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MAMWE dans ses oeuvres


La production d'énergie électrique à Ngazidja est retombé, deux des cinq moteurs seraient en panne. Encore une fois les règles de la maintenance préventive ne sont pas respectées. Tantôt Mamwe est incapable de s'approvisionner en gasoil, tantôt ce sont les groupes, un cycle infernal que l'incurie et la veulerie perpétuent. La crise énergétique perdure depuis 1997. Les responsables de la société, de l'Etat et de l'Ile se perdent en conjectures, se rejettent la balle, les problèmes financiers sont brandis comme paravent, etc. Cette incapacité à produire constamment quelques 10 mégawatts a de quoi choquer le comorien moyen, d'autant que des sommes folles ont été englouties à plusieurs reprises pour renflouer la société, il y a trois ans, on nous a même chanté l'air de la construction d'une nouvelle centrale dans l'ancienne pour un coût de quatre milliards.
En tout cas, la descente aux enfers se poursuit. Les conditions de vie se dégradent. Et pendant ce temps, Sambi, à mi-chemin de son mandat, se félicite de son action, le pays aurait retrouvé de la crédibilité, des investisseurs arrivent, du pétrole comorien coulerait bientôt (en septembre si mes souvenirs sont exacts). Tant pis si ces grandes réalisations sont imperceptibles au citoyen qui galère dans sa vie de tous les jours et qui ne perçoit, et c'est un euphémisme, aucun signe d'une prochaine amélioration.
Idriss (27/10/07)

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