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DE L’ANTI-COMORIEN PRIMAIRE

« Une pièce d’identité est exigée à tout passager empruntant un bateau ou un avion à l’entrée comme à la sortie des postes frontaliers des Comores pour des raisons de sécurité ». Voilà un délit grave aux yeux de l’ambassadeur de France aux Comores. Et son excellence menace les Comores : restriction dans l’octroi des visas aux Comoriens voulant se rendre en France, d’autres mesures de rétorsion, non dévoilées, sont brandies si jamais les autorités comoriennes osent appliquer leur décret. On en est même arrivé à refuser au Président comorien de se rendre à la Réunion car les prétextes invoqués ne trompent personne.

Comment un simple ambassadeur peut-il menacer le pays dont il est l’hôte !? Assurément grotesque, arrogance de grand pays envers un petit pays ! Mais il faut surtout y voir le mépris de cet homme envers les Comores. Car quoi qu’il fasse, l’ambassadeur des Comores sait qu’il se trouvera des Comoriens pour ramper devant lui ; que le chantage au visa pèsera. Il croît que le Gouvernement comorien comme d’habitude, courbera l’échine et se soumettra ! Aveuglement de la suffisance qui perd de vue la marche du monde, l’évolution. Car les Comoriens ont marre qu’on leur crache sur le front à tout bout de champ, que pour un oui ou un non c’est le chantage au visa, à l’aide, voire même à l’intervention militaire via des mercenaires. C’est cela qui pousse de plus en plus de Comoriens de divers horizons à surmonter leurs appréhensions et à s’insurger contre cet anti-comorien primaire.
Puisse la départementalisation agir comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase en conduisant à une rupture dans l’attitude de nos dirigeants et de nos hommes politiques de tout bord. Il faut que la France mesure que quand bien même, notre pays est petit, mais c’est un Etat comme tous les autres, un Etat fier de lui-même, capable de faire face au grand pays. La fierté des Comoriens ne doit pas se limiter au seul champ coutumier, il doit s’étendre à la dignité des personnes et du pays.
En tout cas et qu’on se le dise : la départementalisation ne change rien au combat pour le retour de Mayotte. Le peuple comorien continuera jusqu’au bout, quelles que soient les vicissitudes.
Idriss 22/03/2011

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