Accéder au contenu principal

MAORE : UN VRAI FAUX DEPARTEMENT

 Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est ce que révèle Ferdinand Mélin-Soucramanien. Je cite « Contrairement à ce que laisse penser l'usage, dans les textes, Mayotte n'est pas un département, au sens législatif du terme. C'est une "collectivité à compétence de département et région" depuis 2011, …. La collectivité de Mayotte s'appelle "Département de Mayotte" mais légalement, il n'en est rien. "C’était la réponse politique à une demande populaire parce qu’ils voulaient absolument le terme département, donc on leur a mis l’étiquette alors que d’un point de vue législatif, c'est une collectivité", précise-t-il. »

Ferdinand Mélin-Soucramanien n’est pas le premier venu. C’est un professeur de droit public à l'Université de Bordeaux, Centre d’études et de recherches comparatives sur les constitutions, les libertés et l'État (CERCCLE).
Voilà le pot aux roses.
Si nous qui défendons l’intégrité territoriale de notre pays soutenons que Mayotte n’est pas française, ne peut pas être un vrai département français sur la base de considérations simples :
• Comment peut-on soutenir que Mayotte s’est donnée à la France en 1841 alors que personne ne conteste que Mayotte a été achetée comme s’il s’agissait d’un vulgaire bien matériel, qui plus est l’île a été vendue par un Malgache et non par un Maorais. Sur quelle adhésion reposerait un tel acte de banditisme colonial ?
• Comment peut-on nous gaver de l’amour des Maorais pour la France. C’est une population qui à la fin des années 1960, ignorait tout de la France, sa culture, sa langue, etc. Bien sûr Georges Nahuda, Marcel Henry aimaient la France mais prétendre que toute la population de Mayotte aime la France est une grosse arnaque. On comprend l'attirance vers des aides et la répulsion face à des régimes répressifs et cupides
• Comment peut-on croire à un département français sur un territoire à plus de 90% musulman dans cette France qui assimile immigration à islamisme, etc. Le plus jubilatoire se trouve dans la défense de Mayotte française par Marine Lepen
• Comment peut-on croire à un département français où aucune loi française de droit commun ne peut s’y appliquer, on doit toujours couper les cheveux en quatre pour soi-disant adapter.
Voilà que des constitutionnalistes honnêtes qui font un travail à caractère scientifique viennent ajouter des éléments et donner encore plus de poids à nos thèses.
Plus de 50 ans de séparation n’ont pas brisé l’unité des quatre îles Comores. C’est une unité qui a jaillit spontanément. Personne n’a œuvré pour la créer, pour créer une langue commune, pour édifier une culture commune basée sur une religion commune, etc.
50 ans de séparation cala suffit. On devrait faire jouer l’intelligence des concernés pour trouver des voies nouvelles. On dirait que notre époque est marquée par des extrémistes d’extrême droite aux grandes gueules. Ceux qui n’ont que la haine à la bouche, occupent les devants de la scène dans nombre de pays. A Mayotte, c'est Estelle Youssoufa qui s’est fait un nom en disant tout et n’importe quoi sur les Comores. Elle instrumentalise l'insécurité à Mayotte et déverse une haine farouche contre les« immigrés comoriens à Mayotte ». Elle est adoubée par les médias français qui la propulse.
Heureusement que d’autres voix commencent à se faire entendre, y compris chez certains élus maorais, chez certaines personnalités de la société civile. Il est possible de se retrouver peu à peu. Le séparatisme insulaire nous fait beaucoup de mal.
Après un demi-siècle d’indépendance tronquée, il est temps que les Comores retrouvent leur unité, que cette expérience d’une nation surgie spontanément, témoignage de la diversité et de la richesse du monde soit préservée et développée
(copier l'URL et le coller à votre navigateur préféré)


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MAORE : OFFENSIVES ANTI COMORIENNES DE LA FRANCE

Après le désastre provoqué par le cyclone Chido, tout le monde attendait de la France, la puissance occupante un plan de reconstruction de Maore. Que nenni. Trois mois après le désastre, le gouvernement français gesticule, fait du bruit sans parvenir à rétablir la situation des plus démunis. L’approvisionnement en nourriture, eau, électricité ne couvre pas tous les besoins, tant s’en faut. Au lieu de chercher des solutions provisoires pour loger les sans-abris, les autorités françaises ont interdit la vente de tôles utilisées pour la construction d’habitat de fortune sans pour autant proposer des alternatives comme les logements provisoires sous des tentes comme cela est d’usage après les catastrophes naturelles. Non, la France traite les Maorais en mendiants dans le cadre de son assistanat et tente de les enfumer en indexant les « clandestins », bouc émissaire de prédilection. Une tactique payante en vogue depuis toujours. Mais le gouvernement français est allé encore p...

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...