Accéder au contenu principal

Au secours Monsieur le Président

Trop c’est trop !. La politique française, volontariste résolument hostile envers notre pays sur la question de l’île comorienne de Mayotte dépasse les bornes de l’acceptable. Comment un pays, se disant ami des Comores, premier partenaire, ….peut-il traiter notre pays avec autant de mépris, maltraiter les Comoriens sans aucune considération de leur humanité, provoquer autant de morts. Il a suffi d’une simple vidéo diffusée en France pour susciter une vague d’indignation sans précédent. Contraint de s’expliquer, Jégo fait endosser la responsabilité au Gouvernement de l’Union des Comores et argue des « solutions » en vue dans le cadre du GTHN. Cela conduit tout droit à s’interroger sur la diplomatie énigmatique inspirée par le Ministre des Relations Extérieures (MIREX). Les faits s’accumulent et le silence assourdissant de M Ahmed Jaffar sème le désarroi aux Comores et conforte Sarkozy et les siens. En presque 3 ans, le MIREX ne s’est pas exprimé sur le drame des kwasa-kwasa sauf pour regretter de ne pas pouvoir les arrêter et pour faire la propagande du visa. Face aux douze enterrés dans une fosse commune, un dirigeant du MIREX s’est référé à un communiqué que personne n’a vu. Sarkozy a reçu une délégation de maorais à l’Elysée avec au bout, une déclaration publique arrêtant le processus français de départementalisation de Mayotte et notre MIREX est resté impassible ! La France est en émoi face au non respect des droits de l’Homme à Mayotte et notre MIREX ne saisit pas cette occasion pour ouvrir une brèche dans le dispositif français, non il se laisse accuser et il permet à Jégo de mener tranquillement sa propagande fallacieuse sur la « solution » en vue !? Bien sûr les voies de la diplomatie sont tortueuses, mais tout de même ! Ne voit-on pas l’ambassadeur de France aux Comores monter souvent au créneau pour justifier l’injustifiable quitte à nier des évidences, à maquiller les faits, etc. Notre MIREX serait-il dépourvu d’arguments pour défendre la comorianité de Mayotte et dénoncer l’arrogance française qui met sa loi au dessus de celle du Monde ? Comment se fait-il que personne n’ait jamais entendu, M Ahmed Jaffar, défendre publiquement les intérêts comoriens en dehors de proclamation tendancieuse du style : « nous ne reconnaîtrons pas le référendum français à Mayotte mais nous continuerons à négocier dans le cadre du GTHN et nous ne romprons pas les relations avec la France ». On comprend pourquoi de plus en plus de gens désespérés en appellent au Président Sambi en personne pour qu’il prenne les choses en main. C’est le seul espoir qui reste au pays. Au secours donc Monsieur le President.
Idriss 23/12/2008

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...