Accéder au contenu principal

Provocation française aux jeux des jeunes de l'Océan Indien

La vidéo

Encore une fois la France provoque un scandale à l’occasion des divers jeux de l’Océan Indien. C’est sa stratégie qui lui a permis de rompre l’isolement de Maore dans la région sud-ouest de l’Océan Indien. Elle vise aujourd’hui l’acceptation comorienne de l’annexion de l’île comorienne. Ce qu’elle n’obtiendra jamais.

Le point d’achoppement concerne le drapeau et les insignes français. La délégation maoraise n’y a pas droit suivant la Charte des jeux. Faute de n’avoir pas réussi à faire changer la charte, la France cherche à la piétiner. Cette pratique des grandes puissances qui n’acceptent que les lois qui vont dans le sens de leurs visées colonialistes et néo-colonialistes. Alors la France mise sur les provocations, susciter des troubles, dénoncer le mélange politique-sport, nourrir la haine entre les îles, etc. Une propagande nocive pour troubler les esprits.
Malgré ses incohérences, l’Etat comorien maintient jusqu’ici une position ferme faisant échec aux manœuvres françaises.
Il est essentiel que la jeunesse maoraise ne tombe pas dans le panneau. Elle doit comprendre que sa participation en tant qu’entité indépendante ne va pas de soi, pose problème. Pourquoi bénéficierait-elle d’un privilège face aux autres jeunesses des autres îles de l’Archipel ? L’inclusion de la Réunion dans la Commission de l’Océan Indien est une disposition singulière pour inclure l’île de La Réunion, le chapeau de l’Etat français fut un pis-aller puisque la COI n’est composée que par des Etats.
Cette situation illustre bien l’impasse dans laquelle la France a conduit notre Archipel en tentant de la balkaniser. La jeunesse de l’Archipel doit en prendre pleinement conscience, procéder au bilan des 50 ans de séparation et imaginer des voies nouvelles basées sur la souveraineté pour se bâtir un avenir prospère.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

3ème séminaire gouvernemental : encore une messe d’autosatisfaction

Qui pourrait contester l’opportunité de tenir un séminaire gouvernemental pour évaluer le PCE (Plan Comores Emergent) à travers ses PTA (Plan de travail Annuel) dont l’objectif affiché est de servir « l’intérêt supérieur de la Nation et la volonté commune de bâtir des Comores prospères et paisibles » (Discours du président Azali cité dans Alwatwan du 13/05/2025). La pertinence de la démarche est malheureusement anéantie par des thèses du style « … des transformations structurelles et tangibles ont déjà été engendrées au bénéfice de notre peuple » (propos de la Commissaire au plan rapportés » par la Gazette des Comores du 14/05/2025). Inévitablement la montagne accouchera d’une souris. Comme à son habitude, le pouvoir se congratule dans des messes budgétivores niant complètement une réalité abominable qui pourtant saute aux yeux de tous. Car on n’a pas besoin d’indicateurs sophistiqués pour appréhender la ruine du pays. Oui des nouvelles routes ont été goudronnées mais cela compense-t-i...

𝟏𝟕/𝟏𝟐/𝟐𝟎𝟐𝟓 : 𝐥𝐚 𝐁𝐂𝐂 𝐜é𝐥è𝐛𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞

Une de ces grandes messes dont le pouvoir Azali a le secret. L’objectif est toujours le même : s’autocongratuler, méthode Coué classique et, peut-être surtout, mystifier la population. Rapprocher la situation du pays en 1975 à celle de 2025, conférait une « fierté nationale », une glorification du chemin parcouru. Penser donc, à peine une dizaine de médecins en 1975 et plusieurs centaines aujourd’hui. Un progrès indéniable mais pour quels résultats. La sanction ne se trouve-t-elle pas dans les multiples voyages sanitaires des citoyens, en commençant par les gouvernants eux-mêmes. 100% de scolarisation, une prouesse mais sabotée par la politique éducative, programme formant des étrangers (voir la Thèse de l’éminent anthropologue comorien Damir Ben Ali ( http://www.damirbenali.com ), par les établissements publics délabrés, par la place et le rôle du privé dans le système éducatif. Tout y est passé pour illustrer des grandes avancées : électricité, eau, infrast...

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

L’école constitue le socle d’une société Il me semble utile de souligner avec force l’importance de l’école même si l’on peut considérer cela comme des banalités que l’on rabâche à tout bout de champs. Il s’agit d’œuvrer pour une large prise de conscience de la population comorienne.   L’école occupe une place centrale dans la construction du futur d’une société. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs : elle façonne les citoyens de demain, leur transmet des valeurs, des compétences et des outils essentiels pour s’insérer dans la vie sociale, économique et culturelle. Une éducation de qualité est l’un des leviers les plus puissants pour lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, promouvoir l’égalité hommes-femmes, renforcer la cohésion sociale et assurer la stabilité politique. Elle favorise aussi la compréhension des enjeux politiques et sociaux, encourage la participation citoyenne et contribue à la réduction des inégalités. En somme, l’école est le socl...