Accéder au contenu principal

KIKI : TROP C’EST TROP

Dans sa « libre opinion » du 4 mars (LGDC N°1417) Kiki est allé trop loin. Il nie et s’attaque à la Constitution du pays dont un des principes clé est l’appartenance de Mayotte à l’Union des Comores. Kiki qui a complètement épousé les positions françaises sur Mayotte est le premier dirigeant politique comorien à oser traiter les Comoriens se rendant à Mayotte d’immigrés, à oser comparer l’hécatombe du bras de mer Anjouan / Mayotte à ce qui passe sur la frontière entre les USA et le Mexique ou aux portes de l’Europe. Et il pousse la provocation jusqu’à s’attaquer au Gouvernement comorien qu’il rend responsable de la dizaine de milliers de morts du visa Balladur.
Première question : notre pays a-t-il des lois pour se défendre ? Existe-t-il un Etat comorien capable de défendre la nation comorienne agressée de toute part ? Les séparatistes de tout bord ont pignon sur rue sans que cela émeuve l’Etat. Certains en ont fait leur fond de commerce. Les dirigeants du séparatisme anjouanais qui avaient mené le pays au bord de l’explosion ont retrouvé leurs activités, certains occupent des postes importants comme s’ils n’avaient commis aucun crime contre la nation comorienne ? Un ancien « président de l’Etat d’Anjouan » a même voulu se porter candidat au gouvernorat d’anjouan !
Deuxième question : propulsé sur les devants de la scène lorsque Sambi l’a nommé DG des douanes, Kiki s’est imposé sur la scène politique nationale. On l’a vu à la tête d’une bande réprimer une manifestation de lycéens. Il a même voulu s’attaquer physiquement au Comité Maore ! Sa « générosité » est devenue légendaire et les gens le sollicitent qui pour un visa vers la France, qui pour du carburant, un peu d’argent, etc. Il s’est même doté d’une organisation politique qui en quelques jours a supplanté tous les autres à coups de millions, dont on ignore l’origine. Orange qui a pu défier et vaincre le Baobab de Sambi ! Et le voilà aujourd’hui, accusant publiquement Sambi, le premier responsable de l’activité gouvernementale, d’être le responsable de milliers de morts ? Et le voilà consommant sa trahison nationale en demandant à notre pays de renoncer à sa souveraineté sur l’île comorienne de Mayotte ! Mais jusqu’où ira-t-il ?
Kiki, aveuglé par son ascension fulgurante, sera-t-il sensible à la sagesse populaire comorienne : « Kavana la djaya litso huvwa », « kavana la heya litso hutswa »
Idriss 07/03/2011

Commentaires

COMORES a dit…
COMORES : RESPECTER LE CHOIX DU PEUPLE MAHORAIS - QUEL CHOIX, QUEL PEUPLE ?
Parmi les arguments fallacieux des « des tout petits francophiles demandeurs de visa ou de nationalité française »figurent la nécessité morale, de respecter le choix du peuple Mahorais.
Que ces collabos nous démontrent l'existence d'un peuple mahorais entièrement différent des autres habitants de l'archipel des Comores, pour que nous puissions les croire. Prenant appui sur l'existence d'une minorité de chrétiens (non pratiquants d'ailleurs) composée essentiellement de créoles originaires de l'ile de Sainte Marie qui ont des patronymes chrétiens mais dont une partie de la famille a ses origine en Grande Comore ou à Anjouan et de quelques « malgachophones » éparpillés dans quelques villages spécifiques, nos collabos sautent le pas sans vergogne et parlent d'un peuple Mahorais.
Article de Aboubacar ben SAID SALIM, écrivain comorien
La suite à lire ici : http://wongo.skyrock.com/2984199271-COMORES-RESPECTER-LE-CHOIX-DU-PEUPLE-MAHORAIS-QUEL-CHOIX-QUEL-PEUPLE.html

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...