Accéder au contenu principal

Pas de coronavirus aux Comores ?


Le Gouvernement devrait démentir formellement ce grossier mensonge propagé à travers le monde. La propagande française marque des points. Car cela traduit l’idée que Maore ne serait pas comorienne. Maore est douloureusement frappé. On y déplore même des morts. On constate que l’État français traite Maore en « sous-France ». Ce n’est pas mieux de notre coté car malheureusement on doit observer que la gestion du gouvernement comorien de la crise « oublie » Maore. Le président a eu des paroles de solidarité mais elles étaient trop formelles. Nous sommes nombreux à réclamer que Maore ait sa part de l’aide accordée aux Comores par le patron d’Ali Baba. Un minimum ! En vain jusqu’ici. Monsieur le président, écoutez-nous un peu !
Aucun cas déclaré de Coronavirus dans la partie indépendante du pays ? N’est ce pas miraculeux. On veut bien le croire. Mieux tout porte à le croire puisque nous n’enregistrons pas d’hospitalisation particulière. L’excellent Dr Ada a formulé une hypothèse tout en soulignant qu’il faudra une preuve scientifique. Mais le doute persiste du fait de la communication des autorités sanitaires.
Le ministère de la santé publie un communiqué pour répondre à l’article de la formidable journaliste d’investigation de LAGAZETTE. Il spécifie les conditions formelles des tests mais il ne dit pas si des tests ont été effectués ou non depuis la prise des mesures gouvernementales !? Lourde question : des Comoriens ont-ils été testés ? Envisagez-vous de doter le pays de labo mobile capable d’effectuer les tests sur place ? Le coût par machine serait d’une vingtaine de milliers d’euros (moins de 15 millions de francs comoriens), allez vous en acheter au moins un par île ? On est conduit à croire que l’absence de cas correspond à l’absence de test, ce qui est loin d’être rassurant.
Un membre du Comité scientifique mis en place, dans une interview à l’ORTC nous apprend qu’un budget à été élaboré et il couvre tous les aspects de la lutte. Tant mieux mais pour que le public ne considère pas cela comme de la pure démagogie, donnez quelques détails. A ma connaissance, un budget n’est pas un secret d’État, dévoilez au moins les grandes lignes.
Plus on avance dans le temps, plus on a l’impression que le Gouvernement qui avait pris un bon départ perd pied. On entoure les questions essentielles d’un brouillard impénétrable. Quelle stratégie concrète si par malheur le pays est envahi. Confinement ? Comment faire avec les plus démunis ? Les tests de masses ? Les masques pour tous ? Le ravitaillement ? Etc. Et on y ajoute une chasse aux sorcières contre les meilleur(e)s journalistes du pays ?
J’invite à une reprise urgente du processus de préparation au combat pour renforcer notre cohésion nationale et nos chances de perdre le moins de plumes dans cette pandémie de malheur !
Idriss (02/04/2020)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MAORE : OFFENSIVES ANTI COMORIENNES DE LA FRANCE

Après le désastre provoqué par le cyclone Chido, tout le monde attendait de la France, la puissance occupante un plan de reconstruction de Maore. Que nenni. Trois mois après le désastre, le gouvernement français gesticule, fait du bruit sans parvenir à rétablir la situation des plus démunis. L’approvisionnement en nourriture, eau, électricité ne couvre pas tous les besoins, tant s’en faut. Au lieu de chercher des solutions provisoires pour loger les sans-abris, les autorités françaises ont interdit la vente de tôles utilisées pour la construction d’habitat de fortune sans pour autant proposer des alternatives comme les logements provisoires sous des tentes comme cela est d’usage après les catastrophes naturelles. Non, la France traite les Maorais en mendiants dans le cadre de son assistanat et tente de les enfumer en indexant les « clandestins », bouc émissaire de prédilection. Une tactique payante en vogue depuis toujours. Mais le gouvernement français est allé encore p...

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...