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MAYOTTE : TOUS UNIS POUR FAIRE PRESSION SUR LA FRANCE

La France a toujours appliqué la loi du plus fort dans ses relations avec notre pays et nos gouvernants ont la plupart du temps, courbé l’échine. Rappelons-nous le conflit qui avait surgi lorsque l’Etat comorien avait décidé d’exiger une pièce d’identité à tout voyageur allant d’une ile à une autre,. Une exigence basique, en cette période tourmentée par les risques terroristes, avait suscité une charge furieuse de la France. Aucun Comorien, y compris le Chef de l’Etat, ne pouvait obtenir un visa Schengen. Le Gouvernement comorien a fini par céder lamentablement.

Aujourd’hui la France a cru imposer au forceps la reconnaissance de son annexion de l’ile comorienne Mayotte. Heureusement pour le pays, la réaction des athlètes est venu bouleverser les plans français. Il faut se préparer à essuyer un nouveau chantage : le visa, l’expulsion de la zone Euro, ou autre arme tenue secrète ?

Aux dirigeants du pays qui ont refusé l’indignité suprême : nous pouvons résister ; vous devez résister. Considérer l’unanimité du pays derrière vous. Considérer la solidarité internationale à notre pays. Les 9ème jeux se poursuivent mais le fiasco les a déjà frappés. Les pays de la COI, sauf la France bien sûr, sont révoltés par le non-respect de la Charte des jeux. Mieux encore, il s’avère que La Réunion et Mayotte sont déjà exclus du prochain championnat africain de volley.

Il faut aussi nous instruire de notre propre expérience historique. Chaque fois que nous avons osé défendre notre bon droit contre la France, nous l’avons emporté. Certes la France change alors de tactique pour revenir en force, mais nous avons néanmoins gagné. Ce fut le cas de l’indépendance (après avoir tenté de l’empêcher elle l’a accepté dans « l’amitié et la coopération » pour finir par la saborder en misant sur le séparatisme maorais, sur la veulerie des Comoriens qui ne pensaient qu’au pouvoir). Ce fut le cas plus près de nous, des accords de Fomboni en 2001 (la France les avait dénoncés avant d’en devenir subitement le chantre pour pouvoir les dévoyer), ce fut aussi le cas de l’opération « Démocratie aux Comores » (la France avait tout fait pour empêcher toute intervention militaire contre les séparatistes qui avaient le pouvoir à Ndzuani avant de proposer sa logistique dont le but ultime était de préserver ses sbires et réduire à néant notre victoire contre le séparatisme insulaire). Nous devons tirer les enseignements de notre expérience. Nous pouvons vaincre la France et veiller à préserver les fruits de notre victoire. Pour l’heure, il faut :

- Réaliser avec succès le grand rassemblement du mardi 11 aout au stade de Moroni
- Matérialiser le front Uni National sur la question de l’ile comorienne de Mayotte en préparant activement des assises nationales pouvant se tenir autour du 12 novembre, la prochaine journée nationale Maore
- Mettre les bouchées doubles pour que la France soit condamnée à la prochaine AG de l’ONU. Notre diplomatie doit se mettre en branle. Il n’est pas trop tard pour saisir solennellement le SG de l’ONU qui est chargé depuis 1976, de présenter un rapport circonstancié sur la question de l’ile comorienne de Mayotte à chaque AG de l’ONU.

Quand il s’agit de défendre la nation, il faut oser. Le front haut et le poing levé, nous arracherons le retour de Mayotte dans un Etat comorien démocratique, progressant dans son édification dans une société qui se sera débarrassée de la pauvreté.
Idriss(06/08/2015)

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