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MAIS QUE FONT LES RESPONSABLES DE CE PAYS ?

La question se pose sérieusement au regard de ce qui se produit ces derniers temps. Les événements se bousculent et nous interpellent tous !

Dernier en date : Djaza « réélu » président de la CENI ? Quel que soit le respect qu’on lui doit, ce Monsieur n’a pas sa place dans la CENI pour la simple raison qu’il est sous le coup d’une procédure judiciaire liée à son passé d’ancien président de la CENI. Comment a-t-on pu le reconduire, cela tombe sous le sens ! Que faire alors que la Cour Constitutionnelle est quasi inexistante, quel peut être le recours à une décision insensée qui met le pays en danger !

Mais il y aussi la « condamnation à de la prison ferme » de ceux qui ont célébré la Ide El Adha Vendredi. Que vaut une position du Mufti face à un décret présidentiel, puisque celui de 2009, fixant la date de célébration de la Ide El Adha n’a pas été abrogé. Qu’est ce qui guide la justice : la loi ou d’autres considérations !?

Mais il y a aussi la « destruction d’une mosquée », une aberration morale ! Comment caractérise-t-on le musulman sinon par l’adhésion aux cinq piliers de l’Islam. Il ne faut pas confondre chiisme et « khomenisme », un mouvement politique qui arbore frauduleusement un drapeau musulman pour conquérir le pouvoir. Ils ne sont pas les seuls. Il y a aussi ceux qui ensanglantent le Monde pour bâtir un califat à leur solde. L’intolérance religieuse sape les bases de la stabilité et de la paix qui prévaut dans le pays. Ce qui se passe à l’extérieur devrait nous inspirer et nous conduire à plus de circonspection pour tout ce qui touche aux religieux.

Mais il y a aussi la situation déplorable de la Cour Constitutionnelle (CC) et de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), ces hautes instances qui ont failli mener le pays vers une guerre civile lors des dernières élections. Et voilà qu’au lieu de les redresser et de redorer leur blason, on aggrave leur situation en paralysant la CC et en replaçant Djaza à la tête de la CENI.

Mais il y a aussi des déclarations de dirigeants politiques de premier plan qui sèment le doute, pour ne pas dire pire, autour des assises. Des assises qui portent les aspirations du pays à un mieux vivre.

Le Chef de l’Etat devrait mettre le holà dans tout cela pour rétablir la confiance, la sérénité et la primauté des réalisations indiscutables de ces derniers mois avant qu’il ne soit trop tard.

Idriss (12/09/2017)

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