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MAORE : SORTIR DE L'IMPASSE

L'impasse est évidente et elle dure. Pire aucune issue en perspective. Car le dialogue ne s'est pas encore instauré autour d'un règlement de cette question cardinale. "RIHIMIDIE YIKE BAHI HAWU RITAPALE". "HARI MDRU KADJU VUMWA NAMDZO HITSWADJU". La crise actuelle entre les Comores et la France sur la question maoraise devrait mener vers un déblocage de la situation, un minimum de stabilisation. D'où cette nouvelle piste.

Considérations de base

La question de Maore ne sera pas résolue par une Institution internationale.

On peut l'expliquer comme l'on veut mais le fait s'impose :
• L'Organisation des Nations Unies est impuissante à faire respecter des résolutions que n'agréent pas un membre du Conseil de Sécurité dont la France. On doit aussi souligner le fait qu'avec le temps et l'inconséquence des gouvernants comoriens, la question de l'île comorienne de Mayotte est passée aux "oubliettes".
• La Cour Pénale Internationale pourrait peut-être condamnée la France et son ancien Premier ministre Balladur au motif de "déplacement forcé de population au sein d'un même pays". Mais comment la saisir ? C'est si compliqué. Car malgré les multiples sollicitations, aucun gouvernement comorien ne s'est engagé dans cette bataille. Et l'on ne peut pas attendre que la Procureure de la CPI lance la procédure d'auto saisine. Ce n'est pas pour rien qu'aucun dirigeant d'un pays occidental n'a jamais été inquiété même si ils ne sont pas tous exempts de crime contre l'Humanité.
• La Cour de Justice Internationale ne peut être saisie que par les deux pays. Notre pays ne semble pas disposé à le faire. La France n'est probablement pas prête à se soumettre à son jugement. Dans le monde que nous connaissons, les relations entre les Etats sont régies par des pressions, des chantages, des "punitions" qui vont jusqu'aux invasions. Plus près des lois de la jungle que des lois d'une justice planétaire malgré la batterie de lois, résolutions de l'ONU.

Les idées émises pour sortir de l'impasse n'ont pas réussi à débloquer la situation

• Il y eut au début des années 1980, une proposition en huit points du Front Démocratique. Ahmed Abdallah le Président comorien de l'époque n'a même pas voulu en entendre parler
• Un pays deux administrations. Formulée par le Comité Maore, la proposition fut reprise par le Président Sambi sans susciter le moindre écho chez les gouvernants français.
• Le Président Ikililou fit élaborer une importante proposition. Il l'avait annoncé mais il l'avait tenue sécrète durant tout son mandat. Malgré sa pertinence et sa profondeur les autorités françaises n'ont pas réagi à ce qui était annoncé comme une contre proposition comorienne.
• L'idée de Confédération bipolaire d'Oraison est restée une simple thèse d'un chercheur passionné par la situation de la Région.
• La Communauté de l'Archipel des Comores du gouvernement français qui semble avoir été à la base de la dernière feuille de route entre les gouvernements comoriens et français, n'a pas résisté à la hargne de Mansour Kamardine et des siens.

L'obstacle majeur qu'il faut parvenir à contourner est incontestablement la question du statut.

• Quelles que soient ses positions, aucun Chef de l'Etat comorien ne peut reconnaître la francité de Mayotte.
• L'Etat français de son côté s'accroche à son 101ème département et ne semble pas prêt d'en démordre.
• La majorité des Maorais ne peuvent pas envisager rejoindre un pays chaotique où les conditions d'existence sont limites.

La communauté de destin des populations des quatre îles est incontestable.

• L'appartenance au même Archipel l'impose
• Les liens familiaux existants ne peuvent pas être niés. Il en est de même de la communauté linguistique, religieuse et culturelle
• Parmi les dizaines de milliers de morts sur le bras de mer Dzuani – Maore, des familles maoraises sont certainement endeuillées.
• La situation économique, sociale dans l'une des îles interfère inévitablement dans celle des autres îles, ne serait-ce que par les mouvements de population.

La proposition

Elle s'articule autour de l'idée qu'il faut se situer parallèlement aux Etats et faire primer les institutions des îles.

D'où l'idée de créer une Commission des Iles de l'Archipel des Comores(CIAC)

Composition de la CIAC

Les organes représentatifs de chaque île Conseil des Iles Autonomes de Dzuani, Ngazidja et Mwali et du Conseil Régional de Maore désignent des Délégués. 5 ou plus par île. L'Assemblée ainsi constituée constituera l'organe fondamental de la CIAC. C'est elle qui tracera les orientations, prendra les décisions fondamentales.

Les Etats ne seront pas représentés. Ils reconnaîtront néanmoins la CIAC en tant qu'organe facilitateur du rapprochement des populations et acteur majeur du développement économique et social de l'Archipel des Comores.

Les décisions de l'Assemblée seront prises à la majorité. Cependant les délégués d'une île constituent une minorité de blocage pour garantir qu'une île ne puisse pas se sentir lésée.

Ses missions :

• organiser la coopération économique, culturelle, et sportive entre les îles
• réguler les mouvements entre les îles (suppression du visa Balladur et mises au point de mesures de contrôle).

Son fonctionnement:

• Présidence tournante entre les îles à chaque session ordinaire
• Session ordinaire une fois tous les 6 mois
• Session extraordinaire sur initiative des trois quarts des délégués d'une île ou du tiers des délégués
• Un pacte pourra être signé.

Organes de la CIAC

1. Secrétariat Exécutif (à spécifier)
2. Des Commissions techniques sous le Secrétariat (à spécifier)

Idriss (28/05/2018)

Commentaires

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