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ADRESSE A LA NATION : EVITER LE PIEGE DE LA FRANCE

Une des questions essentielles qui se pose à tous est de savoir si la nation va assister passivement à l'annexion de l'île comorienne de Mayotte ?
Chacun de nous, par pessimisme ou mesquinerie ou petits intérêts partisans, va-t-il se rendre plus ou moins complice de la France.
Il y a ceux comme le président de l'association France – Comores – Echanges qui considèrent que les intérêts existants entre les Comores et la France priment; oubliant ou faisant semblant d'ignorer que le respect de l'intégrité territoriale du pays est un principe cardinal pour tous les pays du monde, que sans le respect des frontières du pays, il n'y a plus de pays. Le séparatisme maorais et son triomphe sera toujours là et menacera irrémédiablement l'unité du pays, la récente explosion du séparatisme à Ndzuwani sonne comme une alarme ultime pour tous ceux qui tiennent à l'existence du pays.
Il y a ceux comme ces nombreux acteurs institutionnels, économiques, culturels, sportifs, qui suite à une mauvaise estimation tombent dans le panneau de la France.
Nous voulons renforcer nos liens historiques et multiples avec nos compatriotes maorais. Il en est de même pour eux. La France cherche à banaliser ces liens et à s'en servir aux yeux du monde comme preuve de l'acceptation comorienne du fait accompli français à Mayotte. Voilà le piège. Sur un plan formel, la France ne pourra jamais faire avaliser l'annexion de Mayotte par les Comores. Alors la stratégie consiste à agir subrepticement tout en veillant à faire produire des documents qui mettent Mayotte au même plan que la Réunion dans la Région, à présenter parfois Mayotte comme représentant de la France dans ses relations avec les Comores.
Depuis que le régime Azali Assoumani a brisé le blocus sportif qui mettait tellement à mal les officiels français, on assiste à une mise en œuvre à grande échelle de cette stratégie. Les faits se multiplient et méritent d'aiguiser notre vigilance. Mayotte et les Comores sont membres de l'Union des Chambres de Commerce de l'Océan Indien. Dans le tournoi de la Concorde, Mayotte représente la Fédération Française de Foot et affronte des équipes de la Fédération Comorienne de Foot. On parle d'une nouvelle structure sportive de l'Océan Indien dont les Comores sont membres fondateurs avec une participation de la Réunion et de Mayotte comme invitée. Une délégation de la Banque de Développement des Comores va à Mayotte avec pour objectif "permettre aux Comoriens travaillant à Mayotte de pouvoir transférer à moindre coût leur argent vers le pays" (Albalad 194, page 11). En somme la France sans en avoir l'air, nous amène à traiter Mayotte comme faisant partie d'un autre pays. Et nous, par inadvertance ou par lâcheté ou par cupidité nous marchons comme des bambins stupides. Et bien évidemment les sorties agressives du Président français comme lors de son dernier séjour à Mayotte, comme elles ne donnent pas lieu à une riposte à la hauteur du défit, pire comme nos autorités continuent à déclarer que malgré tout, nos relations avec la France sont au "beau fixe", cela répand le pessimisme et alimente la capitulation.
Le Comité Maore appelle le peuple comorien à la vigilance, à une défense conséquente de l'unité du pays. Ce qui passe au moins par :
- la non reprise du tournoi de la Concorde, ce tournoi de la honte qui a été suspendu depuis quelques années et son remplacement par un tournoi de la fraternité n'impliquant que les ligues de nos quatre îles.
- le soutien aux initiatives du Président Sambi qui ont amené l'ONU à inscrire la question de l'île comorienne de Mayotte à son ordre du jour
- une résolution de la nouvelle législature rejetant la départementalisation française
Comité Maore Moroni le 18 février 2010

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