Quel beau spectacle que cette formidable séance d’inauguration du FEIOI au Palais du Peuple !? Que de promesses d’avenir pour nos îles et nos peuples car la perspective doit être l’union de nos îles pour assurer la paix et le bien être dans notre Région. Mais cela est-il possible lorsque l’on examine la politique française. Puissance de la Région, en particulier pour sa présence à la Réunion, la France a la parole facile quand il s’agit de proclamations universalistes mais dans les faits, elle crée d’immenses problèmes qui font obstacle à la coopération régionale. Il y a le visa d’entrée à la Réunion, un vrai parcours du combattant pour les simples ressortissants des quatre autres pays de la Commission de l’Océan Indien. Mais il y a surtout la question de l’Ile comorienne de Mayotte. Le Gouvernement français reconnaît du bout des lèvres des erreurs du passé mais ne veut pas les assumer. Ce serait du passé ! Quand cela l’arrange, il n’y a pas de continuité de l’Etat français, il n’y a pas de respect des règles internationales, il n’y a pas d’application des résolutions de l’ONU. Comment penser coopération, harmonie, paix dans notre Région quand la France s’approprie par la force, une partie du territoire comorien ! La consultation française à Mayotte programmée début 2009 va saper tous les efforts, efforts salutaires et gigantesques déployés par nombre de bonnes volontés de la Région, efforts en passe de porter leurs fruits. Le FEIOI, la COI et toutes les Organisations de la Région ne peuvent pas faire l’impasse sur cette question. La départementalisation de Mayotte par la France changera nécessairement la donne. Il faut donc faire pression sur la France et lui exiger de conformer ses actes et à ses paroles. (22/10/2008)
Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...
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