sambi revient à ses sermons sur les traîtres qui lui plantent des couteaux sur son dos.
Faut-il un dialogue inter comorien ? Certainement mais il faut les conditions pour aboutir à une consolidation de la nation et non à sa dislocation. Discuter avec un Mohamed Bacar, arrogant et sûr de son fait, c'est ouvrir la porte à la confédération. Voilà pourquoi il faut d'abord écraser le séparatisme.
Notre jeune nation est étouffée depuis son émergence sur la scène mondiale par deux grands obstacles : le séparatisme et le mercenariat. L'expérience du pays semble avoir éduqué tout le monde et a abouti à une condamnation du recours au mercenariat qui apparaît de plus en plus pour ce qu'il est : un crime contre la nation. Le séparatisme n'est pas encore suffisamment rejeté, certains comme Mdjamawe en joue comme s'il s'agissait d'un jeu politicien banal. Il faut que le pays prenne bien la mesure du danger séparatiste au risque de disparaître. Il faut une grande leçon : vaincre par la force (militaire ou pas) les rebelles, juger tous ceux qui ont posé des actes contre l'unité du pays et entreprendre une vaste opération de réconciliation nationale. D'un autre coté, il faut que le pays soumette une proposition raisonnable aux vrais dirigeants français et à nos frères maorais du style un pays, deux administrations, qu'un dialogue apaisé, respectueux des opinions des uns et des autres puissent se mener pour engager une large réconciliation nationale.
Le hic est que rien n'indique que Sambi est entrain de se hisser à la hauteur de ses taches historiques, loin s'en faut !
Idriss (25/10/07)

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