Accéder au contenu principal

Pourquoi je ne suis pas anti-italien

« Curieusement, on qualifie les Comoriens qui défendent l’intégrité territoriale de leur pays d’anti français. Et cette propagande prend. Alors que ce sont les français, partisans de Mayotte française, qui eux sont anti-comoriens puisqu’ ils posent des actes contre les Comores. On oublie que nombre de français, y compris des groupuscules d’extrême droite, sont contre la politique de la France aux Comores et que l’on ne pourrait pas les qualifier d’anti français. Ainsi les puissants mentant grossièrement et quand ils se moquent des mensonges grossières de Kadhafi cherchant à dénaturer la révolte populaire en Lybie, ils ne se rendent pas compte combien ils sont ridicules. Voilà en tout cas, une réaction magnifique, pleine d’humour et de talents d’un francophile incontestable : notre BABOU NATIONAL »


L'Italie cette patrie de Leonardo Di Vinci, de Dante, de la Commedia del. Arte, de l'opéra, mais qui également a vu naître El Duce Mussolini père du fascisme est presque inconnu dans notre pays, mais certainement très connu en Libye et en Ethiopie.
Je suis certain que dans ces deux pays existent des sentiments anti-Italiens ignorés complètement aux Comores.
Ceci pour dire que c'est l'Histoire qui fait qu'il puisse exister des peuples amis ou ennemis d'autres peuples.
L'adjectif qualificatif “anti-français“ souvent utilisé par certains Français dans les nouvelles colonies était usité du temps des vraies colonies pour désigner les “indigènes“ qui n'obéissaient pas au doigt et à l'œil du colon en casque coloniale et chicotte sous l'aisselle. Ce qualificatif “anti-français“ pouvait être la cause de tous les malheurs de l'indigène à qui il était appliqué.
Aujourd'hui, certains Français qui se croient en pays conquis et se comportent encore en colons dans les pays africains dits indépendants, l'utilisent pour désigner des personnes qui refusent de se soumettre à leurs desiderata lorsque ceux-ci vont à l'encontre des intérêts de leur propre patrie. Très adroits, ces Français-là, utilisent cet adjectif pour créer la confusion entre être “contre le peuple français“, ce qui serait un vil racisme et être “contre les autorités politiques françaises“ dans leurs comportements de roi Lion dans la brousse africaine.
Pour ma part, cela va sans dire que je ne pourrais jamais haïr le peuple français qui a fait la Commune de Paris et qui est à la base, par ses luttes héroïques, de tant d'acquis sociaux en matière de liberté d'expression ainsi que de certaines avancées en matière de droit du travail dont le monde entier, y compris les Comores, bénéficie.
En revanche, j'avoue que je suis indigné, horripilé, révolté par le comportement de brute assoiffée de Puissance, de Prestige de Pouvoir et de Pétrole, des gouvernements français vis-à-vis de mon pays : les Comores dont ces gouvernements occupent, illégalement, une partie du territoire nationale, Mayotte par la force et la ruse. La ruse, cette arme du faible, ou de celui qui sait ne pas être dans son bon droit et qui implique forcément l'hypocrisie pour baisser la vigilance de l'adversaire.
Faudra-t-il rappeler à ces Français-là la haine du “Sale boche” pendant l'occupation de l'Alsace et de la Lorraine par l'Allemagne et sous l'occupation de la moitié de la France lors de la seconde guerre mondiale, par l'Allemagne!
Alors messieurs les censeurs Français, rendez-moi mon île Mayotte et vous me verrez le meilleur ami de la France laquelle aura ainsi récupéré sa grandeur d'antan, à mes yeux de Comorien!

Babou des Iles
Source : Al-watwan N° 1715 du jeudi 10 mars 2011

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...