Accéder au contenu principal

DE LA PEINE DE MORT

Elle est remise au devant de la scène avec les condamnations à mort de la cour d’assises en cours. Sous Taki, une exécution, qui plus est en publique (je crois), avait suscité beaucoup d’émotion et de débats.

Personne ne pourra l’emporter en s’appuyant sur la religion pour triompher. Chaque camp trouvera dans le Coran et les hadiths des arguments « définitives » pour sa position.

Personne ne pourra l’emporter définitivement en spéculant sur l’exemplarité préventive des crimes ignobles qui révoltent la conscience de tous. Chacun pourra trouver des exemples pour appuyer sa position.

Personne ne pourra l’emporter en manipulant les concepts de civilisation pour terrasser les partisans de la peine de mort. Quand on s’aperçoit que la prétendue première démocratie mondiale, les USA, doit être inclus dans les pays les plus barbares, quand on prend en compte tous les crimes de la civilisations occidentales, on aurait tort d’insister sur ce genre d’arguments.

On a souvent souligné les erreurs judiciaires qui ont conduit des innocents à la potence. Des crimes sociaux irréparables. Mais même cela ne parvient pas à convaincre les partisans de la peine de mort.

Personnellement je ne comprend pas que des être humains peuvent organiser l’exécution d’un humain pour répondre à des circonstances sociales (la colère, l’indignation, l’esprit de revanche) fut-ce un crime horrible. Comparaison n’est pas raison mais je ne peux pas ne pas penser aux exécution d’animaux pour répondre à des circonstances sociales (la joie, nos « mashuhuli »). Le cérémonial est différent mais il est organisé socialement. C’est ce cérémonial qui avait conduit Maître Bandinter à incarner la lutte contre la peine de mort en France.

Qui donne la vie et qui a le droit de l’enlever ? Une problématique complexe qui invite à une réflexion complexe.

Notre pays ne pourrait-il pas rejoindre la multitude des pays qui ont banni chez-eux la peine de mort ? Cela ne grandirait-il pas notre pays ?

J’espère mieux je sollicite que le Chef de l’État commue les peines de mort à la perpétuité.

Idriss (07/10/2020)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

LA COI : L’ARME FATALE DE LA FRANCE CONTRE LES COMORES

Le 8 juin 2026, le sommet de la COI s’est tenu comme de coutume. Le ministre comorien affirmant haut et fort Mayotte comorienne et la ministre française cherchant à noyer le poisson dans l’eau avec son intégration de Maore dans la COI. Un peu d’histoire pour appréhender précisément la stratégie française En 1975, la France était complètement isolée. Le maintien de Maore sous sa domination coloniale soulevait l’indignation générale. Les référendums organisés à Mayotte en 1976 furent des mascarades. On ne légitime pas une situation contestée en organisant des consultations locales sous contrôle de la puissance qui en tire bénéfice. Aucune crédibilité donc au prétendu « choix des Maorais à rester français ». A cela il faut ajouter la falsification ubuesque du droit international par la France. En effet Il n’y a pas, d’un côté, l’intégrité territoriale des Comores, et de l’autre, un hypothétique “droit du peuple maorais à disposer de lui-même”. Cette symétrie est une const...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...