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“Brain storming” autour d’un putsch

Un scénario étrange pour ce que l’on en sait ! Un petit groupe de mercenaires, 3 congolais et 1 tchadien ! Le français ne serait pas directement impliqué dans l’opération. A l’époque de Bob Denard, il y avait quelques dizaines de mercenaires, (face émergée de l’iceberg) et des puissances de la françafrique en-dessous. Qui aujourd’hui en Afrique, et surtout dans les fragiles petites iles comoriennes, penserait pouvoir par un coup d’état, s’emparer du pouvoir et s’y maintenir. Il faut voir ce qui se passe en Afrique et se rappeler comment Mohamed Bacar a été viré de Ndzuwani malgré la France. Folie furieuse de toute évidence.

Quels seraient donc les tenants et les aboutissants du «putsch» de cette fin du mois d’avril?

Comment ne pas se tourner alors vers « l’ami qui nous veut tant de bien », lui dont la patte se trouvait toujours derrière chaque coup de Bob Denard. (Cela a été établi lors du procès de Bob Denard sur l’assassinat du président Ahmed Abdallah, les en-haut-de-en-haut des services secrets et des armées françaises ont défilé à la barre pour louer le patriotisme de leur mercenaire et chanter les services qu’il avait rendus à la France, ce qui lui a valu un non-lieu scandaleux).

Sous ce prisme, on est conduit à s’intéresser au tournant que la France a engagé sur la question de l’île comorienne Mayotte. Il s’agit ni plus ni moins que de faire avaliser l’annexion de l’ile comorienne par les autorités comoriennes. Et la France qui ne manque pas d’atouts dans cet objectif met le paquet.

Concrètement : un accord signé entre Ikililou et Hollande consacrant le reniement comorien lors d’un voyage présidentiel programmé en mai 2013. Le marchandage porterait sur du coté comorien un engagement à ne plus soulever la question de Mayotte dans les réunions internationales et à laisser Mayotte participé de plein droit à la Commission de l’Océan Indien et côté français un vague engagement à aider les Comores à sortir de la pauvreté !

Le hic, car il y en a un, le Président Ikililou résiste, il ne veut pas que son nom soit sali, il ne veut pas entrer dans l’Histoire du pays comme celui qui a complètement capitulé, il ne veut pas être poursuivi pour « haute trahison ». Imaginez donc : le premier mohélien à avoir accédé à la magistrature suprême entrant dans l’Histoire comme un traitre à la nation ! Inacceptable. Notre Président refuse d’avaler une telle couleuvre. Alors on spécule sur sa prétendue mollesse, sur ses supposées hésitations et on veut le bousculer. Quoi de mieux qu’une « tentative de coup d’état avortée » pour l’ébranler.

Une hypothèse apparemment rocambolesque mais néanmoins vraisemblable qui devrait faire réfléchir le président et ses vrais proches.

Ce putsch n’est pas en tout cas, un coup de semonce dans un ciel serein. Ceux qui énumèrent les réalisations du pouvoir en place ne devraient pas ignorer que le bilan est globalement très négatif aux yeux du simple citoyen qui a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts et aux yeux de l’opérateur économique qui ne peut pas déployer ses activités faute de services publics adéquats et de flambée de la corruption.
Idriss (27/04/2013)

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