Accéder au contenu principal

SCANDALE,CRIME DANS LES PRISONS COMORIENNES

Oubeid de FB-FM rapporte que lors de sa détention, il a découvert un bébé de 9 ans qui croupit en prison depuis plus de trois mois. La description qu'il en fait touche le fond du cœur, fait frémir, donne envie de taper sa tête contre les murs.
J'avoue avoir eu un mal fou à réprimer des larmes, à avaler ma salive. Incroyable mais vrai !
L'humanité a-t-elle encore un sens sous nos cieux.
Merci au courageux jeune journaliste Oubeid de nous éveiller tous sur la situation des prisons du pays, sur la situation des enfants emprisonnés et spécialement sur le cas de cet enfant de 9-10 ans.
On ne peut pas ne pas s'interroger sur ce qu'il y a lieu de faire. Car le pays est comme abandonné à lui même, HAMA YIFU WENYI HAMA NDE ATIMA WAMAHA SHENDA ULIO HOMAGOBANI.
Les partis politiques, censés refléter les aspirations du pays, ne se préoccupent plus de la situation des citoyens,(le FD le faisait avant la fin du XX° siècle) . Leurs revendications ne portent que sur le pouvoir, les institutions, etc. Mais rien sur l'école, sur l'hôpital, sur la justice, sur les droits piétinés, etc.
Les syndicats semblent pris en otage par des directions préoccupées d'en tirer parti plutôt que de défendre les intérêts des travailleurs.
Les associations dites de la société civile qui existaient ont tous pratiquement disparus, ACDH, FCDH, etc.
Que faire alors ?
On se débat, on fait comme on peu
Sur la situation sanitaire, certains ont utilisé le cas ADINA pour créer un collectif : quelle voie pour que les Comoriens ne meurent plus dans les hôpitaux comme des moins que rien ! Certains s'en offusquent sans proposer d'autre alternative.
Peut-être que suite à ce témoignage de Mchangama Oubeid Athouman, il faudrait penser à un collectif sur les prisons et voir ce qu'il est possible de faire pour améliorer la situation.
La Fédération Internationale des Droits de l'Homme est organisée en structures nationales. Dans beaucoup de pays des avocats bénévoles sont à l'initiative et à l'animation de ces structures nationales ! La FIDH est très dynamique, elle est déjà intervenue aux Comores pour défendre des prisonniers politiques. Elle pourrait le faire pour d'autres cas. Est ce qu'il y aurait une piste par là. S'il se trouve des avocats intéressés, je m'associerai à lui ou à eux pour explorer cette piste.
Idriss(20/12/2020)

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

𝐕𝐈𝐂𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐋𝐄Ç𝐎𝐍𝐒 𝐃'𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐂𝐎𝐋𝐄𝐑𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐄𝐒

Pendant une semaine, les Comores ont vécu un mouvement social massif sans précédent durant ces vingt dernières années. La flambée des prix des carburants a agi comme une étincelle dans une société déjà éprouvée par la vie chère, le chômage, l’affaissement des services publics et une gouvernance autocratique sans perspectives autre que le pillage des deniers publics. Encore des assassinats ! La mort confirmée d’au moins un jeune manifestant constitue un fait gravissime. Une fois encore, les forces de sécurité ont répondu à une mobilisation populaire par la violence, l’humiliation et le sang. Ce scénario est devenu tristement habituel dans notre pays : Le mouvement social ne devrait pas se terminer sans exiger justice. Les responsables sont connus. Ils sont identifiés, ils doivent être arrêtés et traduits devant les tribunaux. Les blessés doivent être pris en charge par l’État. Au-delà des procédures judiciaires, la nation doit reconnaître la gravité de ce drame. Une journée ...

𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐓𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐎𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄

(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...