Accéder au contenu principal

Rabattre l’arrogance de M. Jude

Jamais ambassadeur français aux Comores n’a été aussi arrogant, aussi insultant et aussi méprisant envers notre pays et notre peuple. Qui pire est, son absence de tact diplomatique a sensiblement aggravé les situations. Un fait significatif en témoigne éloquemment : A Mwali, lors d’une conférence de presse, son « EXCELLENCE » s’est payé une déclaration fracassante : « Mayotte est française et le restera à jamais ». Un affront inacceptable que notre pays n’oubliera jamais, une bravade insensée que dans sa superbe et irresponsable indolence, Ikililou a laissé passer. M. Jude a cru pouvoir en déduire qu’il pouvait tout se permettre. Et il ne s’est nullement gêné, accumulant les impertinences.

Azali revenu au pouvoir, les choses ont pris une autre tournure. Mais M. Jude n’en a cure.

Et on a vu M. Jude, insistant grossièrement et publiquement pour torpiller le projet de reconstruction d’El Marouf. Il a usé de toutes les pressions incongrues pour imposer la voie française du calfatage du principal hôpital du pays. Et on le comprend : toute évacuation sanitaire vers Mayotte est un satisfecit de l’annexion de l’île comorienne ! N’en déplaise à ceux qui croient à l’aide française.

Et On a vu M.Jude, contredisant publiquement, haut et fort, les appréciations du Chef de l’Etat comorien, sur la bévue de son Président. Quand M. Azali, traduisant les sentiments de tout le pays, caractérise la déclaration de Macron d’insultant envers les Comores, alors que même la présidence française déclare que les propos du président français était malheureux, alors même que Macron téléphone à Azali pour apaiser les choses, eh bien M. Jude va, hardiment à contre-courant et soutient devant l’opinion comorienne, qu’il n’y avait pas de quoi inquiéter un chat, ce qui n'a pas manqué d'envenimer la situation !

Et voilà M.Jude aujourd’hui, ourdissant un énième complot tendant à faire valider subrepticement l’annexion française de l’île comorienne de Mayotte. Les Maorais sont chez eux partout sur le territoire comorien, mais tant que Mayotte est administrée par la France, aucun Maorais ne pourra venir aux Comores en tant que représentant d’une institution quelconque de l’Etat français. C’est pourquoi le Gouvernement comorien a décidé d’interdire la présence de Maorais dans les prochaines assises sur la coopération dite régionale. Mais bien sûr Jude n’y concède pas. Il remue ciel et terre pour parvenir à ses fins, sans aucun ménagement de la partie comorienne !

Si un malheur arrivait et que l’Etat comorien cédait sous la pression de la France, notre peuple devra réagir : les maires des trois îles indépendantes se doivent de boycotter massivement ces « pseudo-assises » et les citoyens doivent réunir les moyens de manifester sa colère. Les citoyens les plus sensibles devraient travailler dans ce sens.

Il conviendrait en tout état de cause de boycotter largement la réception de cet ambassadeur le 14 juillet prochain, répondre à l’humiliation par l’humiliation et ne pas continuer à courber l’échine.

Si notre Etat a encore de la dignité, il devrait expulser cet ambassadeur indigne, même si son départ est proche.

Idriss (24/06/207)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...