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DECLARATION DU COMITE MAORE SUR LES NEGOCIATIONS COMORES - FRANCE

La politique du Président Sambi sur la question de l’Ile comorienne de Mayotte appelle à un sursaut patriotique à la hauteur du degré de reniement que chacun peut constater. Il y a des faits clairs :
· Reculade sur les expulsions, le Gouvernement comorien a ainsi validé par les faits que la France peut traiter à Mayotte des Comoriens comme clandestins et les expulser manu militari
· Négociations Comores France dans le cadre du Groupe de Travail de Haut Niveau (GTHN) au goût amer et c’est peu dire. A cet égard, le communiqué et le relevé des conclusions des travaux du GTHN de début juin zappe la consultation que la France s’apprête à organiser à Mayotte au premier trimestre 2009 et reprend les leitmotivs français sur la coopération et la circulation des personnes.
Il y a aussi la théorisation de la capitulation comorienne. Un aide-mémoire d’une organisation inconnue jusqu’ici, « Mouvement Plaidoyer pour des Comores Nouvelles » circule sous le manteau et dont le titre « Pour une meilleure compréhension du nouveau cadre des relations entre les Comores et le France » souligne l’ambition : légitimer théoriquement la politique menée par le MIREX sous Ahmed Jaffar. Leur trouvaille est cristallisée dans leur nouveau concept : un « partenariat intégratif », une « nouvelle approche (dont) l’objectif est de casser le mur d’incompréhension érigé entre Mayotte et ses sœurs », cela par « des concertations viables (et) des échanges avec les résidents de l’île comorienne de Mayotte… Il est prévu de privilégier les échanges commerciaux ainsi que ceux des élus locaux entre toutes les îles de l’Archipel ». Qu’est ce qui change par rapport aux thèses traditionnelles de la France : on parle de résidents de Mayotte et les échanges s’étendent aux élus, en somme on va encore plus loin dans l’acceptation du fait accompli.
Pire encore, s’agissant du « Visa Balladur », il deviendrait une « Autorisation Provisoire de Séjour » qui serait délivrée facilement par des « guichets français » à Ngazidja et à Ndzuani, un simple changement de désignation et une promesse d’assouplissement des procédures. Mais bien sûr, pour vendre leurs thèses, nos super clercs mettent en relief le changement « du jargon diplomatique » présenté comme des « avancées », imaginer donc, la « France considère officiellement Mayotte comme île sœur des autres îles comoriennes » ! Dans les faits rien ne changera.
Cerise sur le gâteau, il est affirmé que « le referendum sur le statut de Mayotte ne sera pas organisé de si tôt, quelque soit la volonté des résidents de Mayotte, qu’ils soient citoyens comoriens ou français » Un saut hasardeux dont on mesurera les conséquences dans quelques mois.
Au total, le Président Sambi qui avait suscité tant d’espérances, va encore plus loin dans la capitulation. On comprend mieux aujourd’hui, pourquoi la Représentation Nationale sous la direction de son éminent Président, Said Dhoifir Bounou, soit descendue dans la rue, un fait Historique sans précédent dont le pays n’a pas mesuré la signification ni la portée. Bien sûr l’Exécutif dont l’inclinaison vers la dictature s’accentue de jour en jour affiche un mépris arrogant envers le Législatif et tend à l’étouffer mais le courage et le sens des responsabilités du Parlement restera comme un fait marquant qui doit redonner du cœur à tous les patriotes de notre pays et en même temps indiquer à la France, que les Exécutifs passent mais le peuple reste et jamais, au grand jamais, quel que soit le statut et les trahisons, les comoriens poursuivront leur lutte légitime pour recouvrer l’intégrité territoriale de leur pays et cela jusqu’à terme.
Il n’en reste pas moins qu’il faut trouver les moyens de contrer la trahison qui prend forme. Dans cette perspective, le Comité Maore appelle à la tenue à Moroni, autour du 12 novembre 2008, d’ ASSISES NATIONALES SUR LA QUESTION DE L’ILE COMORIENNE DE MAYOTTE. Il s’agira de produire et diffuser des textes à caractère scientifique sur Mayotte, l’Histoire, le séparatisme maorais ; un livre blanc sur les morts et disparus en mer ; une compilation des textes de l’ONU sur Mayotte et enfin d’élaborer, sous le prisme un ETAT, 2 ADMINISTRATIONS, une proposition comorienne de règlement de la question de l’Ile comorienne de Mayotte.

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