Accéder au contenu principal

Le Directeur de l’ANACM doit démissionner ou être démissionné par ceux qui l’ont nommé!

Après AB AVIATION, voilà qu’INTER ILE met la clé sous la porte. Le communiqué du DG d’Inter Iles annonçant la « cessation de toute activité à compter de demain 30 juillet » et la « liquidation de sa société » a plongé le pays dans la stupeur, l’incompréhension. La colère gronde.

Les deux seules compagnies comoriennes des transports aériens disparaissent. Le pays a assisté ahuri, aux passes d’armes entre les entreprises comoriennes et le service public. Les affrontements donnaient l’impression d’une guerre entre ennemis : ANACM contre les deux compagnies aériennes comoriennes.

AB AVIATION et INTER ILES sont des jeunes entreprises comoriennes dans un secteur stratégique pour un petit archipel comme le nôtre, un secteur complexe investi par des jeunes pousses audacieuses et conquérantes. Une réussite prometteuse dont le pays était si fière au-delà des services rendus et des centaines d’emplois créés. Qu’elles aient rencontré des difficultés techniques et financières est tout à fait dans les normes. Petit ne devient grand sans heurt. Mais qu’un service public ne protège pas ces entreprises, ne les aide pas à grandir mais pire s’acharnent contre ces entreprises jusqu’à les faire disparaître voilà qui dépasse les limites de l’acceptable. Que face à une telle situation, l’Etat comorien s’emmêle les pieds avec son ballet de commissions et de hauts dirigeants chargés de l’affaire, avec une multitude de déclarations contradictoires et vaines, que l’Etat comorien se révèle finalement impuissant à préserver deux jeunes entreprises comoriennes dynamiques qui prenaient de l’envergure n’est-ce pas affligeant ? A se demander s’il y a un pilote comorien dans la navigation aérienne. Car au même moment on voit des compagnies aériennes étrangères pointer leur nez pour occuper le terrain. D'un autre coté comment admettre que l’Etat laisse si facilement détruire plusieurs centaines d’emplois !

Mais quelle est donc la mission assignée à M. Jean Marc Heintz en matière de transport aérien ? Ne consistait-elle pas à assurer la sécurité des passagers, la mise aux normes internationales des aérogares du pays et le soutien aux acteurs Comoriens du transport aériens dont en premier lieu les compagnies AB AVIATION et INTER ILES ? Ne comprend-il pas qu’en contribuant à leur disparition il a failli lamentablement, honteusement ? Que sa gestion de l’ANACM est calamiteuse. Avec un tel bilan, une personne digne, respectueuse de son pays devrait démissionner.

Pour ma part je me range du côté des nombreux sans-voix de ce pays qui demande qu’il soit démissionné, que tout soit mis en œuvre pour rattraper la situation et faire renaître sous une forme ou une autre les compagnies comoriennes, que le pays se dote d’une politique pragmatique et audacieuse dans le transport aérien.

Nous sommes nombreux à espérer que le DG d’INTER ILE revienne sur sa décision de liquider sa société. Vous avez surmonté tant d'obstacles. Malgré l'hostilité de ceux qui devaient vous accompagner, vous avez élargi votre champ d'action à Madagascar, à la Réunion et à Doubaï prenant une envergure sans précédent dans le pays. Vous êtes devenu un symbole : celui du nouveau Comorien qui ose, qui ne se laisse pas abattre. Votre exemple doit continuer à gonfler les cœurs de tous ceux qui croient toujours à notre pays. Tout le pays est derrière vous !

Idriss (29/07/2017)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MAORE : OFFENSIVES ANTI COMORIENNES DE LA FRANCE

Après le désastre provoqué par le cyclone Chido, tout le monde attendait de la France, la puissance occupante un plan de reconstruction de Maore. Que nenni. Trois mois après le désastre, le gouvernement français gesticule, fait du bruit sans parvenir à rétablir la situation des plus démunis. L’approvisionnement en nourriture, eau, électricité ne couvre pas tous les besoins, tant s’en faut. Au lieu de chercher des solutions provisoires pour loger les sans-abris, les autorités françaises ont interdit la vente de tôles utilisées pour la construction d’habitat de fortune sans pour autant proposer des alternatives comme les logements provisoires sous des tentes comme cela est d’usage après les catastrophes naturelles. Non, la France traite les Maorais en mendiants dans le cadre de son assistanat et tente de les enfumer en indexant les « clandestins », bouc émissaire de prédilection. Une tactique payante en vogue depuis toujours. Mais le gouvernement français est allé encore p...

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...