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AZALI PRESIDENT DE L’UNION AFRICAINE : entre fierté, crainte et désespérance

Fierté bien sûr de voir le président de notre pays promu à la tête de l’Organisation africaine.

Certains et non des moindres me taclerons : « Azali n’est pas notre président ». Malheureusement si. C’est lui qui gouverne notre pays, qui représente notre pays sur la scène internationale. Président illégitime sans aucun doute. Ils sont légion en Afrique, en particulier ceux des putschs constitutionnels. Président illégitime, n’est-ce pas la règle dans notre pays.

Par contre force est de s’interroger sur cette nième incohérence de l’Union Africaine. Qu’est-ce qui a donc présidé à cette désignation ? Comment a-t-elle été amenée vers ce choix incongru. Cette Union Africaine dont la mission d’observation aux dernières présidentielles avait été choquée par les fraudes flagrantes et massives, au point de ne pas en valider les résultats, fait rarissime.

Crainte de voir notre pays se ridiculiser aux yeux de l’Afrique et du Monde

Si l’UA traduit la volonté d’unification du continent, il n’en reste pas moins qu’on en est loin après plus d’un demi-siècle d'indépendance. La fonction de Président de l’UA est donc essentiellement symbolique.

Force est, néanmoins de prendre en compte les bouleversements des rapports de forces dans le monde. La multiplication des sommets XXX-Afrique témoigne éloquemment de la position maîtresse de l’Afrique dans l’affrontement des superpuissances. Une complexité qui s’imposera au chef de l’UA

Azali et ses équipes pourront ils se montrer à la hauteur de la fonction ! Au regard des dernières prestations sur la scène internationale, on a le droit d’en douter.

Azali et ses équipes brillent par leur négligence administrative, leur mépris des formes, leur incurie. Dans le communiqué triomphal diffusé par la présidence pour annoncer le choix d’Azali illustre nos craintes. Comment comprendre et accepter cette faute grossière, impardonnable sur le prénom du président du Kenya ? Il suffisait d’une simple requête sur Google !

Désespérance enfin.

« La question de l’île comorienne de Mayotte » (formule onusienne) constituera un enjeu fondamental de la présidence comorienne.

Si Azali continue à servir la stratégie française et à jeter de la poudre aux yeux des Comoriens avec des déclarations formalistes sur Mayotte comorienne, la reconnaissance internationale de la francité de Mayotte se généralisera

Il importe que le pays comprenne que la seule voie vers la résolution de la question de Mayotte passe par une reconnaissance formelle par la France de la comorianeté de Mayotte et l’engagement de discussion entre toutes les parties prenantes pour imaginer et mettre en route un processus de retrouvaille de la famille comorienne.

Il est essentiel de comprendre que seule une forte pression internationale obligera la France à revoir sa stupide position.

La présidence comorienne de l’UA devra booster la lutte pour le respect de l’intégrité territoriale, mobiliser l’Afrique et bénéficier de sa solidarité naturelle.

La campagne s’annonce difficile. Car la question de l’île comorienne de Mayotte » n’est plus débattue à l’ONU depuis près de 30 ans, les étrangers sont loin de comprendre la question, les enjeux, etc. Il faut donc les informer, réfuter les falsifications historiques de la France. Pire certains pays africains sont tombés dans les pièges français.

D’où l’idée d’un livre blanc sur Mayotte à diffuser largement à tous les pays.

L’autre aspect de la mobilisation de l’Afrique doit viser la réinsertion de « la question de l’île comorienne de Mayotte » à l’Ordre du Jour effectif de la prochaine AG en septembre 2023 et donne lieu à un débat.

Notre seule arme pour recouvrer notre intégrité réside dans la pression internationale et non dans un pseudo dialogue Comores France. Les observateurs les plus avertis soulignent à cet égard que c’est depuis 1995, comme la France ne faisait plus l’objet de condamnation de sa politique aux Comores, que tout a changé, que le processus d’annexion de Mayotte se déroule sans accroc.

Si sous présidence comorienne, l’UA ne met pas en œuvre une politique de défense de l’intégrité des Comores, son poids, son image seront écornés.

Idriss (21/12/2022)


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