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Syrie : le parti pris criminel de l’Occident

Les dirigeants occidentaux de tout bord rivalisent en mots durs pour caractériser Bachar el-Assad, dictateur sanguinaire, massacreur de son peuple, auteur de crimes contre l’Humanité, etc. Et plus question pour eux d’envisager une solution politique l’incluant. Un citoyen d’un pays africain ne peut qu’être stupéfait par cette défense agressive des droits des peuples face à leurs oppresseurs. Comment se fait-il que ceux qui ont toujours soutenus les pires dictateurs africains que le Monde ait connus s’offusquent du règne de Bachar de Syrie ? Comment les dirigeants français, responsables de la disparition de plus de dix milles Comoriens sur une population de moins d’un million, soit plus de 1% de la population comorienne, peuvent jouer aux saintes-nitouches ? Mépris insolent et arrogant envers des peuples tenus pour moins que rien.

Comment les dirigeants américains qui avaient monté une gigantesque entreprise de tromperie du monde entier sur un arsenal d’armes chimiques de Saddam d’Irak peuvent-ils nous la rejouer encore sur la Syrie, et cela après la destruction, sous l’égide de l’ONU des armes chimiques syriennes ? Il est évidemment difficile de connaître la vérité face aux différents systèmes de désinformation mis en œuvre par les médias occidentaux mais tout de même, un peu de pudeur !

En tout cas, le monde a vu ce qu’il est advenu de l’Irak, ce qu’il est advenu de la Lybie. Ces pays sont complètement déstabilisés et c’est peu dire ! Le terrorisme sanguinaire y a trouvé un terreau fertile. La résistance de Bachar de Syrie, plus solide que celle de Saddam et celle de Kadhafi coûte infiniment au peuple syrien qui a perdu plusieurs centaines de milliers de personnes, qui voit son pays sinistré et qui ne peut pas envisager un véritable combat politique contre ses dirigeants tyranniques. Au contraire l’attitude occidentale pousse nombre de Syriens à soutenir Bachar par patriotisme. Sans l’appui des pays occidentaux qui manipulent les rebelles, la guerre civile serait finie, le pays serait sorti du chaos et le combat pour la liberté et le progrès social pourrait reprendre de plus bel sous des formes plus appropriés.

Le salut des peuples opprimés ne peut être que l’œuvre de ces peuples. Le contexte international favorisera ou pas les mouvements contre l’oppression et l’exploitation. En aucun cas, il n’appartient à aucun pays de prétendre libérer un autre. Chaque fois que cela s’est produit, cela a mené à l’aggravation de l’oppression et de l’exploitation des faibles par les forts. La colonisation en fournit un exemple convaincant.

Le Monde est malheureusement sous l’emprise des grands dirigeants occidentaux. Les Chinois et les Russes n’arrivent pas encore à s’imposer suffisamment et à empêcher les occidentaux d’ériger leurs intérêts égoïstes en lois internationales. Et le processus est appelé à empirer avec la montée des extrêmes droites populistes incarnés par le président américain Trump. En attendant l’émergence d’un monde multipolaire, les peuples assistent impuissants à la dégradation accélérée de l’environnement pour les intérêts financiers d’investisseurs sans scrupules, à des guerres dites locales ravageurs entretenues par les intérêts des uns contre ceux des autres, à un terrorisme sanglant qui se nourrit de l’indexation des musulmans, du racisme et de la pratique de deux poids deux mesures dans le règlement des questions internationales, au danger croissant d’une guerre nucléaire entre fous furieux, etc.

Se pourrait-il que l’homme détruise toute forme de vie sur terre ? La question ne semble plus si stupide que cela !

Idriss (22/04/2017)

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