Accéder au contenu principal

MAYOTTE NE SERA JAMAIS FRANCAISE

"Une déclaration du Comité Maore publié à Moroni ce 3 aout 2015 en réaction à la provocation française lors des 9ème Jeux des Iles de l'Océan Indien"

Comme à son habitude, La France ne respecte rien dans sa volonté d’annexer l’ile comorienne de Mayotte. Charte de l’ONU dans ses dispositions sur l’accès des pays colonisés à l’indépendance. Innombrables résolutions des AG de l’ONU et nous n’évoquons pas les appels de diverses organisations internationales : Union Africaine, Mouvement des non-alignés, Conférence Islamique, etc.. Aujourd’hui c’est au tour de la Charte qui gouverne les jeux des Iles de l’Océan Indien (JIOI). Sans avoir obtenu l’aval des pays de la Commission de l’Océan Indien, l’Etat français, profite du fait que les JIOI se déroulent à la Réunion, pour faire défiler frauduleusement les athlètes maorais sous le drapeau français, croyant ainsi faire accepter subrepticement son annexion de l’ile comorienne de Mayotte.

La France fait semblant d’ignorer que la participation indépendante des maorais aux JIOI est un privilège exceptionnel que l’Etat comorien a accepté dans un souci d’ouverture, d’apaisement pour créer les conditions d’un dialogue apaisé. Ce bras tendu a été considéré comme une lâcheté et la France s’en est servi pour imposer, à coup de pression et de chantage, Mayotte dans la Région Océan Indien pour finalement intégrer l’ile comorienne dans sa République et l’Union Européenne, croyant qu’un point de non-retour serait atteint.

Eh bien non. La grossière et arrogante provocation n’est pas passée. Les Comoriens, les sportifs et les officiels les accompagnant ont refusé l’humiliation. Que la France se le dise : aucune autorité comorienne, aujourd’hui comme demain ne validera l’annexion de l’ile comorienne de Mayotte par la République française et s’il s’en trouvait, il serait banni, voué à un échec honteux et remplacé par un autre plus digne.

L’Etat français a l’amitié à la bouche mais travaille en sous-main contre l’Etat comorien. Elle déstabilise notre pays en agissant derrière des marionnettes comoriens. Il en fut ainsi de 1975 à 1995, période des coups d’Etat et des mercenaires. Il en va ainsi depuis 1997 avec l’éclosion d’un séparatisme virulent qui sabote l’unité du pays et met en danger l’existence de l’Etat comorien.

Le Comité Maore applaudit des deux mains, le retrait comorien des JIOI, se félicite du communiqué du Gouvernement comorien, soutien les premières mesures prises à savoir : rappel de l’ambassadeur des Comores en France et convocation au Ministère des Relations Extérieures de l’ambassadeur de France aux Comores.

Le Comité Maore appelle à une large mobilisation populaire pour riposter contre l’humiliation française et appuyer le sursaut national des sportifs comoriens, du Président Ikililou et de son Gouvernement.
Moroni le 03/08/2015

Commentaires

Ankili Mahamoud a dit…
Mes chers compatriotes,je suis très content quand les comoriens sont intransigeants au sujet de leur ile de Mayotte.Cette jalousie manifeste fait la fierté de tout un peuple mais nous nous mentons.J'ai toujours proposé que si nous souhaitons que Mayotte revient dans son giron naturel,nous devons mettre le patriotisme et le développement au service de la nation.Depuis toujours,les Comores sombres dans le désordre et la misère parce que tous les dirigeants successifs ont des passeports rouges synonyme de la francité, comment voulons-nous que cela soit autrement.Oui,la France nous provoque mais que pouvons-nous faire d'autre alors que tout le temps,nous la vénérons.Oui la France nous piétine alors nous sommes trop français que comoriens...Nous avons seulement les yeux pour constater et pleurer.Si nous sommes toucher par cet acte inqualifiable,allons tous rendre les passeports français en guise de protestation.Parce nous ne pouvons désirer une chose et son contraire...Bref,le chien aboie,la caravane passe

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...