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MAYOTTE : une « SOUS-FRANCE »

L’insécurité à Mayotte prend des proportions extrêmes et rend la vie invivable. Une situation qui rappelle les affrontements violents entre bandes rivales dans des banlieues parisiennes. « Les mêmes causes produisent les mêmes effets ». La pauvreté. La misère qui rend observateur désemparé des attraits de la société de consommation. Une jeunesse sans perspective qui se sent exclue. Et bien évidemment la fuite en avant des administrations adeptes du bouc-émissaire. Les « immigrés » là bas, les «Comoriens » ici. Sauf qu’en France, « état de droit » on ne pratique pas le chantage au droit de résidence alors qu’à Mayotte, en « sous-France », état de la raison du plus fort, un préfet obtus peut y recourir allègrement, voire même appliquer une « responsabilité collective »  

On a du mal à comprendre comment des personnes supposées intelligentes, cultivées, etc. ne s’interrogent pas sur l’insécurité profonde qui pèse sur la vie des simples Maorais depuis si longtemps et sous plusieurs formes ? L’aveuglement partisan n’aurait-il pas de limite ?

Maorais coupée arbitrairement de ses racines. Maorais engagée dans un combat schizophrénique contre les Comoriens des autres îles de l’Archipel. Peut-elle vivre dans la paix ?

Maorais administrée comme une colonie et non comme un département. Maorais un mirage idyllique où la plupart des citoyens vivent sous le seuil de pauvreté. Maore, îlot de prospérité artificielle dans un océan de misère crasse. Peut-elle échapper aux violences induites par ce genre de situation.

Ne serait-il pas temps, après 45 ans d’errement séparatiste, de poser autrement la question de l’unité des quatre îles Comores afin d’ouvrir la voie à la paix et à la prospérité de l’Archipel des Comores ? 

Idriss (12/09/2020)

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