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Licenciements massifs pour raisons électorales !?

Voici revenus les mauvais temps. Le temps du chantage sur l’emploi dans la fonction publique et dans les sociétés d’Etat. Le temps où des Directeurs Généraux faisaient la pluie et le beau temps à coups de deniers publics. Le temps où il suffit d’avoir les faveurs du Prince pour embastiller des journalistes et des simples citoyens aussi bien sûr.
Amina, Mlimi et Chaibati virés comme des malpropres, des hauts dirigeants de COMORES TELECOM qui comptabilisent plusieurs dizaines d’années d’ancienneté, liquidés sans aucune forme de procès. Pour sa part, Moussa, de MAMWE connaît un meilleur sort : il est simplement démis de ses fonctions. Des ministres, « en congé », font campagne et menacent ceux qui ne suivront pas. Le Directeur Général de la radio et de la télévision nationale, candidat du baobab est en campagne sans que cela fasse sourciller qui que ce soit.
Depuis quelques temps on assiste à une marche arrière en matière de liberté fondamentale. Plus le temps passe, plus on semble cheminer vers des variantes des systèmes moyenâgeux du moyen orient. On avait tenté instaurer un culte de la personnalité comme cela a cours là bas. Les immenses posters du Rais avaient fait forte impression et ont du être retirés. Le clip de la même veine à la télévision nationale n’a pas résisté non plus. Par contre les médias d’Etat sont fermés à tous ceux qui ne sont pas du « bon » bord. La gestion calamiteuse des deniers de l’Etat s’affiche au grand jour, avec arrogance. Certains vont même jusqu’à considérer que les jeunes parvenus d’aujourd’hui sont bien pire que leurs aînés.
La dissolution des mœurs et la misère rampante se combinent pour absoudre de toute dignité. Tout semble permis pourvu que l’on tire son épingle du jeu.
L’espoir vient du dégoût qu’éprouve de plus en plus de jeunes face à cette situation. Un jour viendra « couleur d’orange…. »
Idriss 04/12/2009

Commentaires

Idi Papa Claude a dit…
C'est triste de constater qu'aujourd'hui encore, ces méthodes machiavéliques, inhumaines, anti démocratiques et ridicules ne cessent de continuer dans la vie politique comorienne. jusqu'où cela continuera t il?
je voudrais m'adresser à vous Idriss Mohamed.Vous vous n'etes pas présenté à la députation dans la 20ème circonscription.A vous lire, j'ai pu reconnaître le nom d'une victime habitante de cette circonscription et démie de ses fonctions. Ainsi je voudrais savoir si vous avez fait campagne pour dénoncer toutes ces tactations?

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