Accéder au contenu principal

Sambi : réveillez-vous !

Plusieurs jours après l’ouverture de la campagne de la dernière ligne en zigzag, Sambi se tait et son parti semble se déchirer. Des grosses fissures illustrées par le ralliement d’Ahmed Ben Jaffar à Mamadou font trembler l’édifice Juwa. Des débats houleux sur la position à prendre opposent les militants qui s’expriment désormais publiquement et avec violence sur les réseaux sociaux.

Sambi va-t-il jouer perso au risque de tout perdre ou va-t-il enfin jouer collectif. Car c’est lui et lui seul qui a fait de Bourhane le président de l’Assemblée Nationale. C’est lui et lui seul qui a décidé de transmettre le relais à Ikililou. Manifestement il croyait placer des pantins et continuer à régner. Mauvais calcul qui a couté cher au pays et qui ne lui a rien rapporté. Ikililou est devenu l’ennemi et Bourhane vogue désormais sous d’autres pavillons.

Sambi va-t-il s’obstiner. Car certains le soupçonne de déjà se projeter à 2021. Ce qui expliquerait son soutien du bout des lèvres à Fahami, il n’a été vu que dans les grands meetings à Ngazidja, et sa forte implication au côté de son candidat au gouvernorat de Ndzuani. Les tergiversations de Sambi n’indiquent-elle pas un soutien à Mamadou, un « soutien honteux » puisqu’il lui est difficile de l’assumer complètement, mais soutien quand même à un Mamadou, considéré comme meilleur par rapport à Ikililou. En n’appelant pas clairement à voter contre Mamadou, Sambi apporte un soutien décisif à Mamadou. Car tout indique qu’Azali va remporter les élections. Mais si les scores sont serrés, des manipulations risquent de fausser les résultats. Il faut une véritable vague contre Mamadou, l’expérience au service de l’incurie et de l’irresponsabilité.

Sambi serait-il suffisamment fou pour croire pouvoir empêcher le 2ème tour ?

Sambi serait-il aussi stupide pour ne pas mesurer l’impact sur les résultats des présidentielles de son attitude de refus obstiné du 2ème tour et pour ne pas comprendre qu’il ferait alors le lit au clan Ikililou-Mamadou-Msaidié ?

Sambi serait-il si mal inspiré pour croire qu’avec Mamadou-Msaidié au pouvoir, la situation lui sera favorable pour retrouver Beït Salam? Et puis comment peut-on élaborer des stratégies d’une élection qui interviendra dans 5 ans !!

Sambi n’a qu’une issue, à moins que son aveuglement ne le conduise à jouer les seconds rôles et à rejoindre les hommes politiques exclus du champ politique par leur score de 1%. Il faut bâtir un vrai front uni CRC-JUWA, partager le pouvoir en décidant par exemple de nommer un ministre d’Etat, inamovible qui aura pratiquement rang de vice-président et qui sera issue de Juwa. Un engagement solennel que pourrait prendre Azali sur le saint coran. La victoire sera alors assurée. Le pouvoir n’appartiendra plus à un clan et le pays aura plus de chance de voir sa situation s’améliorer.

Idriss 22/03/2016

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...