(Un article proposé à " La Gazette des Comores qui n'a pas été publié) Je réagis, comme s’il s’agissait d’un droit de réponse, à l’important article de mon proche ami, Mohamed Djalim Ali, publié dans la Gazette du 15/01/2026 et dont le titre : « ce que doit être la diplomatie comorienne : le réalisme comme boussole ». Dans notre monde gouverné par les lois de la jungle, où les puissants agissent à leur guise pour défendre leurs intérêts, s’interroger sur l’orientation de la diplomatie de notre tout petit Etat mérite d’être salué. Djalim a bien raison de lancer le débat. Malheureusement l’objectif poursuivi semble être la défense d’une France qui perd pied en Afrique. La position de Djalim est explicitée clairement. « La coopération franco-comorienne, malgré ses limites et ses déséquilibres, s’inscrit dans une temporalité longue. Elle concerne des domaines structurants : formation des cadres, appui institutionnel, éducation, santé, sécurité, culture, gestion de la diaspora et ...
Je réagis, comme une sorte de droit de réponse, à l’important article de mon proche ami Mohamed Djalim Ali publié dans ALFAJR du 26/11/2025. « Pendant cinquante ans, certains Comoriens ont transformé cette cause nationale (Mayotte) en totem politique, en slogan commode qu’on brandit dans les discours officiels mais qu’on n’accompagne jamais d’une stratégie sérieuse, continue, professionnelle » Car, soutient-il, à juste titre que dire que « Mayotte est comorienne ne suffit plus. » Pour lui l’explication se trouve dans une « PATHOLOGIE DU BOUC EMISSAIRE », le titre de son article. Quel diagnostic pose-t-il ? Il en évoque trois : « - Réduction des problèmes complexes à une explication simpliste : la France est responsable de tout - Indignation sélective, on dénonce la France mais on ne parle jamais des responsabilités des gouvernements - Une diplomatie vulnérable, un nationalisme émotionnel sans stratégie - une absence de vis...