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Solidarité avec les naufragés de la place de la république à Mamoudzou

Plus d'une semaine que des Comoriens sont contraints par la force de camper en pleine rue sans la moindre infrastructure. C'est après près d'une semaine que ces personnes ont pu avoir accès à des toilettes. On imagine aisément le désastre. Ceux qui dirigent l'île leur "offre" seulement l'eau.

A Mayotte un collectif soutien les victimes en collaboration avec les organisations humanitaires. En France les Comoriens manifestent, les médias comoriens produisent des émissions dédiées, etc. A la Réunion les Comoriens manifestent, témoignent leur solidarité aux victimes. Pour leur part nombre de Réunionnais dénoncent la politique ignominieuse de l'Etat français. Et dans la partie indépendante, passée l'émotion des premiers jours, rien; rien de rien.

A Moroni, après une conférence de presse qui semblait avoir uni tout le monde, on a assisté à une manifestation du mouvement Narawaze, puis une autre conférence de presse s'est tenue dans le but d'envoyer une mission d'enquête à Mayotte. Multiplicité qui fait épanouir plusieurs fleurs ou dispersion des forces ? Ngoshao qui fut au centre de la première conférence de presse ne semble plus disposé à prendre d'autres initiatives. La nouvelle direction du Comité Maore semble avoir du mal à prendre les choses en main. Et comme les partis politiques ont abandonné la partie, et comme les nouveaux dirigeants de l'Etat soit ont adopté une attitude attentiste soit ont capitulé, rien ne bouge.

Mention spéciale aux grands médias nationaux. Exemple des éditions du vendredi 03/06/2016 : aucun article consacré à la situation à Maore à Alwatwan ni à la Gazette et encore moins à l'ORTC. Par contre on a chanté les louanges de la France éternelle, pays des droits de l'Homme, grande amie et supportrice des Comores pour avoir contribué à la construction d'un marché à Ntsinimwashongo et à la création d'une salle informatique à l'école d'application Fundi Said Mnemwa de Moroni. Dérisoire, minable, honteux.

A défaut de mieux, misons sur la solidarité envers ceux qui sont forcés de vivre dans la rue dans le complet dénuement. Les bonnes volontés doivent trouver les moyens de se rassembler à Moroni durant le séjour du Collectif de Maore en mission à Moroni.

Idriss (04/06/2016)

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