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Au secours l’Assemblée Fédérale (AF)

Les dérives antidémocratiques s’accumulent et risquent de faire basculer le pays dans un système autocratique d’un autre âge. L’AF, représentant de la nation, elle constitue aujourd’hui le dernier recours. Il ne s’agit pas de principe, de droit mais de capacité effective basée sur une volonté forte. Si l’AF n’assume pas cette responsabilité, qui peut le faire ? Les députés semblent ne pas mesurer pleinement l’impasse dans lequel le pays est mené. D’où le cri d’alarme !

En premier, l’AF peut-elle rester passive face à la quasi-disparition de la Cour Constitutionnelle, l’institution faîtière de l’Union des Comores ? On peut comprendre que l’exécutif veuille avoir les coudées franches pour agir à sa guise, mais le parlement du pays ne peut pas le tolérer. Or ça dure et personne ne semble décider à réagir !?

Trop d’actes administratifs dont des décrets, des notes, des engagements importants de dépenses, etc. sont posés sans aucun respect des prérogatives de l’AF. Pourquoi l’AF laisse faire ? Est-elle si dépourvue de moyens d’actions face au gouvernement ? Quel est le sens d’une telle passivité ?

Prenons le dernier exemple. Dans le cadre de la célébration de la journée de la police arabe, le ministre de l’intérieur annonce la création d’une police des mœurs. Le ministre a-t-il le droit de le décider tout seul ? Il paraît que des filles ont déjà été interpellées. Qui va décider des critères des bonnes mœurs ? Les policiers à leurs convenances ou à la tête des personnes ou selon leur bon vouloir ? Les personnes incriminées bénéficieront-elles d’un recours quelconque ou seront-elles d’emblée soumises à l’arbitraire des policiers.

Le même ministre de l’intérieur aurait interdit la célébration du 31 décembre, une fête non musulmane donc impie à ses yeux ! C’est à peine croyable. Dans quel système veut-on faire basculer le pays ?

Le président de l’AF et l’ensemble des députés portent une lourde responsabilité dans ce qui arrive au pays. Puissent-ils se hisser à la hauteur de leurs fonctions et éviter au pays de sombrer dans un système autocratique frauduleusement fondé sur l’islam.

Idriss (20/12/2017)

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