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Entre arrogance française et courbettes comoriennes !

Pour qui en doute, il suffit d'examiner les communiqués des deux présidences à la suite de la rencontre Azali-Hollande du 04/10/2016.

L'un, celui de l'Elysée, va droit au but, sans fioritures pseudo diplomatiques : "contre les migrations clandestines", entendez la police française à Mayotte continuera à pourchasser les "clandestins", ces Comoriens non originaires de Mayotte. Mesurer l'insolence car manifestement Hollande visait la déclaration à l'ONU d'Azali qui évoquait indirectement la question de l'île comorienne de Mayotte avec des euphémismes sur les "migrations à l'intérieur des quatre îles Comores". Soulignons enfin qu'à la veille de la rencontre, Hollande a dépêché la ministre française de l'outre-mer à Mayotte pour qu'elle affirme haut et fort que le "mur marin entourant l'île comorienne va être consolidée", nouvelle vedette rapide, des radars, etc. Les ratonnades de Comoriens dans les rues de Mayotte, les "décasages" (des Comoriens, même étant en règle aux yeux de l'administration française, sont expulsés de leur logement, dépouillés de leurs biens et jetés à la rue) vont se poursuivre. Bien évidemment tout cela est enrobé de promesses de coopération, imaginez-donc, la coopération franco-comorienne est élevée à un rang ministériel !

L'autre, celui de Beït-salam, pratique la langue de bois, évite les questions qui fâchent et tressent des lauriers à l'amitié et à la collaboration entre les Comores et la France. On aurait pu croire qu'en invitant le Comité Maore à la présidence avec photos à l'appui, Azali envoyait un message de fermeté à Hollande. Feu de paille car la marche arrière fut vite enclenchée. Quels furent les armes utilisées pour mettre au pas Azali ? Les faits sont en tout cas éloquents. L'intervention d'Azali à l'ONU inaugura les reculades (voir la déclaration du Comité Maore : Azali à l'ONU : la déception) et la visite en France semble marquer un retour à la diplomatie capitularde qui a toujours été celle des pouvoirs qui se succèdent à la tête de l'Etat comorien depuis 1978.

Complexe du colonisé, lâcheté, indignité, veulerie !!??? Les dirigeants comoriens de premier plan semblent considérer la France comme un démiurge. Ils en arrivent à ne pas comprendre qu'ils ne feront pas reculer l'Etat français en rampant. Ils semblent ne pas croire qu'il est possible de mettre la France au banc des accusés. Ils n'imaginent pas que les Comores peuvent vivre sans la France. Ils ne comprennent pas que le soutien de la France aux Comores est celle de la "corde au pendu" puisqu'il est évident que la prospérité de la partie indépendante sera la fin de la France à Mayotte.

Malgré tout, une partie de l'opinion comorienne considèrent que finalement ce ne sont pas les paroles qui priment. Les actes qui seront posés dans les mois à venir seront décisifs. En somme la concertation nationale sur la question de l'ile comorienne de Mayotte sera-t-elle poursuivie ? Et jusqu'où ? La structure ministérielle sera-t-elle mise en place sur une base conséquente ? La diplomatie comorienne va-t-elle se réactiver afin que la question de l'ile comorienne soit débattue à la prochaine AG de l'ONU ? Idriss (05/10/2016)

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