Accéder au contenu principal

MADI ALI, MOHAMED ISMAILA, LES COMORES ET MAYOTTE

COMORES/MAYOTTE/SEYCHELLES, voilà le tirage de la poule A de basket pour les prochains jeux des jeunes des Iles de l’Océan Indien, tirage effectué dans une cérémonie dédiée présidée par le ministre chargé de la jeunesse et sport, Mohamed Ismaïla. Pour Madi Ali, directeur de cabinet du Président de l’Union, « il ne s’agit pas des Comores contre Mayotte dans la mesure où ce sont les îles de l’Océan Indien qui se réunissent. » (Albalad n° 764 du 23 mai 2012). S’il ne s’agissait que de rassemblement des jeunes des îles de l’Océan indien, pourquoi aucune des autres îles de l’Union ne participe à ces jeux ? D’où vient donc le privilège de Mayotte ? Comprenne qui pourra ! Et cela se produit au lendemain d’un naufrage dans le bras de mer Anjouan /Mayotte qui suscite beaucoup d’émotion, qui fait l’objet de beaucoup de prise de position, sans que le gouvernement comorien s’exprime, même pas des condoléances aux familles éprouvées ! Plus de 1% de la population comorienne a pourtant péri de cette façon.

La Mouvance Présidentielle Unie a déclaré que la participation de Mayotte aux jeux des îles de l’Océan Indien « … nous ridiculise au sein des instances internationales … » (Albalad n°765 du 24 mai 2012). Quand le pays accueille, pour la première fois une manifestation sportive régionale dans cette ambiance capitularde, le ridicule vire à la honte. La fête est d’ores et déjà gâchée. Madi Ali, Mohamed Ismaïla nous couvre de honte et nous boycotterons leurs « jeux de la honte » faute de ne pas pouvoir les arrêter.

Ces derniers temps, la capitulation sur la question de l’île comorienne de Mayotte semble consommée. La Cour Constitutionnelle accepte que son site web, piétine notre Constitution en affichant une carte de notre pays où ne figurent que trois îles au lieu de quatre ; la page d’accueil du site de la présidence, vitrine mondiale du pays, aligne des liens qui font croire que l’Union des Comores est composée par Ngazidja, Dzuani et Mwali seulement ; le gouvernement garde le silence sur la transformation de Mayotte en région ultrapériphérique européen ; etc……

Les patriotes gardent cependant tout leur espoir. « Vendza Dudja gavo mwamba » Et l’on voit aujourd’hui les « dinosaures » occuper les devants de la scène de la lutte pour l’unité nationale, et l’on assiste à un certain éveil des milieux populaires français sur les crimes commis en leur nom par leurs dirigeants. Il faut rendre la résistance plus vigoureuse, plus dynamique pour mieux préparer l’avenir.

Idriss (24/05/2012)

Commentaires

Anonyme a dit…
Cjsoi : Wongo boycottera les compétitions Mayotte vs Comores
Conformément à la constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée par la loi référendaire du 17 mai 2009, qui dans son article 7.1 qualifie de sécession tout acte ou propos de nature à porter atteinte à l'intégrité territoriale et à l'Unité Nationale, l’équipe Wongo a décidé de boycotter les rencontres « Mayotte vs Comores » à l’occasion des 8ème jeux de la CJSOI qui se dérouleront à Moroni et à Mutsamudu du 9 au 16 juillet 2012, et appelle à mépriser les autorités comoriennes qui prendront part à des telles rencontres.
Mayotte en tant qu’entité à part n’est pas conforme à la constitution comorienne. Si l’objectif des autorités actuelles était de faire participer les jeunes mahorais à ces jeux, elles les auraient intégrés dans l’équipe des Comores. Une autre solution intelligente consisterait à faire participer les quatre îles séparément.
Que Dieu maudisse les traitres de la nation comorienne telle que reconnue par la communauté internationale et le droit comorien.
Nous boycotterons les rencontres Mayotte vs Comores, et encourageons les vrais patriotes à faire de même.
Wongo

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...