Célébration de la première journée nationale MAORE sous la présidence Ikililou. Elle tombe à point après la crise quasi insurrectionnelle qui a prévalu durant plus de trois semaines dans l’île comorienne annexée par la France sans que l’on n’ait vraiment entendu l’État comorien. Elle offre aux Gouvernants l’occasion de donner une nouvelle impulsion à notre combat national à un moment où les interrogations voire des doutes obscurcissent l’horizon. Et l’on ne peut s’empêcher d’évoquer la déclaration du Représentant aux Comores de l’Union Africaine; une Organisation panafricaine qui s’est toujours tenue au coté du peuple comorien dans son combat pour l’unité nationale allant même jusqu’à parrainer une intervention militaire à Ndzuani ; une Organisation panafricaine qui a décidé de relancer le Comité des sept, l’organe ad hoc pour accompagner le pays sur la question de l’Ile comorienne de Mayotte. Le dirigeant africain s’interroge sur la conduite des Comoriens sur la question de l’île comorienne Mayotte et on ne peut lui donner tort ! Il faut dire que la position du Président Ikililou sur le dialogue avec les frères maorais a semé la confusion, d’autant que ceux qui veulent être plus royaliste que le roi pour garder une place au soleil longtemps attendu, ont étriqué la position en l’opposant aux positions du Président Sambi, créant une division arbitraire dans le pays sur une question nationale qui doit rassembler tout le monde. Résultat la question de l’île comorienne Mayotte n’a pas été soulevée au dernier sommet de l’Union Africaine à Malabo, premier sommet après la départementalisation, elle semble avoir perdu des positions s à l’Assemblée Générale de l’ONU. Une censure qui ne dit pas son nom s’installe dans les médias d’État sur tout ce qui concerne Mayotte et la France jubile, propose de signer un traité Comores France qui entérine le fait accompli français à Maore.
Il faut rappeler qu’un acte officiel de l’État a érigé le 12 novembre en journée nationale Maore, journée chômée et payée qui doit être consacrée à notre combat national. On attend de voir l’attitude du Président et de son gouvernement : vont-ils s’impliquer, prendre la direction de la célébration en impliquant le Comité Maore comme cela était devenue une tradition sous Sambi ou instaureront-ils un black out sur le 12 novembre jusqu’à en empêcher toute célébration publique.
Idriss (23/10/2011)
Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...
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