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Quelle voie électorale

 Depuis la dissolution abusive de la Cour Constitutionnelle en avril 2018 par une simple décision présidentielle, le pays vit une des périodes les plus sombres de son histoire. Azali et les siens piétinent à leur guise la loi. Même celles dont ils sont à l’origine.

Ce phénomène prend des allures ubuesques en matière électorale. Toute la chaine est grossièrement verrouillée à tous les niveaux, y compris à la Commission Nationale Electorale Indépendante, l’organe organisatrice et la Cour Suprême qui valide en dernier ressort.
A chaque élection les politiques nous jouent la même scène.
Une partie boycott ce qu’elle qualifie à juste titre de mascarade. L’autre se lance dans un combat perdu d’avance puisqu’elle croie pouvoir imposer la droiture par des paisibles négociations.
On en arrive à un cercle vicieux dont il faut sortir le pays.
Du coté des boycotteurs, on ne voit pas d’issue en dehors d’un putsch. Durant les 7 ans écoulés, rien ne permet de penser qu’un tel projet tienne la route. Depuis l’indépendance, les putschs sont orchestrés par la France. Enfin comment croire qu’une initiative d’un petit groupe puisse sortit le pays des ornières du colonialisme. On risque de nous enfoncer dans le gouffre qui nous étouffe.
De l’autre coté il faudrait réellement aller au combat. Il ne s’agit pas d’user de violence mais de résister à la violence pour imposer la transparence. Cela passe par :
• Eloigner les militaires des bureaux de vote par des mouvements populaires
• Refuser les procurations, porte ouverte aux fraudes de toutes sortes
• Assurer la présence d’assesseurs de tous les candidats tout le long de la journée
• Compter les résultats en public, consigner les PV et les diffuser bureau de vote par bureau de vote. Ce qui permettra de contester efficacement les magouilles.
C'est dans ce nouvel an qu'il faudrait envisager les communales
Il n’en reste pas moins que la voie du salut du pays réside dans la présence sur la scène politique comorienne d’un parti fort, capable de se faire entendre, d’offrir une alternative crédible au pouvoir en place.
La création de USHE en 2024 ouvre une perspective sérieuse. A chaque période cruciale de notre pays ce sont les jeunes qui ont relevé le défi. Bien évidement et c’est heureux d’autres forces patriotiques se battent courageusement mais force est de reconnaître que seul USHE est solidement implanté dans le pays, que l’on doit se réunir dans ce parti ou autour.
C’est ce qu’a fait le mouvement patriotique UKOMBOZI. L’heure n’est plus aux chapelles, aux combats de coqs entre des petits chefs mais à l’unification dans une seule organisation

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