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Que faire après les législatives ?


La mascarade électorale s’est avérée une farce grossière. Plus de 60 % de taux de participation. 16 élus CRC dès le premier tour. Le parti du président détient une majorité absolue confortable : 16 sur 24 sans parler des 5 encore en lice pour le 2ème tour. Sommet de l’indécence : 100 % pour le CRC Abou Achiraf. Abou Achirafi protagoniste en chef du scandale de la citoyenneté économique, Abou Achirafi l’Escobar comorien. (Escobar a été le chef du cartel de Medellin, une célèbre maffia qui imposa un règne criminel en Colombie dans les années 1980).
Djaza et sa CENI n’ont manifestement pas froid aux yeux et ne s’embarrassent pas de scrupule. La Cour Suprême validera sans état d’âme. Les « carottes sont cuites » !
Les séides de l’Union de l’Opposition et du CNT n’en crient pas moins à la victoire. Ils nous jouent une mini farce. Car même si à l’évidence, le taux de participation réel n’atteint pas les 10 %, il ne repose sur rien d’objectif. Car même si les législatives sont une farce grossière, elles n’entreront pas moins dans les faits, consolidant la prise en otage du pays par le clan Azali. Le boycott d’élections par les opposants en Afrique sont légion et cela n’a jamais empêché un pouvoir illégitime de régner avec la bénédiction de la communauté internationale et africaine.
Le pays va-t-il continuer sur cette voie : un pouvoir en place qui s’impose sans aucune considération des lois et une opposition inerte, sans vision ou va-t-il enfin tourner le dos à ces politiciens sans consistance, prédateurs insatiables de la chose publique.
Al Comorya appelle à la création d’une force politique démocratique nouvelle. Qui dit mieux ?

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