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Ce qui devrait suivre l’affront de Macron aux Comores

Expulser Jude et demander son remplacement
Convoqué au Ministère des affaires étrangères, M. Jude, fidèle à lui-même, affiche son arrogance : « M. Macron n’a pas du tout insulté les Comoriens, je ne vois pas en quoi il pourrait présenter des excuses ». En somme c’est à lui de décider s’il y a eu insulte ou pas. Le Gouvernement comorien diffuse un communiqué, engage une procédure de protestation officielle à l’égard de la France, cela ne compte pas. « Ce sont des termes qui ne sont pas d’actualité ». Aucun sens de la diplomatie ! A force d’être traité d’excellence, il se croit en terrain conquis, son manque de tact aidant, il devient un des ambassadeurs français aux Comores le plus arrogant. Il doit être expulsé sans délai.

Pour le principe, il faut des excuses formelles.
Macron téléphone à notre président pour désamorcer la bombe. Il a du se faire doux, prôner l’apaisement et témoigner de sa disponibilité à soutenir le développement des Comores, etc. etc. Les Comores n’ont pas le droit de se laisser berner. Le pays a été à plusieurs reprises humilié sans même une protestation formelle. Cette fois, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la vase. Partout où ils sont les Comoriens se sentent humiliés, manifestent leur indignation et exigent des excuses formelles.

La question de Mayotte doit revenir au centre de toute discussion comoro-française
Macron ressort le même gadget que ses prédécesseurs : une « commission de haut niveau » pour tourner la page. On ne peut plus continuer ainsi. Le sénat français dans un rapport de 2012 évoque une fourchette de 7 000 à 10 000 morts. La réalité doit être bien au-delà. Et que dire plus de cinq ans après en tenant compte de l’amplification de la lutte contre les Comoriens voulant se rendre à Mayotte. Plus de 1% de la population comorienne (moins de 1 million) morts ou disparus dans le bras de mer Anjouan-Mayotte. Les échanges entre Mayotte et ses îles sœurs n’ont jamais cessé, que ce soit au niveau économique, sportif, culturel, etc. Leur développement est conditionné par une négociation frontale sur l’annexion de Mayotte par la France. Le minimum à obtenir aujourd’hui c’est la suppression sans condition du criminel visa Balladur.

La question de Mayotte doit revenir dans le débat à l’AG de l’ONU
Depuis 1995, la question de l’île comorienne de Mayotte n’est plus débattue et la France en a profité pour intégrer sans trop de dégât Mayotte dans sa République et dans l’Union Européenne. On ne peut plus se contenter d’une inscription inutile dans un ordre du jour provisoire. Le Gouvernement doit engager dès maintenant une véritable bataille pour changer la donne, centrer sa diplomatie sur la tenue d’un débat sur la question de l’île comorienne de Mayotte lors de la prochaine AG de l’ONU. La France prône un traitement bilatéral de la question de Mayotte car cela revient à condamner les petites îles Comores face à elle, une grande puissance qui sait y faire. La question de Mayotte n'est pas seulement comorienne car elle concerne le respect de la Charte de l'ONU, le respect des résolutions de l'ONU. C'est incontestablement une question internationale. Et puis soulignons que chaque fois que notre pays a sollicité le soutien africain sur une cause juste, il n’a pas été déçu. Au contraire, on a même vu des pays envoyer leurs fils combattre à nos côtés pour défaire le séparatisme de Mohamed Bacar. En épousant la cause comorienne sur Mayotte, nombre de pays penseront à leurs propres soucis sur le respect de leur intégrité territoriale.

Idriss (06/06/2017)

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