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Salim Hatubou : adieu l'artiste, adieu le patriote

J'ai eu du mal à le croire. Il a fallu une confirmation de vive voix de Guigui pour que je me résigne. Il m'a fallu attendre avant de pouvoir lui rendre un hommage modeste et je suis incapable de continuer ....

Salim avec près de 30 oeuvres publiés, avec son talent confirmé et son succès reconnu n'a pas hésité à lire en public, un paragraphe de mon livre "FRAGMENTS D'EXPERIENCES", c'était en 2014, lors d'une conférence organisée dans une librairie à Marseille. Simplicité, modestie, soutien (il m'encourageait à continuer d'écrire).

Salim aimait son pays. tout son oeuvre en témoigne. Non seulement sur la forme, son inclinaison vers le conte comorien tel qu'il a existé, mais aussi dans le contenu. Il militait pour l'unité du pays et du peuple. J'en veux pour exemple son livre sur Hamuro, bidonville à Mayotte brûlé parce qu'il était peuple par des Comoriens non Maorais, un crime commis pas des séparatistes maorais sous l'oeil impassible des forces de l'ordre français. Un livre primé à Mayotte même.

Notre pays porte en lui des étoiles. Une des plus lumineuses s'est éteinte. La perte pour notre pays est incommensurable. La vie continuera sans toi mais nous tacherons de te faire honneur en poursuivant tes combats Chapeau bas l'artiste patriote.

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