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RADIOKAZ : UN SCANDALE D’ÉTAT ÉNORME

Hier soir 23/09/2021 un groupe de jeunes partisans du pouvoir envahi RADIO KAZ et s’en empare. Depuis lors la célèbre radio n’émet plus. Plus de 12h après, aucune intervention de la police ni de la gendarmerie pour rétablir l’ordre, déloger les agresseurs et les soumettre aux lois du pays. Incroyable mais vrai.

Cette situation perdure et soulève des interrogations de principe sur l’État comorien. Les forces de sécurité sont-elles au service de la loi ou du clan qui gouverne le pays ? On se souvient du déploiement, y compris de l’armée, quand Mabedja avait appelé à un rassemblement place de l’indépendance à Moroni ! Quand des partisans du régime use de violence caractérisée pour imposer par la force le silence à une radio indépendante, rien ne bouge. Sans la patience des défenseurs des droits de la presse et des opposants au régime, le sang aurait pu couler à UKAZI !

Le pays va-t-il tomber sous la férule de groupes paramilitaires et autres illuminés ?

Faute d’interventions de l’État, certains se tournent vers la notabilité de UKAZI et l’appelle à rétablir la paix dans la ville. Ce n’est pourtant pas un problème de UKAZI mais un problème des Comores. Le pays doit-il opérer un retour à l’époque de la gouvernance des notables ? La nation comorienne, l’État comorien ne seraient-ils que des gadgets brandis aux yeux du monde par ceux qui veulent en tirer des profits personnels ?

En adoptant une attitude cavalière face aux lois de l’État comorien, le pouvoir Azali précipite le pays vers un gouffre dont personne ne mesure la profondeur. A se demander si les gouvernants actuels sont des autistes ou si leur mépris des citoyens les aveugle.

Comme dit l’adage comorien : KAVANA LA DJAYA LITSO HUVWA (la marée haute est inévitablement suivie par une marée basse). Le monde en fournit plein d’exemples.

Idriss (24/09/2021)

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