Accéder au contenu principal

PELERINAGE : SCANDALEUX

Ouf, il est sauvé. Même en catastrophe et malgré moult péripéties, quelques centaines de Comoriens satisferont cette année à ce pilier de l’Islam. On peut donc légitimement revenir sur la démarche des dirigeants du pays et dénoncer le scandale.
L’aveuglement de nombre des gouvernants du pays mène le pays droit vers le mur. C’est à se demander si ces gens là savent où résident leurs intérêts. Les questions sont précises et témoignent de la veulerie et de la cupidité qui animent ces prétendus responsables gouvernementaux :
 Comment a-t-on pu accorder le droit au docteur égyptien de créer une école de médecine dans un village sans aucune structure hospitalière. La faculté de médecine de l’Université des Comores est confronté à tellement de difficultés et a du limiter ses ambitions. Pourquoi aucun professionnel comorien du domaine n’a dénoncé ce scandale et prévenu le pays et le peuple des dangers encourus
 Comment a-t-on pu accorder à ce docteur égyptien de créer une agence de transport. N’importe quel étranger peut-il faire n’importe quoi dans ce pays sous couvert d’investisseur ? Notre pays est ouvert aux étrangers qui veulent venir s’installer et travailler sans aucune forme de discrimination; mais notre pays a un vécu de brigands internationaux qui nous ont porté un préjudice incalculable. Alors il faut appliquer la loi, rien que la loi. Est-ce le cas. La lumière doit être faite sur les appuis dont bénéficie cet égyptien.
 Comment a-t-on pu accorder à ce nouveau venu le monopole du pèlerinage sans appel d’offre, sans tenir compte que des agences tenues par des nationaux font un bon travail dans cette sphère depuis des dizaines d’année ? Qui est le responsable de cette décision et quelles sont les raisons de son choix. Comment nos gouvernants comptent-ils développer nos entreprises, lutter contre la pauvreté ? Est-ce en accordant les marchés juteux à des étrangers inconnus dans le pays alors que des compétences nationales confirmées sont là et périclitent !
Le scandale est tel qu’on est en droit d’exiger que le Président de l’Union s’en explique publiquement devant le pays, c’est une exigence citoyenne. Des sanctions doivent être prises et communiquées au pays.
Des limites sont franchies dans la gouvernance de ce pays. Mais que ces gens qui ne respectent rien pourvu qu’ils s’enrichissent sur tout ce qui bouge, sachent que la passivité du peuple face aux criminels en « cols blanc » ne durera pas éternellement. Un jour viendra où chacun devra rendre des comptes et les biens mal acquis seront restitués bon gré malgré au pays.
Idriss 18/11/2009

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...