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Que cherche la Communauté Internationale ?

Pour la première fois la Communauté Internationale ne cautionne pas avec sa sophistique habituelle les résultats d’élections. Pire elle s’insurge, elle va même jusqu’à s’ingérer ouvertement dans le processus électoral du pays en faisant sienne l’idée saugrenue d’une élection partielle. Elle prend prétexte des fraudes en oubliant ce qui s’est passé au tour précédent. Elle nourrit la tension et jette en quelque sorte de l’huile sur le feu. Mais que veut-elle donc ?

Pour percer le mystère, il faut comprendre qu’il est ici question de la Communauté Internationale de Moroni (CIM). Une CIM noyautée par la France. Cette France qui utilise à merveille tous les moyens pour déstabiliser la partie indépendante : près de vingt ans de Bob Denard et ses chiens de guerre, près de vingt ans de séparatisme concocté par la France et dont les principaux chefs coulent des jours heureux sous le parapluie de la France. Après avoir réussi la départementalisation et l’intégration de Maore dans l’Union Européenne, le nouveau pas à accomplir : mettre tout en œuvre pour empêcher toute revendication sur l’ile comorienne de Maore. Il lui faut donc tenter de contraindre les officiels comoriens à valider l’annexion française de l’ile comorienne. Les pressions sont nombreuses et de toute nature mais le fossé est difficile à franchir. L’autre option est de disloquer l’Etat comorien. Stratégie mise en œuvre depuis la fin des années 1990 avec la prise du pouvoir à Ndzuani par des séparatistes, stratégie dont l’ex premier ministre français Rocard fut l’un des partisans les plus actifs avec son Union d’Etats Indépendants des Comores. Echec mais partie remise. La situation actuelle devient propice, si elle pouvait déboucher sur des affrontements inter comoriens, ce sera du pain béni et le gadget de Rocard pourra être ressorti sous une forme ou une autre. Alors la France pousse en sous-main, via l’Union Européenne et ses sous-fifres comoriens. Elle manipule, menace, exerce des chantages en coulisse, etc.

Tel est le véritable enjeu des troubles que veut provoquer la Communauté Internationale de Moroni. Le clan Mamadou-Msaidié-Abiamri est prêt à servir des intérêts étrangers pour assouvir sa soif de pouvoir, quitte à mettre le feu au pays. Ce clan de mauvais joueurs qui ne veut pas reconnaître son échec et qui tel un noyé s'accroche à n'importe quoi. Un juriste indépendant de renom qui anime le blog comoresdroit.centerblog.net a magistralement balayé les arguties juridiques des tenants de l’élection partielle.

Pour nous autres, qui tenons à la préservation de la paix civile, nous sommes reconnaissants au Chef de l’Etat et au Chef d’Etat-major de l’armée comorienne qui ont permis d’échapper à l’incertitude dangereuse de la CENI, nous prions pour que la Cour Constitutionnelle comprenne qu’elle peut mettre le pays à feu et à sang et pour que le Chef de l’Etat et le Chef d’Etat-major de l’armée comorienne ne s’en laissent pas conter par une CIM partisane et sauvegardent la paix et la stabilité du pays.
Idriss (17/04/2016)

Commentaires

le plie a dit…
La communauté internationale , je ne parle pas des groupuscules qu'il y a à Moroni qu'on devrait renvoyer chez eux pour non respect de la souveraineté de notre pays sur notre territoire ,s'est illustré par son absence complète sur la scène internationale pour répondre aux graves crises politiques que traversent beaucoup de pays .C'est pour ça que l'Europe est dans la crise des migrants .L'Europe et les États Unis ont engraissé le terrorisme qui s'est retourné contre eux .Le premier terroriste international reste Georges Bush et , ceux qui posent les bombes aujourd'hui et se font sauter en tuant des êtres innocents, ne sont que des amateurs face aux faucons américains et européens .L'élite politique actuelle en France s'est mise une bombe dans ses mains à Mayotte , qui va lui éclater sur le visage.Nous devrons rester vigilant face à la mort et au désespoir qui va de plus en plus s’infiltrer dans la société à Mayotte et qui signifie la fin prématurée de la présence coloniale à Mayotte .
ALI OICHEIH ABDALLAH

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