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NDZAUZE : L’ÉTAT AZALI EN DÉCRÉPITUDE !

Je viens de voir les images effarantes des dégâts causés à Ndzauze par les « forces de l’ordre » ! L’État Azali est tombé bien bas. Et dire que des ministres ont applaudi le brigandage. L’irresponsabilité et l’incurie s’étalent au grand jour au sommet de l’État.

Personne, y compris les habitants de Ndzauze, ne peut approuver le comportement épidermique des jeunes du village. Mieux, chacun comprend que l’on ne peut pas tolérer la tendance à vouloir se faire justice soi-même, l’attaque du bureau de la gendarmerie de Mitsamiouli et sa mise à feu ! Mais personne ne peut justifier la réaction des forces de police qui sont intervenues. Bien évidemment l’usage de la force s’imposait mais de là à démolir des habitations, à détruire des mobiliers à l’intérieur des maisons, à endommager des commerces, il y a un fossé que les gesticulations du ministre de l’intérieur ne peuvent pas combler. Et puis il y a cette accusation de vol d’or et d’argent que personne ne peut rejeter au regard de la barbarie mise en œuvre.

Même si l’on ne peut ni justifier ni tolérer la vive et chaude réaction des jeunes de Ndzaouze, chacun comprend que cette attitude reflète la triste réalité qui prévaut dans le pays : l’absence de confiance en la justice du pays, le règne de la corruption, la mise en coupe réglée de l’appareil d’État. Le pays est de plus en plus perçu par les simples gens comme une jungle où le président Azali et les siens font absolument ce qu’ils veulent. Cela ne peut que susciter des réactions de plus en plus violentes, en premier lieu chez les jeunes.

L’État Azali est aux abois. Dépourvus d’autorité on le voit de plus en plus recourir aux notables pour calmer la population.

Idriss (15/11/2021)

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