Accéder au contenu principal

12 novembre 2011 : lever les ambigüités

Célébration de la première journée nationale MAORE sous la présidence Ikililou. Elle tombe à point après la crise quasi insurrectionnelle qui a prévalu durant plus de trois semaines dans l’île comorienne annexée par la France sans que l’on n’ait vraiment entendu l’État comorien. Elle offre aux Gouvernants l’occasion de donner une nouvelle impulsion à notre combat national à un moment où les interrogations voire des doutes obscurcissent l’horizon. Et l’on ne peut s’empêcher d’évoquer la déclaration du Représentant aux Comores de l’Union Africaine; une Organisation panafricaine qui s’est toujours tenue au coté du peuple comorien dans son combat pour l’unité nationale allant même jusqu’à parrainer une intervention militaire à Ndzuani ; une Organisation panafricaine qui a décidé de relancer le Comité des sept, l’organe ad hoc pour accompagner le pays sur la question de l’Ile comorienne de Mayotte. Le dirigeant africain s’interroge sur la conduite des Comoriens sur la question de l’île comorienne Mayotte et on ne peut lui donner tort ! Il faut dire que la position du Président Ikililou sur le dialogue avec les frères maorais a semé la confusion, d’autant que ceux qui veulent être plus royaliste que le roi pour garder une place au soleil longtemps attendu, ont étriqué la position en l’opposant aux positions du Président Sambi, créant une division arbitraire dans le pays sur une question nationale qui doit rassembler tout le monde. Résultat la question de l’île comorienne Mayotte n’a pas été soulevée au dernier sommet de l’Union Africaine à Malabo, premier sommet après la départementalisation, elle semble avoir perdu des positions s à l’Assemblée Générale de l’ONU. Une censure qui ne dit pas son nom s’installe dans les médias d’État sur tout ce qui concerne Mayotte et la France jubile, propose de signer un traité Comores France qui entérine le fait accompli français à Maore. Il faut rappeler qu’un acte officiel de l’État a érigé le 12 novembre en journée nationale Maore, journée chômée et payée qui doit être consacrée à notre combat national. On attend de voir l’attitude du Président et de son gouvernement : vont-ils s’impliquer, prendre la direction de la célébration en impliquant le Comité Maore comme cela était devenue une tradition sous Sambi ou instaureront-ils un black out sur le 12 novembre jusqu’à en empêcher toute célébration publique. Idriss (23/10/2011)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

Adresse aux médias comoriens

Objet : le faible traitement de la question de Maore Mesdames et Messieurs les responsables des médias comoriens, Journalistes, éditorialistes, animateurs, chroniqueurs, vous qui formez le quatrième pouvoir de notre pays, Je m’adresse à vous avec gravité, mais aussi avec respect, car votre rôle dans la conscience nationale est immense. La question de Mayotte n’est pas une question secondaire, ni un simple sujet diplomatique parmi d’autres : elle touche à l’intégrité territoriale de notre pays, à notre mémoire collective, à notre souveraineté, et à notre dignité nationale. Aujourd’hui, je m’interroge sur le traitement médiatique de cette question fondamentale. Je suis abonné à Alwatwan, Lagazette des Comores et à Alfajr. Je suis régulièrement les sites d’info Habarizacomores et de temps en temps Comoresinfo. Je suis parfois le journal de FCBKFM. Mais je ne peux pas produire des statistiques précises sur le volume d’articles ou d’émissions consacrés à Mayotte, cependant mon s...

LA COI : L’ARME FATALE DE LA FRANCE CONTRE LES COMORES

Le 8 juin 2026, le sommet de la COI s’est tenu comme de coutume. Le ministre comorien affirmant haut et fort Mayotte comorienne et la ministre française cherchant à noyer le poisson dans l’eau avec son intégration de Maore dans la COI. Un peu d’histoire pour appréhender précisément la stratégie française En 1975, la France était complètement isolée. Le maintien de Maore sous sa domination coloniale soulevait l’indignation générale. Les référendums organisés à Mayotte en 1976 furent des mascarades. On ne légitime pas une situation contestée en organisant des consultations locales sous contrôle de la puissance qui en tire bénéfice. Aucune crédibilité donc au prétendu « choix des Maorais à rester français ». A cela il faut ajouter la falsification ubuesque du droit international par la France. En effet Il n’y a pas, d’un côté, l’intégrité territoriale des Comores, et de l’autre, un hypothétique “droit du peuple maorais à disposer de lui-même”. Cette symétrie est une const...